dimanche 10 novembre 2013

Semaine italienne

Jour 2...
Je ne sais plus le nombre d'alertes ce matin.
Plusieurs. A un poil de cul d'être totalement bloqué du bas du dos.
Mais eh.
Pour débloquer, faut marcher, marcher, marcher, chose que je ne peux pas vraiment faire à la maison parce que c'est pas motivant de se taper toujours le même quartier.
Bref.
La quête féline de ma femme a été satisfaite.
La quête du beau, je ne sais pas. Je préfère Venise à Rome pour l'agencement de la ville. Il n'y a pas les ruines romaines ou le Colysée, certes, mais c'est quand même vachement sympathique de se perdre dans le labyrinthe des ruelles, ponts, passages ou ruelles.
On a mangé kasher, dans un restaurant du Ghetto (ou Fonderie en italien ancien et c'est de là que vient le mot popularisé), pas dégueulasse. J'ai manqué être déçu par le second plat mais comme on a partagé moitié – moitié avec ma femme et qu'au final, ça s'est avéré meilleur que ce que je pensais, en dépit du manque de fromage avec les pâtes, pas de déception...
La dégustation de trucs locaux ou pas s'est aussi faite niveau bières : pub avec Kilkenny, Guiness et un truc pression à neuf degrés dans un pub. Et puis un Spritz pour moi alors que ma femme prenait un blanc du crû dans la pizzeria d'à côté. Le spritz, c'est l'apéritif de base des vénitiens, avec du vin blanc du crû, de l'Aperol ou de la Campari, de l'eau de Seltz et une olive.
J'ai demandé au barman comment me procurer un vin quasi illégal ainsi qu'un alcool non local de fruits rouges. Il parlait français, ça a aidé. On verra demain.
La journée a commencé chaud pour finir froide et pluvieuse. Mais pas de regret. C'est tout de même pas l’Écosse... On a eu temps bien plus supportable en novembre à Venise que des tas de journées écossaises, cong.
Si je dois retenir des images de la journée ?
La place Saint Marc... bien sûr, une mendiante qui se fait repousser par un prêtre, le café Florian et ses prix exorbitants, la foule toute la journée.
Le pont de Rialto, pareil, pour la foule et puis aussi le décor.
La traversée du grand canal en vaporetto. Quarante minutes à filer sur l'eau et regarder les palais défiler sous nos yeux avec les gondoliers qui perpétuent une tradition de père en fils semble-t-il (car ne devient pas gondolier qui veut apparemment).
Se poser tranquillement dans un pub ou au restau.
Le chat roux de la galerie d'arts où ma femme n'a pas voulu dépenser 15 euros dans une lithographie.
Le chien dans le bar d'à-côté qui me fait me dire que le chien me manque plus que les chats parce que forcément c'est pas les mêmes rapports. Tu dois plus donner avec un chien, donc ça te manque certainement un peu plus, et ce, en dépit que je préfère les chats.
Trouver deux pâtisseries qui font aussi boulangerie. Le pain aux olives était correct, l'autre, hu... eh bien c'est l'Italie avec du pain plutôt mou et sans sel, hein.
Marcher.
Marcher, marcher, marcher et encore marcher.
Mais au final quand même bien moins que si j'étais en forme.
Et se paumer aussi. Parce que quand même, sans carte précise, Venise, c'est un joyeux bordel.
Un joyeux bordel mais aussi une sorte de paradis du touriste. Non pas une sorte : un paradis.
Il a tout pour lui le touriste : restaurants, musées, attractions, décors, boutiques. Tout.
Le vénitien, je ne sais pas où il fait ses courses par contre. Mais eh, c'est pas grave, je ne suis pas vénitien.
Je me demande combien de temps il faut pour explorer toutes les rues de Venise.
Je ne sais pas.
Bien moins que pour explorer toutes les rues du centre de Paris.
Mais ça n'a rien à voir de marcher dans une ville fermée à la circulation et si proche de l'eau..
Ma femme voulait au départ qu'on y reste la semaine.
Ça aurait été faisable. C'est le temps idéal qu'il faut pour visiter la ville et les îles autour.
Mais eh...
On sait maintenant que c'est une ville accessible sur un week-end de trois jours.
Pas compliqué d'y replonger à l'occasion, n'est-il pas ?
La page du jour :



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