jeudi 1 août 2013

De Ballycastle à Buncrana...

De Ballycastle à Buncrana...
Alors... Ballypatrick Forest avec un soleil magnifique, le pont suspendu de Carrick a rede sous un ciel nuageux, la route pas forcément intéressante jusqu'à Londonderry sous un ciel plombé, un arrêt au broch de Grianan Ailigh sous une pluie persistante et un échouage à Buncrana sous une pluie insistante...
On pourrait faire simple cette journée pour la raconter.
Je ne dirai pas que c'est la meilleure du voyage, loin de là, mais le matin, la Ballypatrick Forest, putain, y a des endroits magnifiques. Je ne suis jamais passé sur une route où coulait naturellement l'eau d'une rivière, dans le cairn de la forêt, je n'avais jamais vu une pierre composée de la sorte au niveau minéral, je n'avais pas non plus vraiment goûté encore aux midges irlandaises et force est d'avouer qu'ils en ont là-bas...
Retour à Ballycastle dans un café à côté de l'auberge de jeunesse, espresso et achat de tartes à la rhubarbe, on file vers Carrick a Rede pour passer le pont suspendu. Je suis un peu déçu par la longueur du pont mais qu'importe, sur l'île qu'il permet de rejoindre, c'est un bonheur de passer un moment avant de voir le flot des touristes se pointer.
Achat de quelques trucs au magasin et café de Carricka-a-Rede, déjeuner sur place avec une balade digestive qui nous conduit de l'autre côté du parking de Carrick, jusqu'à une carrière de calcaire abandonnée...
Jusque là, tout bon.
Et puis vlan. Le climat écossais persistant qui se met de la partie et je dois dire pas trop la peine de balader longtemps dehors même si on a bravé les éléments pour la magnifique vue sur tout le terrain alentour qu'on a depuis Grianan Ailigh.
Il est temps vaincu par la pluie d'échouer dans une étrange auberge de jeunesse qui a plein d'autres cordes à son arc : exposition, formation artistique, accueil de groupe....
Le pub où nous nous plantons ensuite est tenu depuis 1940 par la même famille. Le barman et son frère sont sympas et nous racontent des tas de trucs comme le fait que le dernier nom posé à la prison de Port Arthur soit celui de quelqu'un du coin, que la vieille dame qui vient de rentrer dans le bar est la mère du patron, que 40 pour cent des francophones au Canada sont d'origine irlandaise. Les mecs transformaient leur nom en nom français pour éviter d'être recrutés par les anglais.
Bref.
Dîner dans un restaurant où ma femme a la joie de recevoir en même temps que ses pâtes des frites comme « side-order »
Je ne digère rien. Dernier jour d'épreuve après le faux anniversaire ?
J'ai aussi mon bras gauche en compote (normalement c'est le droit) : soit un faux mouvement en portant la valise.
C'est, remarque, le bon moment pour être crevé.
Il pleut comme vache qui pisse tout demain. On ne va pas faire beaucoup de nature, on va visiter Derry. Après le check-out à neuf heures du matin, on consacrera une journée à la plus ancienne cité fortifiée d'Irlande.
Je gratte les piqûres de midge, je maudis mon estomac et je me souviens à quel point je dois reprendre mes exercices de musculation quand je constate à quel point j'ai eu mal en conduisant et comment la douleur reste.
Pas une mauvaise journée. Juste le sceau du départ qui met la nostalgie.
La page du jour, tiens :
Je ferai la prochaine demain matin.

On doit partir seulement à neuf heures et pour cause d'une caution pour les clés de la chambre à récupérer aux foutues neuf heures, j'aurai le temps, je suppose...

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