mercredi 30 septembre 2009

Un trèfle pour Nicolas Sarkozy

Le texte de la vidéo :

Non, sans déconner. Tu vas vraiment envoyer un trèfle à Nicolas Sarkozy ?
Oui.
Mais je ne comprends pas, tu n'as pas voté pour lui...
Heuuu, je suis écolo, ils ne passent jamais au deuxième tour. Ensuite je suis de gauche, certes. Mais heuuu, comment dire, en ce moment le PS, il me donne pas du tout envie de voter autre chose que blanc au deuxième tour. Et heuu, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir sur Nicolas Sarkozy au sujet de p'tits trucs qui dérange dans l'immigration ou la nouvelle loi sur les sectes ou certains copinages - qui se sont de toutes les manières toujours pratiqués ou bien au niveau de certaines dépenses, eh bien force est d'avouer qu'il ne ménage pas ses efforts pour faire vivre la france au niveau international et se positionner en moralisateur des excès du capitalisme. Ce en quoi, même s'il y a des motivations personnelles, je ne suis pas sûr que d'autres leaders actuels auraient agi autant. Nicolas Sarkozy, il représente la France. Donner de la chance au président, c'est comme donner de la chance à tous les français. Et puis peut-être un sourire. Et je pense qu'on a tous besoin de sourire, d'avoir de la chance et d'apprendre à en donner aux autres.
C'est pas un peu utopiste ? Tu penses vraiment que Nicolas va recevoir son trèfle à quatre feuilles ?
Hé si c'est pas le cas, si la personne chargée du courrier de l'Elysée le garde pour elle, hum. J'en ai un autre pour lui. Pif paf. Dans mon bazar.
On dirait que tu apprécies Nicolas Sarkozy...
Y a des aspects de notre président actuel que je trouve assez fascinant oui. J'aurais à choisir de pouvoir diner avec une seule des personnes du pouvoir en France (média, tout ça), je crois que ça serait en premier Nicolas Sarkozy.
Mais t'es pas vraiment pas un peu trop naïf comme garçon ?
Je pense que le monde a sans doute besoin de plus de gentillesse et de naïf. Pas de béats, hein. De naifs dans le bon sens du terme.

mardi 29 septembre 2009

Non, sans déconner, tu vas pas le faire quand même ?

1 heure 44, le 29... (puis 2 heures 42, parce que y a un bug de logiciel, puis 3 heures 36)

He ben si.
Ici : http://www.youtube.com/watch?v=eyBdaO-w2jU

Sinon, j'ai repris l'aide au devoir de manière active. Et houuuu. C'était bien chaud. J'espère sincèrement qu'on arrivera à avoir un budget, cong. Parce qu'il y avait vraiment vraiment vraiment ce sentiment que le besoin était très grand aujourd'hui et qu'on était à la limite d'être débordé, alors qu'en plus on avait des bénévoles avec nous.

lundi 28 septembre 2009

Nigel Findley rules...

1 heure 25, le 28 / 09
Mes excuses aux non rôlistes...
Je me suis dit que j'allais faire jouer d'abord et avant tout des tas de trucs écrits par lui.
Ca devrait permettre de faire jouer aussi du starwars (sur quelques parties au départ)
De faire du ADD sur du matos qu'il a pondu.
Et d'entamer Harlequin 2 dans pas longtemps ainsi que le scénario Hawaï (puisqu'il y avait de lui dedans).
Mais là, pour l'instant, c'est couvrir les 15 lieux décrits dans Horrors of North America pour Chill, puis de faire le gros scénario inclus dedans et de mixer la sauce avec le Vancouver by Night où se trouvent vampires et loup garous d'un supplément whitewolf.
Ouais, je mixe cthulhu, chill et le monde des ténèbres. Mais y a nettement moins des créatures du premier et du dernier. Dans un des quatre univers créés (lignes temporelles brisées), ils jouent pour l'instant dans le monde où l'inconnu a bien pénétré.
J'aime beaucoup la manière des idées proposées dans ce supplément. Et la méthode à employer par les pjs pour lutter contre l'ennemi. Faut sérieusement, sérieusement causer et trouver des infos avant d'aller au charbon.
Et là, peu importe que je fasse jouer les quatre cavaliers de l'apocalypse (du moins croient-ils ces sots de pjs qu'ils le sont) disposant de deux pouvoirs chacun de la voie obscure.
Peu importe aussi qu'ils aient une sorte de méga-attributs donnant 30 % en plus dans l'attribut concerné (ou 15 dans une compétence en dépendant) et que les jets sous cet attribut soient toujours flip flop.
Peu importe que les pjs (les 28, c'est pas des pédés - mais là en l'occurence y en a plus que 7 dans chacune des lignes temporelles) soignent a priori trois fois plus vite que la normale, parlent 28 langues anciennes ou connues et puissent se relever de la mort (après une convalescence d'une dizaine de jours).
L'opposition dans Chill est à même de presque toujours pouvoir faire connaitre la mort ultime si t'es pas préparé.
Là, ce coup, ci, l'enquête était dans l'île de Vancouver (j'avais offert deux choix aux pjs - une enquête en Californie ou une autre dans l'île de Vancouver)
Dans le contexte que j'ai choisi (qui est celui de Vancouver By Night), il y a une sorte de truc très bizarre qui pèse sur Victoria (la capitale de l'île).
Le voile se déchire, des sorciers sont attirés, les agents de la Save locale essaient de retirer leurs billes.
Nos pjs ont tout de même su se faire quelques alliés ou contacts dans la ville.
Jeremy Denton, grand black spécialiste des armes, langue arrachée. 35 ans.
Charles Woodward, tout p'tit bonhomme d'1,50 m, typé sicilien (malgré son nom de famille) et apparemment compétent dans certaines sciences occultes. 50 ans.
Brian Dunnesmure, anciennement agent de Vancouver. Il a quitté sa femme de 29 ans, une beauté qui trouble un des pjs depuis que Brian lui a montré sa photo. Brian est l'agent qui a rédigé un rapport sur le village des chats, un village peint par Emily Carr et qui l'a poussé à se rendre sur place pour y connaitre la peur de sa vie.
Giulia Carter (du nom du pj principal de ma femme dans une autre campagne dans un monde parallèle), une new age magicienne intéressée par récupérer le sang des personnages et connaissant des légendes sur la créature que les pjs devaient chasser.
Rachid Messaoud, un sorcier marocain venu, d'après une vision de la pj, réveiller une momie. Il lui manquait dans ses composantes le sang d'immortels. Les pjs apprenant par ce monsieur (capable de bien voir les auras) leur statut d'immortels (jusque là ils n'étaient pas au courant) lui ont laissé leur sang en échange du moyen d'éliminer une créature de l'inconnu nommée Bast.
John Ghost, destiné à devenir l'oracle des 28, un voyageur capable de s'égarer sans le vouloir vraiment à travers les courbes temporelles et qui désire cesser de s'éclipser. Il aimerait bien réunir tous les 28 (il suffit simplement de réunir le sang de chacun d'entre eux) pour permettre à ces derniers de se reconnecter et de choisir leur monde (car pour l'instant ils sont séparés), voire de mettre fin à un monde pour recommencer quelque chose de nouveau. Les quatre mondes dans lesquels est projeté John Ghost, sont plutôt quatre temps : 1924 (ambiance cthulhu adventure godsend agenda), 1991 (Torg), 1999 (Chill-Monde des ténèbres) et 4999 (Fading Sun). John peut se déplacer dans les 1924, 1991, 1999 et 4999 de chacun des quatre mondes et puis aussi là-haut, dans la contrée des rêves où se trouve la cité qui attend de recueillir l'essence des 28.
Il semble qu'il y ait aussi un autre cercle de personnages rencontrés dans le scénario d'avant.
Un groupe dirigé par une vieille mystérieuse existant dans quelques cités (sept en fait, dont San Francisco, Victoria ou Vancouver, Darwin, Paris, Prague, Le Caire et Tokyo). Ils étaient quatre. L'un d'entre eux est mort et semble sur le point d'hanter la voiture de son compagnon, "John Doe", un sorcier à la recherche de pierres de l'âme ou de cristaux mitres (des objets décrits dans Horrors Of North America). Les deux autres personnages sont des pnjs apparus voici plusieurs années dans une autre chronique que je faisais jouer à ma femme et cela devrait lui plaire de les retrouver.
Enfin bref, tout ça pour dire, que j'en ai pas fini avec Chill.
Deux twists dans cet univers que j'ai choisi de mener sous le sceau du mystère (les pjs sont amnésiques d'un an et bien paumés par rapport à l'univers), de l'humour (mes joueurs vannent beaucoup et ils ont la malédiction que leurs vannes soient entendues par les pnjs et dites par leurs pjs) et de la quête du pouvoir absolu pour détruire ou sauver un monde qui va mourir le 12/02/2012.
Seront-ils vraiment les cavaliers de l'Apocalypse ? Et est-ce si grave si Apocalypse veut bien dire révélation ?
Et en ce cas, comme ils sont sept et qu'il existe trois autres personnages comme eux dans le monde (la-les vieille(s) et John Ghost ne remplissant que les rôles d'Oracle et d'Ombre chargés de les guider), quel serait le rôle de ces derniers ?
Si famine, guerre, mort et pestilence sont des fléaux que les personnages pourront déclencher ou atténuer, quels sont les trois autres fléaux ? Hein ?

dimanche 27 septembre 2009

Jeu de rôle

2 heures 09, le 27...
- Je me suis amusé à faire des tas d'essais avec un logiciel de création que j'ai récupéré pour mon jeu fétiche et y a pas. Encore cette histoire de syndrôme de niveau 1 et d'impossibilité, avec les règles de base, de créer un personnage "réaliste" au niveau de l'historique. Des personnages qui naviguent dans les ombres et qui ne savent pas un minimum être sportifs, discrets, perceptifs, conduire une voiture, je ne peux pas.
Je n'arrive pas à comprendre le plaisir de certains à créer des sous merdes qui devraient logiquement avoir des compétences qu'ils ne peuvent pas s'acheter au regard du trop chiche nombre de points.
Puis je suis allé au club de la Confrérie des Arcanes pour voir le dynamisme des deux créateurs du club et me rendre compte qu'il y a quand même des trucs qui bougent un peu sur Bourges, niveau jeu de rôle.
Hou. Depuis le temps que j'y suis, c'est bien. Il était temps de rencontrer du monde qui fasse autre chose que du donjon 4.
*- Rzzzz.
- Ouais. Bon. Mais j'ai eu la tête dans le cul aujourd'hui. Et j'ai rien eu le temps d'autre.
*- Deux heures et quart. Va dormir. La nuit est sage vectrice de messages importants.

samedi 26 septembre 2009

Qui sont-ils ?

1 heure 59, le 26
*- Allez qui sont-ils hein ?
- Allez, arrête, tu sais bien que ça serait trop long à décrire. Dans l'absolu, il faudrait que je fasse sur quatre époques : les années 20, les années 90, les années 2050 et les années 2060. Sans compter loin, loin, loin dans le futur. Et loin, loin, loin, dans le passé.
*- Humf. Ben serait temps de t'y mettre enfin.
- Ouais, mais la semaine prochaine, j'ai mon projet trèfles à quatre feuilles pour donner de la chance à ceux qui sont au-dessus de nous. Et ensuite faut aussi que je m'occupe des vidéos de Rome ou d'Australie. Hu. C'est pas si mal que je ne fasse pas le CEL finalement. Sans compter qu'il faut que je range vraiment cette maison et que je décide si je vends quelques bédés ou pas (ce qui va être très long à mettre en oeuvre sur ebay par exemple).
*- Et ta journée ?
- Ho ben boulot le matin avec vidéos pour le boulot, réponses aux gros wouins wouins qui défendent Mahmoud au premier degré (un mec qui est capable de faire le con avec des armes dangereuses mérite d'être lâché par ses potes russes et chinois) même s'il faut quand même être clair, l'Iran est bien dans la merde à cause de l'occident. Puis jeu de rôle le vendredi aprem parce que je sais pas avant combien de mois ça sera à nouveau possible, ça tiens. Partie en tant que joueur trop courte ce soir mais tant pis. Bruno m'a parlé aussi d'un truc pas mal qu'il a fait lors d'un stage à Lyon. Même si c'est facile que certains mouvement soient récupérés par des sectes, je dois avouer que ce qui touche à la télépathie ou à la communication non verbale, c'est bien un de mes dadas.
*- Pfff, t'emploies trop de verbes.
- Bon ben alors, j'vais me coucher.

vendredi 25 septembre 2009

Les cons

Minuit 15...
- Passer pour un con aux yeux d'un imbécile est un délice de fin gourmet.
* - Et ça t'est arrivé plein de fois aujourd'hui, je parie.
- Ma journée vidéo. J'ai bossé des vidéos pour le boulot et je me suis fait tuer comme jamais sur daily motion où en quelques heures, j'ai pu glaner sept notes de 1. Ca ne cesse de me surpendre et maintenant de me faire rire de constater qu'il y a des gens qui prennent mon air au premier degré. C'est assez incroyable. Et qui soient sincèrement énervés par le fait que je fustige quelque peu un type qui a un petit potentiel de gros baisé de fanatique. Mais au final, la connerie, la connerie des gens capables de l'encenser ou de voter pour lui. C'est pas vraiment de la connerie. C'est de la révolte contre l'impérialisme qui les a mis en partie dans la merde et c'est aussi et surtout une inculture casse dominée par une connerie de religion monothéiste.
*- Eh ben quand même.
- Eh ben quand même. Plus le temps passe, moins j'ai de respect pour ce qui rend con les gens. Et quand tu n'inculques qu'une seule religion à un enfant, tu le rends con. Tu lui fermes les autres possibles, en particulier dans une société qui verrouille l'information. Il n'y a rien de pire que de violer la liberté de penser et de transformer un être humain en zombie. Evidemment que le Dieu unique n'est pas le seul pourvoyeur de connerie. La société de consommation est en train de nous tuer bien plus vite. Ce qui est étonnant. A un âge ou l'information peut circuler aussi vite, on pourrait s'attendre à ce que les intelligents fassent assez de boulot pour que les masses s'élèvent. Mais non. Les masses deviennent de plus en plus connes. Il n'y a qu'à voir ce qui est le plus regardé à la télé ou sur le net.
La connerie, ça reste avant tout un manque d'éducation. C'est quand même dommage que dans la vie, il y ait aussi peu de bons professeurs.
*- On est tous con à des degrés divers.
- On est toujours le con de quelqu'un. Ce qui est amusant, c'est de décider de faire exprès à la limite. Celui qui te prend pour un con devient un con à son tour. Il faut bien qu'un jeu de l'esprit puisse permettre de s'élever au-dessus du caca dans lequel on patauge, non ?
*- T'aimerais bien que le monde change, hein ? T'aurais trois voeux, ça serait lesquels ?
- Un upload instantané d'une véritable conscience écologique dans l'inconscient collectif, un éveil spirituel à toutes les formes de spiritualité possibles pour pouvoir faire son choix à l'âge adulte, une véritable moralisation de la manière de gagner de l'argent pour éviter de laisser crever des centaines de milliers de personnes afin de permettre à quelques centaines de salopards de faire des bénéfices iniques.
* - Aaaah, faut vraiment que tu fasses jouer des supermen ayant le pouvoir de changer c'te planète, toi.
- Bah, je vais me contenter de rêver, pour ce soir. Et peut-être de revoir mes cons et moi con (http://www.dailymotion.com/user/ebatbuok/video/xal917_cher-mahmoud_fun) sur dailymotion, tiens.

jeudi 24 septembre 2009

Cher Mahmoud

Ah mon dieu.
Des fois, on se prend à l'aimer Nicolas Sarkozy.

Cher Mahmoud...

1 heure 29...
Pour une fois, y a un truc que je regrette. Enfin pas pour une fois. J'aurais - mettons - cinq pouvoirs à pouvoir choisir dans un putain de jeu de super heros. Je prendrais : parler toutes les langues, télépathie, invulnérabilité, immortalité, voyage spatio-temporel.
Ce que j'aimerais pouvoir mettre des sous-titres en arabe à ma p'tite vidéo du jour :
http://www.youtube.com/watch?v=-7qfkRaz9ck

mercredi 23 septembre 2009

Un monde si parfait

1 heure 20...
*- Et tu es quoi, toi, dans un monde si parfait ?
- Un mec qui guérit et qui a du pognon. Un mec qui a aussi le pouvoir d'être écouté en ce qui concerne le respect de l'environnement. Tu sais que j'ai toujours ce fantasme de faire jouer des sortes de superman dans notre monde moderne, un peu comme dans le jeu de rôle Aberrant, mais moins nombreux les mutants et plus puissants encore dès le départ. Et paf, tu laisses les joueurs décider ce qu'ils font des grands patrons pollueurs, des puissants qui n'écoutent rien, des salopards qui poussent à certaines guerres, de l'OMC, etc, etc...
*- Un peu à la Authority ?
- Ouais, mais sans aucune autre contrainte que d'avoir un putain de pouvoir, de vouloir continuer à vivre sur cette planète et de changer les choses comme on aimerait.
*- Il faut être un as de la géopolitique, de l'économie et de l'histoire pour savoir comment gérer de tels scénarios.
- Et considérer que nombres de personnes essaieraient d'éliminer les dits puissants ou prendraient éventuellement des tas de civils en otage. Mais je pense que je ne vais pas tarder à exploiter cette idée. Ca me titille trop.
*- Ah c'est beau le pouvoir de l'imagination.
- Hé, quand on a que ça. Té, j'ai vu au fait une annonce de ce qui pourrait être un autre club de jeux et de jeux de rôle qui s'ouvre sur Bourges. Une soirée, juste le jour où je suis libre.
*- Eh eh eh... Toujours en quête de nouveaux joueurs ?
- Toujours en quête de bons joueurs qui me correspondent et qui ne jurent pas que par Donjons et Dragons.

Un monde si parfait

1 heure 20...
*- Et tu es quoi, toi, dans un monde si parfait ?
- Un mec qui guérit et qui a du pognon. Un mec qui a aussi le pouvoir d'être écouté en ce qui concerne le respect de l'environnement. Tu sais que j'ai toujours ce fantasme de faire jouer des sortes de superman dans notre monde moderne, un peu comme dans le jeu de rôle Aberrant, mais moins nombreux les mutants et plus puissants encore dès le départ. Et paf, tu laisses les joueurs décider ce qu'ils font des grands patrons pollueurs, des puissants qui n'écoutent rien, des salopards qui poussent à certaines guerres, de l'OMC, etc, etc...
*- Un peu à la Authority ?
- Ouais, mais sans aucune autre contrainte que d'avoir un putain de pouvoir, de vouloir continuer à vivre sur cette planète et de changer les choses comme on aimerait.
*- Il faut être un as de la géopolitique, de l'économie et de l'histoire pour savoir comment gérer de tels scénarios.
- Et considérer que nombres de personnes essaieraient d'éliminer les dits puissants ou prendraient éventuellement des tas de civils en otage. Mais je pense que je ne vais pas tarder à exploiter cette idée. Ca me titille trop.
*- Ah c'est beau le pouvoir de l'imagination.
- Hé, quand on a que ça. Té, j'ai vu au fait une annonce de ce qui pourrait être un autre club de jeux et de jeux de rôle qui s'ouvre sur Bourges. Une soirée, juste le jour où je suis libre.
*- Eh eh eh... Toujours en quête de nouveaux joueurs ?
- Toujours en quête de bons joueurs qui me correspondent et qui ne jurent pas que par Donjons et Dragons.

mardi 22 septembre 2009

Le retour des Chroniques Donjons et Dragons

:)
Je me dis quand même que c'est bien de mettre ça en lien où je peux.

lundi 21 septembre 2009

Haicul

Minuit 44...
Introduire un barde en personnage non joueur, délirer un petit moment sur la poésie elfe et tout ça m'a donné envie d'en faire quelques-uns bien minables cette semaine.
Ca sera peut-être l'occasion de faire quelques pages du jour.
Version cul, si possible.
La poésie, comme le folklore très lié à l'enfance, j'adore détourner ça trash et cul.
Bon. Je reste pas.
Faudrait que je dorme assez tôt.

dimanche 20 septembre 2009

Chair et Sang

1 heure, le 20
C'est pas tant la chair et le sang des personnages joueurs.
C'est la chair et le sang de l'univers qui les entoure. Même si les personnages joueurs sont super balaises, ce qui me plait, c'est la confrontation à la sueur, la misère, la crasse et le sang.
Et ensuite de se retrouver en face de la corruption et de devoir de toutes les manières traiter avec.
Et de posséder énormément d'humour et d'avoir le pouvoir que celui-ci, parfois, transcende les horreurs du réel.
Les personnages ont sauvé des enfants de monstres rien qu'en manipulant à la parlotte l'un d'entre-eux, ont découvert qu'un des monstres n'en était pas un, ont aidé des villageois qui auraient pu être brûlé à d'autres tables et foncent dans la gueule d'un loup qui pourrait être un véritable monstre mais également l'hôte le plus charmant qu'ils auront de leur séjour dans le duché des damnés.
Le duché des damnés, un excellent supplément de campagne et de contexte pour le jeu de rôle warhammer que je recommande chaudement.
Et sinon, je laisse cette haiku qui a fait rire à la portée de ceux qui n'ont pas bu de bière :
Je vais t'enculer
Humf, te bourrer bien à fond
Prends ça, salope.

samedi 19 septembre 2009

Video-Boy

23 heures 47, le 18...

Je fais une redite de ce que j'ai dit dans les pages du jour, mais passons. Ce n'est pas si grave.
http://www.youtube.com/watch?v=2ICMHv2_ZVQ
A côté de ça, quoi ?
J'ai eu une idée à la con, hier, pour sensibiliser le maire mais c'est la semaine prochaine que je me suis décidé activiste poète.
Ma journée ?
Rho, pas grand-chose. Vidéos surtout. Une pour moi et plusieurs pour le boulot. Ch'uis bien embêté, d'ailleurs, pour un des extraits d'un des concerts : les morceaux durent très longtemps.
Je n'ai pas l'oreille assez musicale pour décider où couper. Il faudrait que je me tape le concert une ou deux fois d'affilée et honnêtement, même si c'est pas mal (je ne l'avais pas vu celui là), c'est pas ce qu'il y a de plus facile à écouter sur la durée quand t'as pas une éducation musicale te permettant d'apprécier la performance.
Cela dit, bon, au final, au moins j'ai bossé bien plus que si j'étais allé en gros rien foutre au boulot en attendant enfin que l'aide au devoir reprenne.
Deux coups de fil aussi. De gens qui m'appellent de temps en temps ou me suivent depuis longtemps (surtout sur internet). Et ça, c'est pas mal. Savoir qu'il y a des gens, c'est parfois une motivation pour continuer.
J'ai aussi enquêté sur les Tim Tams. Les Tim Tams, c'est le must du gâteau pour moi. Ouais, mais bon, j'ai été élevé avec aussi. 11 gâteaux dans le paquet (ou 9 pour les doubles couches), c'est la galère à partager à deux. Je cherchais si ça pouvait se commander en ligne. Oui. Mais à un prix relativement prohibitif. Dommage.
J'ai découvert un truc comme ça dans mes recherches.
http://www.youtube.com/watch?v=9MQZX1nLOJ4
Etonnant d'avoir été élevé avec ces gâteaux et de ne jamais en avoir entendu parler.
Mais ce qu'il y a de clair, c'est que je serais dans l'import export, j'exporterais la marque Arnott's et particulièrement le Tim Tam : http://www.arnotts.com.au/our-products/products/arnotts-tim-tam.aspx
Cela dit, je me demande... Si tu n'as pas été élevé avec... Est-ce que c'est aussi bon ?
Est-ce que ce qui est meilleur, c'est ce qui a fait ton enfance ?
Cette possibilité de voyager à travers le temps comme pour la Madeleine de Proust.
Je ne sais pas. Un truc vraiment fabuleux que tu découvres sur le tard peut devenir la meilleure chose que tu aies mangé dans une catégorie.
Mais bon sang.
Si a 50 ans, t'as pas eu l'occasion de manger une fois un Tim Tam, on peut dire que t'as raté quelque chose... :) Hin hin hin...

jeudi 17 septembre 2009

Baileys

23 heures 48...

Je dois encore prendre sur moi d'écrire au maire. Mais je vais y envoyer un trèfle à quatre feuilles pour me faire remarquer et pour espérer que la chance que je vais lui donner se redistribuera sur nous.
Je me suis offert du baileys mardi, j'avais envie de me détendre ce soir. J'ai bu deux verres mais je me demande ce que ça serait qu'une cuite au baileys. Ceci dit, le léger mal au crâne que je ressens après deux verres me dit que ça ne serait pas bon du tout eh eh eh.
Les vidéos ne vont pas reprendre aujourd'hui, j'ai du boulot à faire pour le boulot, en vidéo, justement. J'ai des choses à poster du voyage. J'ai les vidéos de l'autre spectacle aussi à mettre.
Je reboirais bien un autre verre de baileys, tiens.
J'espère qu'on ne reprendra pas encore tous les excercices comme depuis deux ans au théâtre, j'ai envie de plus bouger.
Je vais me coucher plus tôt ce soir qu'hier. C'est vrai que c'est pas con d'avoir ses matinées.
J'ai commandé ce que j'ai économisé en allant pas à Paris ce week-end mais c'est ma femme qui va être contente, ça va lui permettre de reprendre du shadowrun.

mercredi 16 septembre 2009

18 heures 28
Hum. Mercredi.
Et s'il m'arrivait ce qui m'est arrivé dans mon rêve ? Une dernière crise de boulimie et pouf, le pouvoir de soigner.
Dans mon rêve, je soignais un gitan. Pas le mec desespéré, mais le mec qui avait mal et qui n'y croyait pas.
Il y avait aussi cette notion de charisme et d'oser dire ou faire des trucs.Au boulot, sous le couvert de l'association, j'ai écrit au maire. Sans déconner.On manque d'un animateur. On va se retrouver dans la merde au niveau du nombre d'enfants. C'est con pour eux mais ils ne pourront pas aussi bien faire leurs devoirs.
Ceci dit, le président d'El Qantara bosse à l'urbanisme dans la mairie à ce que j'ai compris et aurait une position pas forcément confortable si certaines d'entre nous allaient voir le maire sans lui en référer d'abord.Position de quoi ?
On veut juste demander des sous.
Je sens que ma prochaine semaine va être activiste à ce niveau là. Je n'ai que très peu parlé de mon travail dans mes vidéos ou mes pages du jour. Mais là, en plus, le poste pourrait être pour quelqu'un que je connais bien en plus.Au retour du théâtre, tout à l'heure, je regarderai quelque chose qui me grillera pas l'intellect.
A moins que je ne continue les corrections pour un jeu.Mais c'est de mes mains dont je dois le plus me préoccuper ou de ce qui m'est arrivé dans l'avion ou en Australie.
Il est temps, plus que temps de se choisir encore un autre jour d'anniversaire.Allez zoup. 16 septembre. C'est bien aussi non ?
Demain ne sera que le début d'un autre jour. D'un autre voyage.Je me suis réveillé. Je ne compte pas me rendormir. Il y a des drogues dont je n'ai plus besoin.
Je reprendai aussi les vidéos. Les merdes sur mon PC étaient sans doute dues à une mauvaise mise à jour (bien plantée) du pack office.
Et la première chose que j'écrirai, si je les retrouve, ce sont mes rêves.
Ils sont aussi importants que le fait que le monde m'énerve parce qu'il ne tourne pas juste. Ou que les gens m'énervent parce qu'ils ont un gros balai dans le cul.

mardi 15 septembre 2009

Juste avant mercredi

23 heures 51...
Si le pc ne fait pas le con demain matin, qu'il se comporte comme ce soir, pouf, je reprends les vidéos.
Si Patrick Swayze n'était pas mort, est-ce qu'une vieille copine que je ne peux plus contacter - quoique - aurait eu un sourire de plus ?
Si l'aide au devoir n'a pas le budget, à quel point ça va être difficile de fonctionner à trois ?
Si la mère michèle n'avait pas perdu son chat, est-ce que je m'en serais procuré un à la place de celui de la mère michèle que j'aurais gardé dans ma cave ?
Si deux et deux font quatre, est-ce que quatre fait vraiment quatre ?
Si demain est un jour de tonnerre, est-ce que j'aurai un coup de foudre ?
Si mes rêves ne sont pas notés depuis deux jours, est-ce qu'ils seront moins importants mercredi ?
Si je ne joue pas au loto, est-ce que je serai moins triste que si je joue et que je ne gagne pas ?
Si un autre jour commence à 2 heures et quart ? A quelle heure serait-il souhaitable de ressentir minuit ?
Si je n'étais pas devenu fan de Nigel Findley après sa mort, est-ce que j'aurais acheté certains de mes jeux ?
Si je dépense des sous dans deux choses qui feraient plaisir à ma femme en jeu de rôle, est-ce que je saurai satisfaire aussi mes autres joueurs ?
Il est important de se dire que rien n'existe tant que l'on ne l'a pas rêvé.

Avant mercredi

Minuit 44, le 15
Lever tôt, mais ça, c'est pas grave.Crise de nerf qui entraine crise de bouffe chez moi. Mais ça passera mercredi. Tout passera mercredi.Et, surtout...
Je fais des tartes et de la confiture, donc forcément je me brûle, je me coupe, je perds l'équivalent de 600 grammes de confiture.Je casse l'antenne de ma voiture. Je casse la porte d'une étagère en partant au boulot.
Au boulot, toujours rien à faire (vous allez voir plus loin pourquoi) et grosse ombre d'incertitude sur le boulot d'Omar, voire nos boulots à tous en ce qui concerne le financement.
Le copain d'Horus - Speedou - se paye une dépression depuis que son "pote" est parti. Ca m'embêterait vraiment d'avoir à me débarrasser de la crême qu'est Horus. Mais bon. A la limite, une garde partagée, d'ici quelques semaines...Ou récupérer temporairement leur chat qui a besoin de son pote.
J'entends la voix de ma femme en sortant du boulot, une hallu bizarre. Un peu comme si je m'étais connecté à elle, mais avec l'angoisse de se dire " est-ce que je ne communiquerai pas avec un défunt ?".
L'enregistrement fait pendant les vacances n'a pas marché. Un des câbles péritel du câble fait vraiment des siennes, impossible d'avoir le canal vidéo permettant les enregistrements.
Je dois changer une ampoule qui a pété et un évier semble aussi faire des siennes.
Et comble, parce que le reste, c'est pas grand-chose finalement, je peux gérer, comble donc, mon nouveau PC fait des siennes et déconne et me fait perdre plus de quatre heures de mon temps aujourd'hui et recommencer quatre fois ma page du jour...
Heureusement que ça ira mieux mercredi.
Mais ça doit sans doute être un signe pour que je m'envole sur d'autres territoires.
Je noterai mes rêves demain. J'aurai plus le temps.

lundi 14 septembre 2009

Chill

23 heures 41
Un rêve de fou.
Un retour rapide.
Un hommage à Nigel cet après-midi en se servant du jeu de rôle Chill et de ce qu'il a écrit dedans dans le supplément Horrors of North America comme monde parallèle créé par les personnages joueurs.
Une bonne partie de rigolade.
Horus qui a pris son indépendance, on verra comment Shiva continue à faire le con avec lui.Mais surtout, surtout. O joie, galère de PC qui se "gèle" très rapidement.Et ça c'est bon.Je viens de perdre plus d'une heure. J'ai écrit des trucs dans ce journal ou dans un forum pour rien.Et je ne sais pas si je pourrai faire ma page du jour dans des bonnes conditions.
Hum.Mercredi ça ira mieux. Mercredi.
Bon. Je m'en vais restaurer ce système à un état antérieur. Pouf.

samedi 12 septembre 2009

Prunes.

19 heures 23, le 12...
Houuu. Non, je ne suis pas allé à Paris. J’ai rattrapé le sommeil en retard et j’ai fait plusieurs rêves que j’ai notés ce matin.
Que je rendrai peut-être sur papier tout à l’heure.
A l’analyse, de toutes les manières, dans tous les rêves, il est question d’un processus dans ma psyché qui m’indique comment je suis dans l’idéal, quel idéal serait pour que je sois un être complet. Et sont impliqués dedans : séduction, capacité de conversation, empathie, vol de l’âme (puisque je volais), sociabiliser avec mon groupe de rôlistes, soigner avec les mains.J’avais eu comme projet d’aller à Paris. Mais faut pas déconner. Je n’ai pas forcément dormi tout mon soul dans l’avion et pendant les vacances et deux journées de repos ne font pas de mal pour récupérer du décalage horaire même si celui-ci est déjà encaissé en apparence.En outre, ce n’est pas plus mal de rester avec les parents de Kat, après tout ils ont gardé les chats pendant un an, ça fait moins sauvage surtout qu’on repart demain matin tôt des dioux.En bref, pour résumer ce retour en douceur, eh ben encore Nigel sur un supplément bien foutu qui s’appelle Horrors of North America et puis cueillette des prunes.
Je ne compte pas non plus le fait d’avoir à nouveau hier et aujourd’hui goûter du vrai vin avec André.
Je crois résolument que de plus en plus rien ne vaut le bon cahors pour moi. Cela doit être dû au fait que j’apprécie particulièrement le cépage duquel il est issu : le malbec. Il a une puissance en bouche qui me semble incroyablement plus sympa à maîtriser que les saloperies qu’on fout parfois dans le rosé ou le blanc. Je ne parle même pas des champagnes ou des trucs champagnisés qui sont pour moi une aberration du goût. Le processus de champagnisation et le souffre utilisé corrodent trop les arrière-goûts qu’on pourrait ressentir derrière.
Je sais qu’il y a des amateurs uniquement de vins blancs mais il y a quelque chose de plus artificiel dans le vin blanc et de carrément horrible la plupart du temps dans le rosé qui n’existe pas dans les bons bordeaux ou les bons cahors.
Ouais, j’aurais bien fantasme aussi d’être un bon amateur de vin et de savoir reconnaître même si je n’ai pas le palais pour les apprécier vraiment aussi les bons vins blancs (j’en reconnais certains).
Mais enfin… Du moment que je reconnaisse et apprécie les bons bordeaux et les bons cahors, hein…
Mais je reviens sur la cueillette des prunes. Oh pitin, déjà que ça c’est bien. Je n’ose imaginer l’effet que ça doit être, dans un verger comme celui qu’on a vu à Cape Tribulation dans le Queensland, de pouvoir cueillir des fruits dans cent cinquante espèces d’arbres différents.Des arbres fruitiers.Un jardin ne peut pas être complet sans arbres fruitiers. Et c’est sans doute pour ça que je ne suis jamais dans mon jardin à Bourges. Pas assez de fruits.
Pas assez.
Mangues, papayes, bananes, je vous appelle. J’espère que vous n’êtes pas dans un futur si lointain.

vendredi 11 septembre 2009

Un jour avec Nigel…

19 heures 36...
Le décalage horaire est beaucoup plus facile dans ce sens que dans l’autre.
Mais il n’en reste pas moins qu’il y a quelques effets.
Appétit décalé, envie de vomir, sieste un peu trop prolongée, journée passée à faire la merde. Enfin la merde… La deuxième partie du vol a été - disons - plus rude. Un peu moins de place au niveau des jambes, siège un peu moins confortable, bouffe végétarienne nettement moins bonne (les champignons en boîte, c’est de la merde et des haricots ou du bébé maïs en boîte au p’tit déj, c’est dur). Bref, j’ai mal dormi, j’ai été bien desséché aussi. Une hôtesse à qui je demandais en gros son secret de fraîcheur m’a dit qu’il fallait boire un litre toutes les quatre heures.
Humf. J’ai essayé de me conformer à boire le plus possible et me lever sans déranger la jeune asiatique qui se trouvait à côté de moi, côté allée.
Or donc, comment j’ai passé mon vol ?
Certainement pas à délirer sur l’expérience de la première partie du vol. Un processus qu’il faut laisser mûrir cinq jours, selon mon ressenti, pour revenir dessus.
Non, j’ai continué pendant le vol et aujourd’hui sur ma lancée : avec Nigel.
Or donc, j’ai lu en entier « Out of Nippon » écrit pour Torg, un de mes deux jeux de rôle fétiches (si je dois en garder seulement deux) et bien écrit qui plus est (du moins dans le genre). Une très bonne perspective personnelle d’une scientifique de laboratoire sur la vie au Japon et ensuite dans le royaume de l’horreur d’Orrorsh. De bons personnages à réemployer dans des scénarios. Un bon livre qui aurait pu appeler une suite avec le même personnage principal évoluant de simple scientifique à chevalier tempête.
Décidant de rester buller aujourd’hui, je n’ai pas voulu quitter Nigel et j’ai donc ouvert Horrors of North America écrit pour le jeu de rôle « Chill », le quasi jeu de rôle parfait pour faire jouer tous les genres d’horreurs et en particulier des trucs à la « Supranaturel ».
Ouais, je sais. C’est vieux de plus de quinze ans. Dix-huit dans dans le cadre de ce supplément. Mais encore une fois, rien de ce qui se fait aujourd’hui n’a le parfum ou le charme de ce qui se faisait sans complexe dans les années 90.
Je ne me demande pas sur quels jeux aurait pu écrire Nigel Findley de nos jours. Je l’aurais suivi, je pense, quelles que soient ses création.
Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il comprenait bien les univers qu’il rejoignait par l’écriture de romans ou de jeux de rôle et que pour une première expérience sur la longueur en roman avec lui, je ne suis pas déçu. Je connais mes prochaines lectures romans. En anglais, avec Nigel. C’est juste que pour deux d’entre eux, comme ce sont les 2 et les 5 d’une série de cinq, il va falloir que je commande trois autres bouquins…
Allez, on m’appelle pour manger.
A bientôt Nigel.

jeudi 10 septembre 2009

Aujourd'hui

22 heures 25, le 9...
Déménagement, je dois bouger. Plusieurs choses sont mélangées et réintégrées dans le rêve.
Je suis avec Françoise (enfin, c’est pas très apparent, il n’y a pas Camille, c’est juste que ça a l’air de dater, c’est l’image d’une femme avec moi. Plus grande que Kat, c’est tout).
Il est question d’emménager dans des tours HLM situées juste en face de notre maison. Le décor est clairement celui d’un pays chaud, genre Nouvelle Calédonie.
Je crois que j’ai déjà rêvé d’un building comme ça quand j’étais à Bordeaux, avec des numéros qui ne correspondent pas aux étages.
Notre appartement est gigantesque, c’est le numéro 118, deux fois 56 + 6 (ou quatre fois 28 +6, que signifient les 6, en plus ça).
Je suis accompagné par des enfants avec lesquels je travaille pour monter les escaliers. C’est une sorte d’HLM, tout le monde se connait, se dit bonjour. Ca m’emmerde un peu d’avoir à sacrifier un peu de mon intimité. J’ai pas envie d’avoir souvent du monde qui frappe à la porte.
Mon appartement a les boîtes aux lettres 12 et 13. Il y a des bonbons en forme de serpent et des rasoirs. Je les jette au troupeau de mômes en bas, en leur demandant de ne pas se battre.
En visitant l’appartement, je suis un peu triste. Mais comment va gambader mon chat Karma (si c’est Shiva, je l’appelle Karma. Mais j’ai toujours été un peu triste qu’on prenne Shiva si tôt, je le confonds encore avec Karma en vrai) ?
Je suis dans le salon où se trouve un grand lit. Je dis à celle qui est avec moi que cette fois-ci, on va filer la petite chambre comme chambre d’amis. L’autre grande sera mon bureau et que là où elle veut faire la chambre, ça me semble le salon. Il y a donc déjà trois pièces avec un lit dans cet appart.
Ca sonne à la porte, je suis en caleçon, c’est la femme qui va ouvrir. Je suis un peu gêné à attendre, je remarque les arbres noueux de la terrasse de celui d’en dessous et les arbres aussi qui poussent à côté de l’appartement, le décor semble changer (de à côté plus ou moins de l’école où j’étais et de l’endroit où la mère de ma mère vivait), on passe à un mélange de Vancouver / Canada et peut-être Australie pour les arbres pas loin, pour un quartier assez chic aussi mais avec des aspects de zones à haute circulation aussi.
La femme me dit que la voisine nous souhaite au revoir. Je jette un coup d’œil à la porte et je sors, le décor commence à changer, je suis en face d’une sorte de cul de sac en rotonde… C’est une zone résidentielle, ombragée (alors que le début du rêve est clair, très ensoleillé), cela doit donner pour mon appartement quelque chose situé à flanc de falaise avec un côté en hauteur et un autre sis sur la rue. Je sors en m’inquiétant de savoir si finalement, puisqu’il y a possibilité de faire sortir un chat, il n’y aura pas trop de circulation qui risquerait de l’écraser.
Je suis réveillé. Dur de connaître la fin du rêve. Peut-être moins dur de l’analyser.
Mais plus il y aura d’arbres, de villas tranquilles et moins de circulation, plus ça sera facile de vivre là-bas.
Je revois un autre des rêves de la nuit, où je rencontre une sorte de commis-voyageur. De noir, il deviendra blanc dans le rêve. Il a beaucoup voyagé dans le froid et a tenu le coup par des températures pas possibles parfois en camping. Il est important parce que sa manière de faire, son humour et tout ça, peuvent me servir d’exemple.
Je réfléchis.
La femme qui part et qui dit au revoir, les enfants dont je me débarrasse un peu, le commis qui a tant voyagé, peut-être cette femme avec moi, ils représentent certainement bien plus facilement une partie de ma psyché en analyse classique (ou psychanalyse) du rêve.
Mais il y avait une vibration dans le rêve, une chose en plus. Moi n’est pas que moi. C’est aussi tous ceux que je peux être ou que j’ai pu être.
Des dioux.
Et la certitude, aussi, maintenant que je suis à peu près bien réveillé que le décor aurait sans doute changé pour aller jusqu’à ce que je veux pour moi et mon chat (et là n’oublions pas que j’appelle parfois ma femme p’tit chat, voire presque tout le temps).
Quartier résidentiel tranquille, à côté des arbres, ombragé. Communauté de gens pas chiants mais aidants autour.
De la place pour créer ou travailler.
Houps 22 heures 51. A une heure et demi d’embarquer dans le bus pour aller à l’aéroport, il semble que je ne doive pas tarder à rendre l’antenne.
23 heures 44...
Grmf.
Allez, A dans 28 heures en France… Voire même un peu moins, une fois que nous aurons décollé.
Tadadam.
Et je n’ai même pas acheté un foutu didgeridoo.

Aujourd’hui
13 heures 08, le 10
Un p’tit adieu à Brisbane.
Le temps de se vider plusieurs fois dans l’avion. L’aigle n’aide pas toujours.
J’ai enfin entamé « Out of Nippon » de Nigel Findley écrit pour Torg. Le salopard. Ca se bouffe comme du petit lait.
Je n’ai pas pris la peine, au cours des neuf heures de vol jusqu’à Hong Kong d’essayer de regarder un film. Je me suis contenté de manger mes deux repas végétariens asiatiques (y avait aussi végétarien strict - le choix de ma femme, ou végétarien), de tester leur chocolat (avec marshmallow dedans) et de me payer une des expériences les plus étranges de ma vie.
Mais là, hein… Forcément, on risque de toujours passer pour un dingue.
Ceci étant, voilà la chose.
Les chinois sont en ce moment en train d’étudier un phénomène ovni aperçu voici quelques jours (http://www.20minutes.fr/article/345729/High-Tech-Des-scientifiques-chinois-ont-filme-un-OVNI-pendant-40-minutes.php), hum, et quant à moi, s’il s’agit du fait que des choses pas de cette planète voyagent ici, je songe plutôt qu’il s’agit d’un déplacement « d’état vibratoire » - du genre voyage dimensionnel - plutôt que de voyage à travers l’espace. Ou qu’il s’agit aussi éventuellement « d’échos » sur la ligne du temps.
Bref, je ferme les yeux, et pouf, d’autres images se surimposent sur la réalité que je viens de refermer, je vois une sorte d’alien poser ses mains sur moi. Et ça n’est que le début de quelques images qui concernent des plantes de l’espèce à laquelle appartient l’alien, une sorte de corail intelligent et une sorte de vieux briscard supervisant des opérations.
Des images qui sont certainement celles ressenties par tous les américains qui croient avoir été enlevés ou par tous les croyants qui croient avoir vu des anges.
Mais pas que des images. J’ai reçu comme un choc, une onde me traverser et une « altération » opérer avec des flashs clairs de ce que je devais maintenant faire : ne plus reculer dans ce qui serait ma destinée.
Pures hallucinations, délire schizophrène, acte de foi, imagination débordante, contact avec des esprits, perception d’un possible, qui a raison ?
Qui pourrait infirmer le fait qu’une espèce, sur un autre plan vibratoire, serait capable de se connecter à certaines personnes ou parfois d’apparaitre.
La tête de l’alien n’avait pas grand-chose à voir avec ce que j’ai déjà vu à l’écran ou dans des films, mais on peut dire qu’il y avait une forme humanoïde en jeu.
Peau blafarde, long cou, sorte de voile de peau devant la place de la bouche, deux bras, deux jambes, deux excroissance dans le dos, marques bleues sur le corps, yeux perçants, grande taille, pas de pilosité.
Après la vision, en tout cas, et la certitude d’un changement, l’angoisse s’est relativement éteinte et j’ai pu continuer mon vol relativement tranquille.
Et c’est quoi mon destin, alors, ce pour quoi je suis fait ?
ASV
Art Soin Vision.
Exprimer les visions par l’art, percer des pans de la vérité dans la création.
Soigner les gens.
Voir et transcender. Eventuellement en parler.
Ca semble ridicule ?
Encore une fois. Pas plus que de croire aveuglément en un dogme établi.
Je ne remets pas en question tous les doutes possibles sur l’expérience vécue.
Je dis juste qu’elle a été vécue et que de toutes les manières, par la présente, elle est à même d’affecter ma psyché. Mais sans que ça ne me prenne la tête. Etre contacté par des entités étrangères sur une base régulière, ou m’amuser à contacter anges ou esprits ne m’est pas nécessaire.
Ecrire l’est beaucoup plus et permet au moins autant que les deux choses que je viens de nommer.
A demain.
Etonnamment.

mercredi 9 septembre 2009

Hier.

Hier
12 heures 46, le 9
Ce matin…
J’ai besoin d’un fruit pour aller mieux et fonctionner. Un fruit rare à trouver et à mixer. Un fruit-animal rare. Des sacrifices pourraient être faits pour retrouver ce fruit. Dans le rêve, on finit par en trouver, ce qui n’est pas sans conséquences… En manger me changera, ça fera marcher le moteur intérieur, voyager, continuer à avancer.
Je ferme les yeux. La femme rentre dans le magasin orange une fois le fruit choisi, oui le protagoniste principal du rêve est une femme. Je touche les mains des gens et vois leur futur. L’homme derrière le comptoir est satisfait. Dandruboo est le nom de mon village.
Ce soir.
Balade à Rosa Park ce matin. Pitin, y savent y faire avec les lieux publics et les jardins les salauds. Et les lézards et les oiseaux assurent qu’on a toujours quelque chose de la nature à observer.
Balade à Chinatown, Fortitude Valley et New Farm. On s’est amusé à prendre un chemin de traverse pour passer par tous les quartiers du bord de la rivière, là où il y a les belles propriétés, les riches en retraite tranquille, les femmes désespérément en besoin d’occupation pendant que leur riche mari travaille, des clubs de boules (si, mais je ne sais pas quelles boules).
Au final, un parfum de Vancouver, de San Francisco, une atmosphère clairement anglo-saxonne. Les quartiers résidentiels qui côtoient quelques allées commerçantes, des jardins magnifiques et des maisons tout autant.
Il semble que ma femme préfère au final Vancouver en beauté pure (pour ce qu’on peut aussi trouver à côté).
Je dois dire qu’on a goûté qu’au centre et au « j’ai du pognon et les moyens d’acheter là » de Brisbane, donc le bilan sur la ville n’est peut-être pas totalement objectif.
Et je dois avouer que je reste malgré tout avec un coup de cœur pour Darwin et ses quartiers moins richards et son jardin qui vaut aussi le détour et son marché au bord de la plage.
Il n’y aura qu’à Darwin ou Brisbane, de toutes les manières, que j’aurai trouvé un trèfle à quatre feuilles au cours du voyage.
Bon, sinon, ma femme est en train de se gaver à faire les bagages toute seule pendant que je gère mal de bide et dernier jour avant de changer comme ça m’a été prédit par la foutue machine d’hier.
La dernière soirée a toujours un petit goût amer.
Mais je sais que ce qui sauve le tout c’est que ma femme n’étant pas loin des yeux, loin du cœur, elle va prendre un plaisir immense à retrouver ses chats.
Et moi ?
Mes chats ? Horus ?
Le présent. Juste le présent. Toujours le présent. Demain est un autre jour.
J’ai mal. Mais c’est bon.
Demain je vole.
Après demain, je serai déjà prêt à revenir.
Et tiens, il faudra que je m’enquiers du fait que le téléphone ait été retrouvé. Il me reste 9 minutes de connexion. J’ai laissé mon adresse. On va vérifier.

mardi 8 septembre 2009

Brisbane, 1

22 heures 22, le 7
Qui sommes nous vraiment ?
Cette nuit, j’étais dans le village.
Le village est dans la forêt. La canopée est profonde. Le village est sans doute écologique. Beaucoup de huttes, pas de béton, peu de ciment, une alimentation en énergie que je ne connais pas.
Le village est ce qu’aurait dû être l’intégration de l’homme dans le milieu naturel.
Je ne dis pas que les grosses communautés ne puissent pas trouver des moyens de faire en sorte que tous les hommes s’entendent.
Mais elles sont rares celles qui n’ont pas détruit le site où elles se sont développées.
Le village ne parle pas que d’harmonie entre les hommes.
Le village pourrait aussi être la cité sur laquelle je délire un peu quand je fais jouer (en tant que pure chimère de mon imagination), une cité plus modeste.
Quoique… Des arbres forment peut-être des maisons.
Il est probable que dans le village j’étais une femme. Oui, une femme, et alors… Et dans le village, cette nuit, j’avais enfin ma maison.
Il y a plusieurs années, pas tant que ça, j’ai eu l’image d’une maison dans les bois à laquelle on accède par une route sinueuse en passant par des collines.
Je ne pense pas pouvoir trouver un meilleur endroit qu’une maison à l’ombre de la forêt.
Il y a plusieurs hommes, plusieurs femmes.
Mais si je regarde à l’intérieur, je suis celui des bois. Le ciel, pas facile. La mer, trop malade. Le bord de mer, je n’ai rien contre mais la vue de l’océan tous les matins ne m’est pas nécessaire. Alors que les arbres et la forêt…
Dans le village, j’étais femme et sans doute prêtresse de la cathédrale du vivant.
Anima, je t’appelle, tu es sans doute celle qui manque à l’être que je suis.
Bon, évidemment, tout ce délire est postérieur au rêve fait assez tôt cette nuit où j’ai décidé de ne pas me préoccuper à me réveiller pour noter tout, car il n’y avait qu’une seule chose importante, finalement.
J’étais dans le village (peu importe que je fusse une fille) et j’obtenais enfin ma maison.
Lorsque je ferme les yeux, maintenant que je suis réveillé. Quelques images de Brisbane me reviennent et je me dis qu’il faut que j’aille jeter un coup d’œil au Botanic Garden.

Avant-hier
15 heures 29
Balade ce matin jusqu’au jardin botanique puis route piétonnière et touristique conseillée par le guide du Queensland.
Visite au musée. J’ai manqué engueuler deux gosses qui se foutaient devant les panneaux que je lisais. Pas méchants, les mômes. Mais je ne suis définitivement pas pour que ça galope partout et que ça fasse chier les adultes.
Sérieux, c’était bourré de mômes de plein d’écoles et je dois dire qu’ils se tenaient infiniment mieux que ceux que j’ai eu à Bourges dans le cadre du périscolaire. Mais je reste incroyablement persuadé que de la bonne grosse discipline, ça a du bon des dioux.
J’ai totalement niqué mon potentiel « disque dur interne » avec des images du jardin botanique et quelques idées pour la postérité en jeu de rôle.
Retour à l’auberge à midi.
Puis deux visites l’après-midi, une au quartier chinois dans un premier temps. Et là, bon sang, le paradis : du philippin, du thaïlandais, de l’indien (je n’étais jamais rentré dans une boutique purement indienne) et du tamarin sucré dans une version que je n’avais jamais goûtée jusqu’à présent.
Rebelote à bouger au centre du commerce piétonnier de Brisbane vers les 5 heures, histoire d’acheter quelques cadeaux. Et là, bon sang, on trouve un portable. Liste des numéros du gars qui l’a perdu. J’appelle « Mum ». Répondeur avec un « strong french accent ». Le père rappelle plus tard, je lui donne les coordonnées de l’endroit où on dort.
Le soir, rencontre dans l’auberge de jeunesse avec deux français. Un étudiant en langues, un autre qui a bossé dans l’informatique. Ils ont le visa séjour et travail. Ils ont moins de trente ans et pas vraiment de responsabilités.
Qu’est-ce que j’aurais aimé être moins con toute ma vie, ne pas être bloqué, retenu, prisonnier et pouvoir en profiter comme eux.
Mais tant pis, c’est comme ça comme on dit.
Sinon, épisode 6 et 7 de Heroes vus. Je ne sais pas dans quoi ils s’embarquent mais c’est toujours très dur de tenir un truc quand on joue avec le temps.
Une partie du souffle de la découverte dans la première saison s’est envolé.
Je peux comprendre pourquoi certains ont décroché.
Je sais pas trop encore ce qu’on va faire demain. Je sens bien que ma femme retournerait volontiers au Lone Pine Sanctuary.
Mais soyons sérieux. Il y a quand même des aspects de Darwin que nous devons découvrir, du genre, par hasard le coin un peu des sex shops à côté du quartier chinois.
Techniquement, si tout se goupille bien, on a deux endroits bien distincts à visiter pour faire un panorama assez général et complet du donjon.
Ma femme a pris plusieurs fiches dans un magasin qui résume tout ce qu’il y a à savoir sur les fruits et les légumes qu’on trouve généralement dans les marchés.
Biquette.
Ils ont tous les fruits quasiment au monde, les salopards.
Et quand on aime les fruits comme j’aime les fruits, c’est une raison de plus pour habiter là.
Tout à l’heure, je lirai ce que m’a prédit une machine dans laquelle j’ai foutu quatre dollars pour prédire mon avenir. Une expérience de la synchronisiez sur le moment.
Jamais je ne mettrais de l’argent dans une voyante mais là, pour quatre dollars, ça m’amusait.
Et ensuite je m’endormirai.

lundi 7 septembre 2009

Du 3 au 7

22 heures 22, le 3...
Est-ce que de tout temps le contact avec l’invisible ou les profondeurs du moi a été le fait de personnes qui savaient aussi dessiner, écrire, chanter, danser ou pratiquer une forme quelconque d’art ?
Je songe surtout à tout ce qui pourrait ressembler au fait de tracer des signes. Parce qu’il n’y a pas meilleur moyen, pour mon compte, de réactiver des parties de sa mémoire.
Le rêve de cette nuit, y avait Eric dedans pour sûr et certain.
Y avait aussi une sorte de vaste mangrove, la nuit, avec certaines propriétés envahies et d’autres non.
Sur celle d’Eric, les arbres résistaient assez bien.
Et on revient à mes vieux rêves de résistance où je lutte contre des menaces ou envahisseurs. Toujours se battre, ne pas lâcher l’affaire. Ce qui était différent était sans doute le fait d’avoir un allié.
Psychologiquement, l’allié représenté par Eric est sur plusieurs niveaux. Avoir vraiment retrouvé un ami d’enfance mais aussi avoir domestiqué une sorte de démon intérieur.
Je me concentre pour me souvenir du rêve et une autre image apparait, ch’uis pas certain qu’elle soit issue du rêve : un gros rocher, très gros, une sorte de falaise, la pente pour y accéder est très forte. Un homme y grimpe éclairé par la lune. Il se tient droit au bord de la falaise regardant la mer noire sous une nuit à peine mangée par quelques nuages. Il est de dos, le point de vue se modifie, on passe au profil de cette homme. C’est moi avec des milliers d’échos qui se prolongent presque à l’infini au bord de la plage.
Enfin des milliers d’échos, peut-être qu’il n’y en a que 28, sourire.
Je tourne la tête vers moi. Un sourire qui ferait peur à certains. Plusieurs échos semblent vouloir sauter à l’eau, mais le premier, la source, lève les bras vers la lune et lui demande sa bénédiction. Il s’inscrit un tatouage au niveau du cœur. Un tatouage dynamique composé de plusieurs symboles mouvants.
Cercles et ovales concentriques, une étoile, la figure stylisée d’un ornithorynque, d’un aigle, d’un poisson, d’un ours, d’un arbre, d’une montagne, d’une vague, d’une flamme.
Des branches ou des lianes se nouent autour de ses bras, ressemblant presque à des tatouages, ses habits partent en lambeau. Un grand éclat de rire remplace le vent qui souffle dans les nuages.
L’original se dédouble de l’autre côté. Il se retourne et redescend la falaise laissant une trace indélébile dans l’herbe qui se couche totalement derrière ses pas. Derrière lui au bord de la falaise, des échos restent pour contempler la mer et le ciel, d’autres s’envolent et certains plongent sans doute dans l’eau.
Je revois encore des images de maison ou des marécages de mon rêve. Mais peut-être l’important, était que je fasse venir l’homme au bord de la falaise.
A Thomas…
Je t’aurais volontiers donné plus de nouvelles de mon séjour si les connexions internet étaient faciles et évidentes, mais ce n’est pas le cas.
C’est une horreur comment c’est long. Leur haut débit ressemble à mon bas débit.
Passons.
J’ai envie de vivre dans un pays de langue anglo-saxonne. Pour me faire plus à l’anglais.
Et pour l’instant, je dois avouer qu’au niveau du climat et des animaux aperçus dans la nature, l’Australie est gagnante.
Y a aussi des paysages et des super villes aux states, dont certaines avec des climats qui me correspondent. Mais c’est plus tentaculaire dirons-nous.
Les villes sont plus petites, donc plus faciles, ici, pour l’instant.
Mais j’attends encore de voir Brisbane.

Shit happens
15 heures 45, le 4
Hum. Comment-dire ?
Aujourd’hui, c’est plus que le jour où on a attendu plus d’une heure un taxi à Darwin.
J’ai zappé ce matin la visite du musée de 1770 (je trouverai les informations sur James Cook sur internet).
J’ai décidé de filer vers Bundaberg dans l’espoir de peut-être visiter la distillerie.
Je double un 4X4 jaune qui ne cesse ensuite de me suivre et de me coller au cul. Je loupe une photo avec Brisbane 283 et Bundaberg 28.
J’éclate un pneu dans une descente. Madre de dios.
Eclater un pneu quand t’as oublié un peu comment les changer, ou du moins comment jouer de la manivelle, c’est pas cool, surtout quand tu ne peux pas vraiment t’arrêter en terrain plat.
Bref, je me suis explosé un doigt en dévissant les sécurités du cric et tant bien que mal, j’ai foutu la galette de secours pour nous traîner jusqu’à là-bas.
Plusieurs heures à attendre sur place. Se rendre à une antenne de l’agence de location pour apprendre que c’est mieux si on répare nous-mêmes, ça nous coûtera moins cher, appeler visa Premier à vrai dire pas sur la carter mais pour savoir si c’est bon d’avancer les sous , ne pas avoir internet ce soir, découvrir que les plaques de cuisson ne chauffent pas vraiment, avoir une fin en cliff-hanger sur le dernier épisode de supranaturel remier pour savoir si c’est bon d’avancer les sous, apprendre que notre pneu explosé est super rare, il n’y a plus que sur la gold coast qu’ils en vendent, se tâter pour savoir si on va accepter le pneu de secours proposé par le mécano de Good Year, accepter finalement, glander le temps de la réparation dans Bourbong street, acheter des cds de merde dans un truc qui vend des trucs pas chers, acheter des produits moins de merde dans une boutique bio, boire un excellent café pour une fois, avoir mal au côté parce qu’assis, j’ai toujours mal à un muscle sur le côté, angoisser d’arriver à temps à l’auberge de jeunesse, rouler en partie de nuit sur des routes où des fois les kangourous traversent, louper tous les coins chouettes sur la route, se voir encore refuser la carte bleue (qui ne semble que marcher pour du retrait), être pris près de 20 minutes par les travaux sur la route à la sortie de Bundaberg, manquer se paumer dans la dernière grande ville parce que l’endroit où on se trouve est extrêmement isolé et .
Mais eh, qu’importe. On s’en souviendra de cette journée, du mec sympa de l’office de tourisme, du mec sympa de chez good year, des grosses merdes qu’on a achetées dans un magasin. On s’en souviendra. Et on en rigolera. Dès demain.
Allez, au moins, j’aurais appris que je sais changer une roue de voiture sans trop de problème une fois le tour de manivelle compris.
Demain, c’est Fraser Island. J’espère qu’on va pas s’emmerder.
Retour là-bas…
Hum, je ne sais pas comment est le coin maintenant, mais il y a une balade que j’aimais bien faire quand j’étais môme. Un truc dans la brousse, juste à côté du Val Plaisance. Il faut que je retrouve le nom sur internet.
C’était en partie là le lieu du rêve. On emprunte comme on peut. Tout comme c’était en partie là qu’il y avait plus haut les canons encore exposés et que j’ai vu la comète de Halley.
Dans le rêve, je me vois avec l’envie de sérieusement me faire oublier, de tout foutre en l’air pour dormir tranquillement dans la nature à une heure un peu trop tôt où j’aurais été brûlé par le soleil.
Mais plus encore, il y a un truc qui concerne la capacité à se regarder en face.
Ma mère apparait dans le rêve avant cette scène où je veux me coucher dans la nature et où mon chat (je crois que c’est mon chat, ch’uis plus sûr de ça) me dit fais gaffe quand même.
Elle me dit que quelqu’un se lève vers 10 heures et demi pour manger des trucs dans la cuisine, en gros se faire des tartines pain, beurre et confiture et qu’elle a mis une sorte de marqueur (on est pas loin de l’isotope radioactif) pour savoir qui le fait.
Il se trouve que c’est moi. Ce qui semble impossible parce que je suis réveillé à cette heure là. C’est donc que j’ai la capacité de me dédoubler et que mon autre moi est capable de vivre des choses qui me font envie sans cette crainte de gagner trop de poids (qui reste une de mes phobies acquise dans ma jeunesse, sans doute à cause de mon père et de sa manière de me pincer à table parce que j’étais un peu bouboule).
Moi, caché quelque part, est capable de vivre normalement et de me surprendre.
Moi, l’autre, est capable d’être quelqu’un d’ordinaire sans craintes.
Il y a d’autres images qui me viennent d’autres rêves dans la nuit.
Une petite voiture à la con, voire une mobylette que je conduis jusqu’à une sorte d’énorme chantier où il y a des plongeurs en eau profonde et des pilotes. C’est une sorte de pont qui se construit. Je fais mon possible pour accéder à la salle de cinéma où on explique leur métier aux pilotes…
Il y a aussi une première année d’études en histoire de l’art ou en art et un cours que je ne loupe pas. Nous sommes seulement cinq ou six à y participer ce qui désappointe un peu le directeur de la formation (qui prend la gueule dans le rêve de mon patron actuel).
Je me vois lui demander si on doit engueuler ceux qui ne sont pas venus car après tout c’est quand même un privilège d’être venu.
Des choses qu’auraient été capables de faire l’autre moi qui se révèle en moi.
Plus de liberté, plus de curiosité, plus de sens du devoir également.
Bon sang d’une biquette en bois. C’est un peu comme si j’avais pu observer des parties de ma vie après avoir fait différents choix et ne pas avoir souffert du mal qui a rongé une bonne partie de ma vie…
Sinon, hourg, il pleut comme vache qui pissote. Mais vraiment pas mal. Notre expédition d’aujourd’hui ne semble pas encore compromise. Mais ça se fera avec du mauvais temps. Yéééé. Comme si ça allait nous empêcher de nous amuser, eh eh eh.

Fraser
14 heures 18, le 5
Pas une mauvaise journée. Elle a commencé par la pluie.
Pas facile pour mes démons, mais c’est autre chose.
Pour résumer, nous sommes partis en petit bus 4X4 pour découvrir un lac, une petite zone de rainforest et se rentrer tranquillement. Finalement peu de choses pour 135 dollars par personne. Mais l’occasion de voir un bout de cette île inabordable autrement qu’en 4X4. Le matin, il semble que nous ayons pris le ferry avec la championne australienne de motocross.
Dans le car, il y avait trois allemands, deux canadiens, deux danoises, deux français et quatre australiens, dont un couple bien sympathique (pour le gars) de Brisbane. Un travailleur social que j’ai dû « aider » à finir des bières à midi et à trois heures de l’après-midi;
Hum.
Ce qui m’a laissé légèrement déçu, ce n’est pas de ne pas avoir trouvé un anneau recherché par quelqu’un (et tombé dans le lac - une récompense de 800 dollars), ni de ne pas avoir vu de dingo (les plus « purs » d’Australie), mais c’est juste de ne pas avoir assez goûté Fraser et de m’être endormi sur le chemin du retour (la bière ne provoque aucune griserie ici, faut en boire vraiment beaucoup pour être chauffé).
Nous sommes rentrés assez tôt pour voir la plage de Rainbow Beach (où nous résidons) et goûter à certaines des pâtisseries locales.
Mais une fois le dîner expédié extrêmement tôt (et très long à cuire avec le matos de cuisson de merde ici), c’est un peu la loose sans internet comme on dit.
Il reste toujours la possibilité de socialiser avec les danois ou allemands ou gars de l’Europe du Nord qui sont ici, mais tant qu’à faire, j’aime autant être en Australie pour causer avec des australiens.
Ceci dit, ne soyons pas bégueule. Je pense aussi que ce qui me déçoit, c’est ne pas pouvoir profiter en groupe de cet aspect mystique de découverte de la forêt que j’ai quand je suis tout seul ou juste avec ma femme.
Le lac, à l’heure de pointe, un samedi, était bondé mais a donné l’occasion d’échanger quelques mots avec un britannique exilé sur Brisbane depuis déjà sept ans.
Nous avons aussi commencé la saison 3 de Heroes (en anglais sans sous titre). Bon, à la limite, ils parlent encore plus clairement que dans SuperNatural, c’est plus facile à suivre.J’aurais bien aimé appeler Eric aussi, mais je n’ai pas encore trouvé où était le téléphone.
Il faut aussi que j’appelle ses parents pour convenir d’un éventuel rendez-vous sur Brisbane.
Etrangement, de toutes les manières, la journée d’hier et celle d’aujourd’hui ont un parfum de bout du monde mais aussi de la fin de cette aventure. Aventure. Mort de rire en voyant Adventure Tour sur le bus qui nous a amené à Fraser. Se baigner dans un lac et marcher sur une piste accessible aux handicapés en chaise roulante ou aux aveugles, boire ce qu’on veut de bière ou de vin (j’ai goûté un peu du rouge en cubi, hurg, je reste attaché à notre terroir, hein), avoir de quoi bâfrer comme on l’entend et passer presque tout son temps le cul dans le bus… Nan, faudrait un truc comme croisière plutôt qu’Adventure.
Mais passons. Cet arrière petit goût de « pas à fond » est aussi lié au fait que j’ai besoin d’une dernière expérience mystique ou de guérison pour être totalement à fond pour rentrer.
Je gage que demain soir devrait m’offrir cette occasion.
J’ai eu aussi la sensation il y a quelque temps que je sauverai une personne au cours de ce séjour. Peut-être que ce sera seulement moi tout simplement.
Et que j’attends cet événement avec impatience.

22 heures 21...
Je revois la maison où je suis réfugié, où le protagoniste principal de l’aventure est réfugié, une maison perdue dans les bois, en bois. Il a des trous dans la porte, le flic venu chercher le protagoniste le remarque dans un lit auréolé de lumière alors que la femme qui le cache ne semble pas avoir peur de lui.
Je me revois sortir avec un ami d’enfance, me cacher sous une sorte de rocher, plein de sable s’écroule autour de nous. Dans le rêve, je revis un souvenir. Un souvenir d’une expérience qui n’est pas anodine. Manquer de mourir étouffé mais ne pas avoir peur. Parce que l’expérience vécue se passe au présent mais que le temps ressenti est celui du souvenir.
Il y a aussi l’histoire d’un chat, et là Horus rentre peut-être en ligne de jeu mais je ne sais plus comment.
Il y a également une histoire de résistants, de gens qui ont le pouvoir de manipuler la réalité ou des objets, ça marche avec les couleurs.
Le protagoniste principal est le dernier à fuir le monde réel. Il a besoin de l’aide d’une sorte de voiture jouet qui peu à peu au cours de la fuite se transforme en créature féminine. Il a besoin de rentrer dans une usine pour retrouver une couleur. Il est ami des créatures de l’invisible.
Il n’a pas peur d’avoir été mis dans les bois.
Il n’a pas forcément peur des autres, ceux qui cherchent à reconditionner. Je revois les images de deux personnes capturées, dont un enfant ou un innocent très petit qui ne sait que dire «  bip » et qui est envoyé dans les profondeurs d’une usine où se trouve l’ennemi, avec toutes les chances de se faire repérer mais le protagoniste arrive à le faire taire et sait pouvoir convaincre l’innocent d’utiliser son pouvoir sur l’électricité.
Je revois l’image d’un musée ou le protagoniste principal découvre des objets possédant une âme et dans tous les cas, il s’agit au final d’un farouche désir de ne plus être coulé dans le moule, de savoir, oser mais sans doute parfois se taire, un des crédos de ceux qui pratiquent la magie.
La sensation d’avoir un pouvoir sur la réalité, ou sa réalité, est de plus en plus vivace ces derniers temps. C’est aussi un peu comme si tout était effectivement inscrit dans le temps du rêve et que dans celui-ci toutes les portes fermées dans ce monde ci pouvaient s’ouvrir.
C’est également à se demander qu’est-ce qui est le plus vrai ?
Est-ce que certains de ses souvenirs fabriqués dans le temps du rêve ne sont pas plus forts que la vie réelle.
Ou mieux, ne serait-il pas possible de poser son regard de rêveur sur la réalité et d’apprendre à changer tout ce qu’il est possible de modifier.
Il y a une clé dans des vibrations et des couleurs qu’on ne peut pas ressentir lorsqu’on a les yeux juste ouverts et la vie de tous les jours à se farder.
Il y a un moyen de traverser des frontières et de s’ouvrir à des champs du possible…
Bien sûr la réponse sera que ça a souvent été le lot de tous les artistes et de ce qu’ils donnent à ceux qui reçoivent leur œuvre.
Mais je parle de plus que ça. D’arriver vraiment à passer ou inviter l’autre à rentrer dans le temps du rêve alors qu’il est encore réveillé.
Un ami sûr, des autres qui refusent l’immobile comme moi, une femme prête à me cacher, un innocent que je peux protéger.
Houuu.
Je me dis que si à un certain niveau toutes ces histoires sont vécues par celui qui est mort, il est normal que certains n’aient plus peur et acceptent un autre passage dans lequel ils ont plus d’expériences à ressentir une fois qu’ils se sont nourris du monde réel.
Le sac et le ressac, tu arrives parfois sur la terre de la vie, tu emportes des grains de sable avec toi, tu déposes aussi de la connaissance et tu repars dans l’immortel océan pendant un temps, jusqu’à ce que tu reviennes dans le sable où que tu te fabriques ta propre île ou que tu deviennes parfois pluie.
Bon, c’est pas tout ça, on a des tas de trucs à faire aujourd’hui, alors zoup, tagada, debout…

Avant minuit…
15 heures 35...
On a loupé les dauphins à Tin Can Bay.
On a pas fait le tour pour visiter et goûter les produits aux gingembres dans l’usine de Yalinda.
On a pas vu les ornithorynques à Maleny.
On a pas vu un échidné vivant et sauvage en dépit d’un panneau de mise en garde. On en a vu un mort par contre.
On a pas été déçu de notre cabine dans le campement ce soir, bien mieux qu’un motel.
On a bien aimé balader à Maleny.
On a bien aimé jouer les touristes à Yalinda, ville située dans un royaume où l’on produit du gingembre et de la noix de macadamia.
Beaucoup de noix de macadamia. J’ai goûté je crois tous les parfums auxquels ils pouvaient faire ces noix. J’ai fini par vraiment, vraiment jouer au touriste de base qui achète des conneries : petites peluches, petites pancartes, caramel, pâte de noix, noix, gingembre confit, gingembre en purée.
On a bien aimé les scones aux gingembre avec sour cream et confiture de gingembre.
On a bien aimé les gâteaux de la pâtisserie de Rainbow Beach.
On a bien aimé le paysage sis au nord de Brisbane. La civilisation, le pastoral et quelques coins sauvages qui apprennent à bien se mélanger.
Je n’ai pas aimé qui j’étais aujourd’hui.
Mais c’est tout le rôle d’un processus initiatique, arriver à se dégoûter pour devenir un autre.
Demain, après minuit - heure locale, c’est le dernier jour où nous aurons la voiture. Le dernier. Quel parfum pour le reste du séjour, hein ?
J’ai remarqué un téléphone dans le campement, je me dis que je peux essayer de passer un coup de téléphone aux parents d’Eric.
On est sans doute, de toutes les manières, dans la partie la plus triste du voyage, la fin. Mais ce n’est pas une raison pour se gâcher la vie.

Demain sera un bon jour. Sur tous les plans.
22 heures 20, le 6...
Il y a deux scènes dont je me souviens particulièrement…
Jeune, plutôt riche, avec le pouvoir, en moto, la nuit, malgré la peur que cela pourrait inspirer à certains. Une femme avec moi, toujours en moto, enfin, elle est de temps en temps là. Lorsque nous contrevenons à la loi par le simple fait de notre présence ou de rouler là où il ne faut pas, elle utilise une seringue pour endormir les gens. On endort pas n’importe qui comme ça, sans réfléchir. J’ai eu beau le faire avec un flic (ou du moins le personnage principal du rêve), sa décision de le faire avec une femme rencontrée dans une sorte de parking me fait abandonner cette femme et continuer seul.
Le problème, c’est que je suis maintenant recherché. Heureusement que je peux effacer mes traces, voire un peu changer la mémoire des gens. Mais c’est du maquis, dans une sorte de nuit perpétuelle dont je parle.
Il y a aussi cette étrange domaine, un peu perdu dans une sorte de mangrove, c’est difficile d’y accéder. Une sorte de «  Tour Adventure ». Dans le rêve, c’est Eric qui semble m’y amener. Ce qu’il y a de bizarre dedans cette sorte de ville dans la forêt, c’est de « connecter » les chemins, de se déplacer à travers, de trouver d’autres villages et de savoir aussi trouver comment en sortir.
Le temps n’est plus celui de la nuit noire.
Je vois une grosse réunion d’un tas de personnes dans une sorte de maison où je n’apparais qu’en tant que fils du propriétaire. Celui qui a refait le grenier doit partir, c’est celui qui me plait le plus dans cette assemblée. Une personne avec laquelle j’aimerais garder le contact. Il est question au cours de la conversation du temps, de l’endroit où il faudrait vivre.
Je sais que le lendemain je repartirai à l’école, de jour, dans une sorte de voiture automatique. Ma sœur ou une femme est derrière moi, sur la banquette arrière. Ca ne me gêne pas d’être nu devant alors que le jour se lève. Ca ne me gêne pas de me toucher le sexe.
Ouais, comme si je m’en branlais du jour et du devoir d’aller « étudier ».
J’ai rencontré celui qui fixe les toits, je ne sais pas si j’y ai acquis là la vocation, mais c’est le signe pour partir. J’aurais toujours un contact pour avoir mon toit fixé.
L’endroit où je suis le mieux sera certainement dans la forêt, à comprendre que je peux marcher ou me connecter à des rues ou des endroits qui étaient annoncés comme impraticables autrement qu’en 4X4. Hé. Je suis à pied et j’y arrive.
Bon, 6 heures 36, heure locale…
Les oiseaux doivent faire moins de bruit dehors.
Sur la route à côté, des véhicules passent déjà quasiment toutes les 30 secondes.
Se lever. Découvrir qu’on a une moto pour avancer sur le chemin et qu’on a pas peur des gens. Parce que ceux qui pourraient nous emmerder, il suffit de les « endormir ».

Koalas
14 heures 43, le 7...
La voiture est rendue…
Ma femme a conduit une heure et demi ce matin en grosse agglomération alors qu’elle n’a pas le permis depuis très longtemps.
J’ai appelé les parents d’Eric, mais ça se goupille mal pour les rencontrer si on veut avoir la chance de découvrir Brisbane.
En effet, nous n’avons pas fait grand-chose sur Brisbane pour l’instant. Juste rouler un peu dans l’agglomération, longer la rivière au retour du « Lone Pine Koala Sanctuary » et passer beaucoup de temps là-bas, au milieu des koalas et des kangourous.
Une bonne occasion aussi de voir plusieurs oiseaux. Pas d’échidnés malheureusement, mais trois wombats (et là, je dois avouer que je suis bien content. C’est moins moignon qu’un koala, mais ça me fait bien marrer).
Je ne compte pas le nombre d’heures qu’on aurait pu passer à juste regarder les koalas ou les kangourous. Surtout les koalas. Le zoo de Beauval en a 3. Là, il y en avait 130. Ouais. 130. La plus grosse réserve au monde de koalas. L’assurance de voir toujours certains d’entre eux vifs et alertes. La possibilité de voir des bébés, voire même des bébés dans les poches de leur mère.
Il existe une grosse forme de volontariat, ici, en Australie, et je peux assurer que nombre de personnes enviaient rien que les volontaires qui donnent de leur temps pour cet endroit.
Une sorte de job idéal quand on est amoureux des koalas.
Et très difficile de ne pas tomber amoureux quand on en voit autant. Parce qu’ils sont très marrants à regarder.
Là, je crois de toutes les manières que les mots me manquent pour décrire ce que ça fait de voir les marsupiaux. Il y a quelque chose de vraiment étrange à imaginer ce rapport avec l’enfant dans la poche.
Et si nous nous étions tous développés en tant que marsupiaux, hein ? Et si nous avions tous une poche ? Si l’évolution avait pris un chemin tout différent ?
Je revois le déjeuner dans l’aire de pique-nique devant le Lone Pine et au-dessus de la Brisbane River, les chinois à la table d’à côté qui ont fait cuire des trucs mais ne les ont pas mangé, une boutique de comics sur le chemin dans laquelle je vais avoir du mal à aller à pied, la décision de ne pas sortir ce soir pour rester sur les images de koalas, la séance photo du soir et pour une fois vidéo (et il y en a beaucoup à voir).
Deux millions d’habitants à Brisbane. La moitié en gros de l’Etat du Queensland et un parfum de Seattle et de Vancouver mais avec un climat bien meilleur. Et des koalas. Et des tas de tours à faire dans la nature.
Je maintiens, persiste et signe. La culture et l‘histoire, c’est cool. Mais quand on la compare à la beauté des paysages ou de la nature. C’est directement moins évident.
Et puis les australiens viennent du vieux continent après tout. Leurs ancêtres ont eu l’histoire. Et ils se sont faits également une joie de garder un patrimoine très fertile de leur jeune histoire (on passera sur la massacre des aborigènes et la déforestation - les erreurs du vieux continent au départ, même si la politique des années 50 et 60 fut horrible ici bas).
Bref, je sais aussi qu’il n’en faudrait pas beaucoup à ma femme pour préférer prendre le bus demain et retourner à Lone Pine. Mais non. On va découvrir quand même cette ville. Pour voir, si elle nous donne le même coup de cœur que Vancouver.
A demain.

jeudi 3 septembre 2009

Appeler Ralph (3/09)

21 heures 42
Une maison en hauteur dans une ville au climat chaud. Un peu plus loin le cri constant de certains animaux domestiques.J’ai des chiens qui veulent que j’aille en balade loin avec eux.Je retrouve Horus, il me reconnait et il n’a pas beaucoup changé;Il y a aussi ces paysages de marais et le fait que je règle son compte au vieil homme.J’ai rêvé d’un enfant, d’un homme et maintenant, il s’agit de prendre le pas sur le vieil homme, les vieilles habitudes.Je sais qu’il est aussi question d’un breuvage, d’une boisson un peu mystique, une sorte de bouillie.En dehors du rêve, là maintenant, je me dis que le trésor qui fait 700 grammes dont j‘ai rêvé voici quelques jours, c’est peut-être bien un cerveau.En ce cas, constitue-t-il la bouillie que je dois manger ?J’ai rêvé aussi que je rentrais plus tôt de vacances, juste un peu avant ma maison sur la colline. Je rencontre Hyacine, mon patron qui me dit qu’il est temps que je vienne redonner un coup de main à l’association. Mais je ne suis pas pressé. Je suis surpris d’être rentré plus tôt. Je luis sers une histoire d’enterrement en Indonésie (tout en sachant que je n’ai pas d’enterrement là-bas). On se rencontre dans un centre culturel, une sorte de cinéma qui offre pas mal de possibilités si on prend une carte d’abonné. Je rencontre le patron du cinéma, mais il me manque certains papiers. Je préfère clairement l’option DVD, pourquoi se déplacer à minuit, un peu à n’importe quelle heure si tu peux rester chez toi ?En rentrant dans ma maison, après mon voyage, il y a déjà ma mère. Elle dort dans le lit, place de droite. Ca m’embête un peu de me coucher à côté d’elle, mais j’ai besoin de me reposer et de ne pas retourner de suite au boulot. C’est ensuite que les chiens me réveillent et que je retrouve Horus. Mais pas dans un paysage de la France. Le jardin est tropical, je vous dis.- Ah ah ah. Dormir à côté de sa mère…- Il faut que je règle son compte à un vieil homme je te dis. Et c’est sans doute en partie l’image du père qui vient dans le rêve pour le psychologue primaire. Mais non, si t’es fatigué, si tout le monde a besoin de se reposer, il n’y a pas de mal à être avec la famille.

Appeler Ralph
15 heures, le 3 septembre…
Si je devais résumer la journée en quelques lignes, ça serait :Petit déjeuner rapide avant que les cuisines ne soient ouvertes.Bateau jusqu’à Lady Mussgrave Island, malade comme un chien.Quelques heures passées sur place à faire une visite de l’île, manger sur une plateforme marine, faire un tour en bateau à fond de verre et quelques minutes à nager au-dessus du récif.Retour en bateau, mais moins malade parce que dodo et prise d’un cacheton.Exploration en voiture de la zone où on habite pour trouver des kangourous. Les kangourous furent trouvés.Achat de bières et de Ginger beer dans un « liquor store »Boire pour se remettre de ses émotions, mais pas trop, patraque un peu. Trois épisodes de supranatural sur le PC.Peu de communication avec les gens du site où l’on réside. Dans la cabine France, qui plus est.Mais je reviens sur l’épisode en bateau du matin. J’ai des remontées de mon état. Un bonbon au gingembre censé me calmer m’est resté en travers de la gorge après deux sacs plein de vomi et la bière au gingembre bue ce soir reste en goût et en envie de gerber au fond de ma gorge.Demain, c’est clair, je suis un type débarrassé de certains ennuis de son hernie hiatale (qui fait que je garde jamais l’intégralité de mes repas) parce que j’ai beau avoir l’habitude d’appeler Ralph (une expression australienne pour vomir), je dois dire que ce matin, j’ai crû crever. J’étais nettoyé par le manque de potassium et de magnésium.Ceci dit, pendant quelques heures, j’avais deux supers-pouvoirs : des gens qui s’inquiètent pour moi et la capacité de faire écarter n’importe qui en prétextant que j’allais vomir. J’ai d’ailleurs profité de l’après-midi pour récupérer un sac à vomi laissé sur l’île.J’ai aussi pu goûter Devonshire tea qui se pratique avec des scones, de la crème et de la confiture sur le bateau ainsi que regoûter à un gâteau typique ici utilisant café, chocolat et noix de coco, le « Lamington » (non, c’est sûr que pas ça soit ça, mais faut que je retrouve le nom).Contre très mauvaise fortune, j’ai fait bon cœur ce matin, transformant ce passage en bateau en quête initiatique pour se débarrasser d’un vieil homme avec de sales habitudes.Et l’état dans lequel je suis ce soir me donne envie de refuser de manger quoi que ce soit de trop sucré. Comme si j’avais été gavé à vie. Ce qui est le cas, remarque.Il y avait aussi peut-être une petite notion de « tuer le père » et aussi « d’admiration pour lui » parce que définitivement, je n’ai pas le pied marin et pas d’envie de passer des heures dessus si la côte n’est pas à côté ou si ce n’est pas comme ce qu’on a fait avec Eric, dans un petit bateau.La mer, elle m’a en effet très bien niquée.Elle m’a empêché de bien profiter de la visite de l’intérieur de l’île le matin et de bien observer les baleines également.Mais je savais déjà que mes animaux étaient plus ceux de l’eau douce.Au bruit des vagues qui s’écrasent sur la plage, je continue à préférer celui des cascades ou de l’eau qui coule sur les rochers.Demain, on a pas mal de route à faire, mais j’aimerais bien avoir le temps de visiter une distillerie de leur rhum local et de visiter le tout petit musée de Town of 1770 consacré en grande partie à James Cook.Un marin à assurément admirer.Comme tous les marins. L’en faut des couilles pour tenir comme ça quand ça tangue à rendre malade les 9 dixièmes de la population.

mercredi 2 septembre 2009

Je vole l’enfant
15 heures 45, le 31...

J’ai le pouvoir, oui, assurément. Dans le rêve, dans cette école. Et lorsque l’enfant avec un grand pouvoir apparait, je lui vole son pouvoir en mettant mes mains contre ses joues et ses tempes.
Lever tôt à Bowen. J’ai clairement passé l’âge de partager ma chambre avec des inconnus. C’est pas franchement agréable pour trainer le soir. On fera notre possible pour que ça ne soit pas le cas demain, seul jour où nous n’avons rien réservé.
La journée ?
Route de Bowen à Eungella (ma femme corrigera les fautes). Un gros coup de barre après un arrêt à Proserpine me fait laisser le volant à ma femme qui conduit jusqu’à Finch Hatton pour visiter les Finch Hatton Gorge, un spectacle magnifique qui nous prend trois heures et quart sans qu’on s’en rende compte. J’ai l’occasion de plonger deux fois dans des trous d’eau, d’escalader des rochers au bord de l’eau, d’observer un tas d’iguanes et de remarquer mon premier serpent en liberté du voyage.
L’après-midi, on se pose à l’eco-resort (luxury) de Broken river. La nuit est chère pour notre budget mais l’endroit est magnifique.
Balade dans une rain forest qui nous met une claque à ma femme et moi.
Observation des ornithorynques ( vu un seul dans le noir) et des tortues juste à côté.
Bière en regardant un opossum manger des fruits.
Internet dans un magnifique salon.
Tout le nécessaire pour manger dans la chambre.
Et l’envie de rester jusqu’à dix heures le lendemain matin. Ouille, j’ai mal quand je tape : au doigt où je me suis ouvert avec une huitre sur les rochers.
Bon, bilan : les vacances qui se rapprochent de la fin. Iguanes et tortues vus. Envie de faire dodo. De la brume qui monte derrière ma fenêtre. L’envie d’aller me connecter au salon mais la flemme de me lever. Et un merci à ma femme pour avoir réservé ce bel endroit.
Demain matin on repart essayer d’observer les ornithorynques et on liquide notre heure d’internet.
22 heures 32...
Deux rêves, un concernant une invasion maritime de c’te planète et qui commence comme une partie de jeu de rôle dans laquelle au lieu d’incarner un loup garou comme les autres, je suis un corbeau garou (même si j’aurais préféré être un aigle). J’ai un max en dextérité cela dit et avec ma force et mes muscles, je plie le champion local au bras de fer et également son pote encore plus musclé que lui.
Je me vois également plaider devant la foule dans une sorte de bar, après avoir vaincu les deux costauds qui parlent de moyens de gagner dans leur sport favori. Je plaide pour de la justice et je me rends compte que pas mal de gens sont corrompus, déjà transformés.
La fin du rêve où l’eau déborde, où les ennemis abondent (-des gens transformés par les puissances atlantes de la mer) montrent un humain un peu paumé qui devient roi des atlantes et deux de ses conseillers conspirateurs qui acceptent que les humains soient maintenant épargnés dans une terre à moitié ravagée par les inondations. Je ne compte plus le nombre d’ennemis dégommés en compagnie d’une sorte de petit garou rongeur.
Les atlantes / envahisseurs ont en effet trouvé un banc sur lequel le visage de leur futur roi est marqué.
Il y a aussi un rêve où dans notre cité favorite, peut-être une sorte de Vancouver, ma femme se fait bousculer verbalement par une sorte de gros bonhomme qui lui demandait de le laisser passer. Il prend en pitié que ma femme boude et aille un peu se cacher après sa réflexion et l’invite, nous invite (moi et quelqu’un d’autre avec moi semble-t-il) à venir manger un soufflé chez lui. Il a un chien, vit au rez-de-chaussée d’une sorte de petit immeuble à côté d’étudiantes. C’est un gros bonhomme plein de gouaille prêt à tout pour nous faire goûter son super soufflé et nous parler des délices de vivre dans sa ville.
Dans le premier cas, le truc est : comment vivre après l’invasion, y a des tas d’idées de scénarios possibles sur des cairns garou ou des lieux de pouvoir disparus. Quel sera le rapport avec ceux des océans (et peut-être d’ailleurs).
Dans le deuxième cas, est-ce que le monsieur est aussi gentil que ça (apparemment, oui).
C’est marrant de le voir essayer de rassurer ma femme.

Ma femme m’avait suggéré un titre marrant, mais j’ai oublié.
15 heures 13, le premier septembre.

Pas envie de retourner à la routine.
Mais il faut bien se payer de telles vacances.
Pas envie d’avoir froid.
Que faire peser dans la balance ?
Dieu sait que j’aime le jeu de rôle, mes chats, le théâtre mais voilà : loin des yeux, loin du cœur (sauf ma femme au bout de plusieurs jours).
Ca me ferait quoi d’habiter ici, hein ?
J’ai adoré Eungela - terre des nuages en aborigène. Y avait tout là-bas. Des animaux en pagaille, dont certains que je n’avais jamais vu, de la forêt humide, des ornithorynques, des putains de paysages pastoraux, une emprise mystique dans les bois, une vision ou deux dans les bois, en particulier ce matin.
Bon sang, je m’arrête sur le chemin, shooté par la majesté de l’endroit, réceptif à l’énergie de la terre et je vois apparaitre un totem dans le fond, un portrait, l’équivalent de ce qu’un karadji aurait appelé un mimi. J’ai dû prélever un tout petit morceau d’essence de cet arbre où j’ai eu ma vision. En échange, j’ai voulu laisser un peu de moi. J’ai mes propres rituels, ma propre vision de ce que doit être le shamanisme quand je suis dans les bois. Mais pas envie de me couper et impossible de m’arracher les cheveux. Je pense alors à la plaie que j’ai au pied, je soulève un bout du pansement, du sang. J’en soulève un peu plus deux masses noires prises sous le sparadrap et semblant émerger de ma chair. Elles se nourrissaient, voraces, sur ma plaie depuis déjà un bon moment. Petit instant de panique (une seconde) puis le sang posé sur le tronc, le devoir accompli.
C’est de toutes les manières normal de ramener quelques compagnons lorsque la balade se fait dans les bois et qu’il pleut.
Le fichu « resort » où on se trouvait valait vraiment le coup, même sous la pluie, même sous la brume.
Après tout ce matin, on a quand pu voir deux ou trois ornithorynques et c’est le coin d’Australie où ils sont le plus facilement visible.
Le déjeuner s’est passé aussi à Broken River en compagnie d’une dinde et de magnifiques oiseaux colorés extrêmement peu farouches.
J’étais prêt à passer une heure ou deux de plus là-bas, dans la région d’Eungella, mais ma femme m’a rappelé que nous avions beaucoup de route. Beaucoup.
Et de fait nous n’en avons pas fait beaucoup cette aprèm, nous arrêtant dans la région de Sarina.
Plusieurs arrêts dans cette petite ville, le temps de me faire appeler Darling par la caissière du supermarché, d’avoir des tas d’explications de la vieille bénévole de l’information center (qui prend la peine de nous réserver un motel à 110 dollars sur Sarina Beach), d’acheter à l’information center un ornithorynque sculpté qui vient compléter ceux que j’ai achetés le matin (mais en peluche, pin’s et plastique), de prendre deux bières dans le drive-in liquor store et d’essayer d’aller voir des vieilles roches sur la côte (en vain), nous sommes revenus la nuit bien tombée au motel où nous avions laissés nos affaires vers 17 heures.
Il semble que le coin soit très occupé par des surfers, des travailleurs dans l’industrie de la mer ou de la canne à sucre. Les motels étaient très facilement bondés.
Je passe les petits problèmes de boîte de vitesse, le réservoir d’essence qui fonctionne mieux, l’arrêt à une station où l’essence est plus chère.
Je passe beaucoup de choses en fait.
Je regarde l’espace que nous avons dans ce motel. Nous avons payé deux fois le prix d’il y a deux jours.
Je réfléchis à mes goûts.
Et je me dis que bien utilisé l’argent fait le bonheur. Sans mon demi-salaire cette année, on n’aurait pas pu s’offrir les vacances les plus chères de notre vie et on est bien prêts à recommencer l’expérience.
Je sais que les montagnes que j’ai vues (si on peut parler de montagnes) n’ont pas la majesté de Yosemite ou des Rocheuses, je sais qu’on a vu des paysages superbes au Canada, en Suède ou aux States. Mais ici, il y a autant de beauté (c’est un continent) et le climat qui va avec pour voyager.
Et surtout, véritable cerise sur le gâteau, la nature.
La putain de vie dans la forêt.
Les fichus animaux partout.
Bon bien sûr, il y a la saison des pluies, et les insectes, et les sangsues, et les maladies parfois tropicales, et des animaux qui ne sont pas si sympathiques et une horrible couverture santé ou retraite, et des logements pas toujours cadeaux.
Mais il n’empêche. Marcher par ce climat, ne jamais avoir eu à craindre le froid, avoir eu l’occasion d’en voir autant en si peu de jours, retrouver des racines à travers des choses achetées au supermarché.
Hum.
Est-ce que si ce pays m’appelait je serais capable de tout foutre en l’air dans un premier temps ?
Je me demande de plus en plus.
Bon, bien sûr, il reste la Nouvelle Calédonie. La Nouvelle Calédonie et d’autres bouts de l’Australie, ça, ça pourrait être un autre voyage qu’il est bien.
Même si je me dis que le Queensland a des chances d’être mon territoire favori.
Je ferme les yeux, je revois le visage de bois dans la forêt. Je laisse mon sang sur l’arbre. Je ne tue pas les deux parasites qui m’ont rouvert la plaie. J’ai eu une épiphanie encore aujourd’hui.
Voire même plusieurs.
Demain, bien sûr, ça sera autre chose.
On a plus de 550 kilomètres à faire.
Mais encore. C’est pas dit. Même ce que les australiens trouvent normal ou moche, moi j’aime bien. Y a rien qui m’ait vraiment déplu jusqu’à présent à part les coins où les gens ne préservent pas l’environnement.
Peut-être ai-je aussi une frustration de ne pas avoir pu rencontrer un aborigène avec une « science » et parler de mystères.
Mais y a-t-il besoin de parler de mystères pour être habités par certains des mystères de cet endroit ?
Hu ?

22 heures 30, le 1
Rêve sans doute marqué par l’épisode de Supernatural vu hier. Je revois une sorte de bungalow, il y a même plusieurs bungalows dans une sorte de camping.
Forêt tropicale sans doute.
Je me souviens d’autres images. Ecrire aide le matin.
Un tournage de film en tant que figurant avec l’envie d’en faire plus. Je nage dans la boue avec d’autres personnes pour arriver jusqu’à la plateforme (un gros bungalow) de tournage.
Et puis il y a du théâtre à jouer, sur scène. Des scènes à revoir. Un texte ancien à réapprendre. L’envie de tout changer de coordonner un nouveau spectacle.
La confrontation avec un autre moi-même (mais là le rêve est sur le point de vue de l’observateur)… il ne reste plus grand-chose à l’autre moi-même à part des gâteaux. C’est triste pour lui mais s’il représentait la menace, je sais que peu à peu, maintenant, en écrivant ce matin, il va se dissoudre.
Aucune inspiration par contre dans mon rêve par rapport à un tout petit bout de la bible que j’ai lu hier.
La seule chose utile fut la bibliomancie indiquant quelque chose en rapport avec les aborigènes.
Eux Dieux du « rejeté », ils sont hommes de la terre.
« They God From Outcast. Land For Men.
Je tente de ramener encore des images du rêve mais ne me vient qu’une idée assez con que je n’ai pas mise en explication.
Marqué tous les 28 que j’ai vu (sur l’horloge ou en kilomètres ou en signe) au cours du voyage.
Réveil à 6 heures 28. 28 kilomètres MacKay.
Rha. Tant pis.
Le rêve de cette nuit parlait de toutes les manières de la forte envie de jeter des oripeaux et d’être reconnu. Un classique, je suppose chez moi. C’est l’atmosphère qui ne l’était pas. Peut-être que le mimi aperçu dans la forêt m’aidait.
- Quoi, tu crois vraiment en ça ?
- Quoi ? Des gens croient vraiment au verbiage étouffant, réécrit, manipulé, transformé de la Bible ?
- Humf, toujours pareil.
- Non. Une certitude de plus en plus absolue. Si on cherche la source, il n’y a que deux possibles : soi-même et la nature. Il y a quelque chose dans l’invisible qui filtre dans des lieux plus empreints ou qui permettent qu’on ouvre ses portes intérieures.
- Sa porte intérieure, la porte jaune.
- Ouais. toi-même, parfois, je pense que tu viens de là-bas.
- Eh eh eh…

Lands of roos
12 heures 03, le 2

Ah ben mon vieux. Plus de 500 bornes dans les pattes aujourd’hui.
Ma femme est un peu au tas, on ne va pas bouger ce soir. Mais on bouge tôt demain matin. Une excursion assez bonbon (pour 330 dollars) dans une île.
Il semble que ni au site où nous logeons, ni à l’agence qui organise le voyage on ne connaisse ma carte bleue. Petit instant de frayeur, donc, pour ma femme, qui s’est vue dans le caca sur la fin du séjour.
J’ai décidé aujourd’hui, en roulant sur un tronçon de route particulièrement meurtrier de faire une vidéo appelée FUDFA, une idée que j’avais déjà eue pour un groupe de zik.
Il suffit de filmer un mec faire plotch, ploutch, plitch pendant que la voiture roule. Chaque plitch ou plotch correspondant à l’image d’un bestiau écrasé.
Sans déconner, à un moment, c’était tous les dix mètres.
Je ne calcule plus le nombre de kangourous, wallabies et autres animaux à fourrure que j’ai vus morts sur le bas côté.
Et à côté de ça, justement, zéro, que dalle, pas un, niet, boudin boudin kangourou vivant.
On fera peut-être un p’tit essai demain matin.
Sinon, ce midi on s’est arrêté à Rockhampton, ou du moins dans sa zone commerciale, la capitale australienne du bœuf. J’aurais su avant, j’aurais sans doute poussé jusqu’au centre-ville pour goûter aux cowboys pur jus. Et c’est vrai que le coin est bourré de cowboys qui ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes et dont le plat favori reste le plat australien de base par excellence : le barbecue.
Mais mais mais… On va se connecter sur internet, tiens. Tenter un éventuel billard. Espérer que la chambre dans laquelle on se retrouve (Irlande, alors qu’on aurait dû être en France - les chambres portent des noms de pays, mais peut-être est-ce un signe pour un futur voyage) ne sera pas occupée par deux autres personnes.
Croise, croise les doigts.
Et comme toujours, bien sûr, le fait que 500 bornes de voyage ne soient pas monotones. Non, non, faut voir les distances, les arbres, la beauté de certaines exploitations.
Z’ont l’espace, z’ont 2,5 millions de tête de bétail dans les 250 km autour de Rockhampton par exemple.
Et faut que je continue à flinguer l’autre qui me ressemble dans les rêves, cong.
Qu’il arrête même d’aimer les gâteaux.
Hum. J’espère qu’on pourra aussi voir des kangourous sauvages. C’est quand même un comble dans le pays de ce bestiau d’avoir dû se contenter de la vision de dizaines, voire de centaines de cadavres.