samedi 6 août 2016

Écosse; jour 7

Megaera

Non, tu vois, la journée a été un peu dictée par le climat.
Et moi, j'ai pas à me plaindre, j'ai rejoint mon centre de l'univers à Corrimony, j'ai eu un prénom qui m'est venu (Megaera) et la petite voix qui ne fonctionne que très peu chez moi m'a permis de prendre un petit caillou sur le site avec une forme singulière.
Bon, d'accord, y avait des midges.
Oui, pour sûr, sur la balade après, nous n'avons pas pu nous baigner à la cascade pour oubli de slip de bain (ben tiens) et manque conséquent de soleil.
Mais c'est un coin parfait dans l'univers : accès rapide à de la forêt, une cascade, de très beaux manoirs (dont un que ma femme doit m'acheter si elle gagne au loto) et puis enfin, il y a, on va dire, l'esprit du lieu. Personnellement, je trouve que ça ferait un joli prénom, même si je ne vais pas le dire ici et que je ne parlerai que de Megaera.
J'ai été légèrement déçu par le bar à whisky de Drumnadrochit sur sa carte de menu pour Johan car la qualité des crevettes n'était pas au rendez-vous et les frites ou le pain du burger n'avaient rien d'extraordinaires...
La pluie étant au rendez-vous l'après midi, on a fait la balade près du Loch Ness accessible depuis l'auberge et j'ai eu la joie de laisser tomber mon portable dans l'eau... Enfin, la joie... La moule de cocu que le père de famille de quatre allemands repère le portable dans l'eau une seconde après que je lui ai demandé s'il n'avait pas vu un portable rouge sur son chemin.
Adieu mon portable de deux ans, donc, qui résistait à toutes les chutes. Au moins la carte sim et la carte mémoire sont récupérées, j'ai de la chance dans mon malheur. J'ai un doute sérieux sur les capacités de mon portable à trente euros de fonctionner encore avec de l'eau derrière l'écran...
Je ne saurais te dire plus de choses. Tu te fous de mes problèmes de linge, vu qu'ici il n'y a pas de quoi sécher et qu'il a plu toute l'après-midi.

Quoi ?
Non, je suis heureux mon cochon.
La page du jour :

vendredi 5 août 2016

Écosse, jour 6

T'en veux de l'aventure ?

Ah ben alors, commence avec la nuit pourrie, ma couille. Déjà que c'est pas facile, toujours, une chambre de 10, hein, mais pas facile du tout, tu rajoutes une nana qui se radine avec une quinte de toux qui dure plus de dix minutes, puis un camé qui réveille tout le monde et ensuite la nana malade qui ronfle comme c'est pas possible.
Tu complètes avec un petit vilain de français qui traite les gens de la chambre de fils de putes et qui fait un boucan d'enfer quand il se lève, hu, t'es un peu le tableau de la nuit un peu écourtée et difficile.
Bon, d'accord, derrière, tu pars un peu plus tard parce que t'as décidé de mettre deux livres dans le petit déjeuner de l'auberge et de profiter de ce qu'ils t'offrent.
Ensuite, eh ben, c'est simple, c'est la côte Est du Loch Ness avec des arrêts rigolos... Notamment, un qui nous a pris plus de deux heures pour atteindre les sommets des monts dominants le Loch alors qu'on était partis pour une balade en bord de Loch.
Ah la vache, j'étais grave attaqué en arrivant au sommet sans avoir pris de glouglou... Quand je lui demande « c'était beau, hein ? », Jojo, il répond : « Ouais », ça veut dire quelque chose, non ?
Un incroyable panoramique du Loch et du château d'Urqhart en face.
Ensuite, un arrêt à Inverfarigaig pour un arrêt mangeaille (en compagnie de quelques midges) et une belle balade où bizarrement on s'est retrouvés sur la route (en gros, on s'est paumés un peu comme des couillons même si les indications des chemins étaient bizarres) et où on a bien dû marcher près de dix kilomètres.
Je mets un lien vers un truc qu'on a pas fait entièrement (en anglais)
Je ne saurais te conseiller de prendre une journée, voire deux, pour faire tout ce qu'il y a à faire sur la face Est du Loch.
Un arrêt rapide à Fort Augustus pour voir les écluses et on aboutit enfin à Drumnadrochit, à l'auberge de jeunesse que j'ai pratiquée plusieurs fois mais qui a le tort de ne pas avoir de sèche-linge qui fonctionne.
Le bar à whiskies que j'apprécie tant est fermé (avec tous les festivals), mais Jojo et moi, on a pris une réservation pour midi.
Je te mets aussi (tu permettras) la page du jour :

jeudi 4 août 2016

Écosse, jour 5

J'adore la forêt...

Je vais te dire, mon gars, et on va rester simple. Je suis avec un camarade qui est comme moi. Même goût pour la bière, même goût pour éviter la foule trop nombreuse, même goût pour l'humour.
Y a paraît-il des difficultés pour trouver des âmes sœurs de voyage. Ben, là, tu vois, mon gars, j'avais jamais tenté l'expérience, et je crois que c'est fait.
Même le chat vidéo avec ma femme au sujet de trucs divers et importants était important avec lui...
Gros bisous, ma couille de Jojo.
Un gros bisou aussi à ma femme, Jenny et Aurore. Oui. Si, si, si. Une dédicace à Benoît, David, Cécilia, Catherine et Lynda (même s'ils ne me lisent pas).
Et un chouia de yoyo pour ma mère et ma sœur.
Bon, revenons à nos moutons. Pas violent aujourd'hui, hein. Tellement peu qu'on a finalement moins bougé que ce que j'avais prévu du fait d'un temps relativement maussade.
J'ai kiffé la balade tôt dans la matinée parce que bon... sa mère le cochon d'inde, on était bien dans les grands arbres tous les deux, avec le plus bonus d'un type qui nous explique que s'il y a tant de monde et de bouchons dans le coin, c'est parce qu'il y a un festival de musique qui dure quatre jours et la cerise sur le gâteau d'avoir deux gars qui font du cosplay starwars dans le bois.
Balade sous une grosse pluie le long de la rivière d'Inverness ensuite.
Et, putain de grosse claque encore avec le restaurant le RIVA où, pour 12 livres avec le menu 3 plats, on a mangé comme des rois à midi. Oui, oui, je te le dis, le RIVA (un restaurant italien) est un des meilleurs restaurants de ma vie....
Pour jojo, c'était Fritata (quiche de crevettes comme il appelle ça), poulet pâtes et pancetta et churros au chocolat blanc.
Pour moi, c'était gnocchis au sanglier, penne d'une teneur absolue avec des saucisses piquantes et tiramisu.
Ensuite, bon, le temps de visiter la ville, de régler les problèmes de carte bleue de Jojo, d'acheter quelques bières écossaises dans un magasin spécialisé sur la bière et de faire un chat vidéo avec ma femme. Pouf. On est là.
Si tu me demandes comme tu le fais parfois trois images de la journée, je te donne les cosplayers starwars dans la forêt, l'écureuil sur une route de campagne après la balade en forêt et la balade le long de la rivière.
T'es content avec ça ?
Oui ?
Bien.
Je te laisse.
Non ?
Tu veux savoir ce que je bois ?
Brewdog dead pony, highland IPA et Mamelade on rye, toutes bien dans leur genre... Faut pas croire, l'Écosse est aussi un autre pays de la bière. Un gros pays, même...
Je te laisse sur la page du jour...

mercredi 3 août 2016

Écosse, jour 4

Glenmore

Tu veux cliquer sur le lien en haut ?
Eh ben vas-y, la prochaine fois je passe deux jours dans le coin, cong... On en a profité qu'une matinée en faisant en quatre heures de marche ce qui était facilement prévu en cinq et demie.
Rha putain, mon cochon, les nuages, le soleil, les vallées, les arbres, le lac, les champignons (et même une amanite phalloïde), les arbres encore (nan mais moi j'aime les arbres, tu comprends), la brume, les vues depuis les hauteurs, les midges (bon, ça, ok), la famille canard avec maman et ses trois petits qui s'approchent de nous comme j'ai jamais vu pour des cannetons, la tranquillité tôt le matin, toucher quelques arbres pour lutter contre la fièvre et les maux de crâne dus à l'intoxication...
Si je peux, je te colle des photos...
Hu.
Ah, non... Je peux pas. Mais tu t'embêtes pas, tu fais image dans google, t'es pas couillon, non plus...
Ah manquer d'eau comme des couillons parce qu'on a marché plus que prévu, foirer un repas dans l'auberge de jeunesse parce qu'ils ne proposaient rien le midi.
Et la plage, aussi, même si on a fait qu'y passer parce que le sable était mouillé après la grosse pluie pluie de la nuit et qu'on commençait à avoir grave faim...
Ensuite, Aviemore pour une petite balade dans la ville sous la pluie, un burger au daim (c'est bon , désolé, ma femme si tu me lis) servi par une serveuse aux yeux qui ont étonné Johan (sans doute d'origine polonaise, la blonde), une petite visite à la brasserie Cairngorm pour quelques achats des spécialités du crû, un écureuil qui balade un peu avant la sieste et qui semble bien tout seul comparé au nombre de lapins. Bon sang, mon cochon, il est déjà facilement 16 heures.
Alors paf, le temps de filer sur Inverness, de se pêcho un bon embouteillage (vache, ça coince grave à certaines heures), pour finir dans la student Hostel Youth Hostel, tenue par un manager français avec la moitié facilement des résidents étant français.
Et là ?
Hein ?
Hein ?
Dégustation d'IPA, ma couille...
On a commencé par la Dead Pony de chez brewdog, qu'on connaît déjà sur Bourges.
On continue sur la très classique : Punk IPA (merci aux notes finales de pamplemousse qui permettent à mon compère de supporter l'amertume)...
Et on finit sur...
Ah merde, j'ai pas la bière devant moi. Pas grave le collègue, va la chercher...
La William Joker IPA, dont je ne sais rien mais ce n'est pas grave, c'est aussi ça ce que tu es, hein, l'esprit de l'aventure...
Je te laisse avec la page du jour :

mardi 2 août 2016

Écosse, jour 3 : Hurgl



Alors, euh, bon. Normalement, l'équivalent de deux whiskies et de deux pintes pas fortes, surtout réparti sur plus de trois heures de temps, ça me rend pas malade.
Nuit d'enfer, rêve que je suis poursuivi par un tigre, et pas bien, pas bien, pas bien du tout le matin...
Mais pas bien. J'ai fini après des tas de vomis par comprendre que j'avais plutôt le droit à une vieille grosse et bonne intoxication alimentaire.
J'ai laissé père Johan conduire le matin jusqu'à Blair Castle et ses jardins dans lesquels j'aurais volontiers passé une heure de plus si j'avais été plus en forme.
Je recommande la visite du petit château, notamment pour les trucs les plus impressionnants (collection d'armes, salle de bal, les cornes ou divers objets à priser, des meubles très sympathiques sans compter l'éternel galerie de personnages familiaux... (bonus, il y a de quoi lire en français pour les non anglophones)
Bizarrement, rien sur un éventuel fantôme dans la maison, ce qui est assez rare pour le signaler.
Des deux jardins, en y passant du temps, je pense qu'on a de quoi préférer le jardin d'Hercule au jardin d'espèces d'arbres de trente à 45 mètres.
Mais hein.
Nous sommes arrivés à Glenmore, avec une jolie vue sur le lac et les montagnes depuis l'auberge de jeunesse, mais mon mal de crâne me dit que je profiterai mieux de ça demain.
Ah, et je reste brassé par une nouvelle d'hier qui m'a tenu un peu toute la journée. Mais c'est une nouvelle pour une bonne cause, j'ai pas à me plaindre.
Je vais pas rester longtemps. T'as qu'à y aller toi, au château de Blair. Le manger du midi est correct pour l'Écosse et ce, même, si tu sors d'une intoxication. Johan a pu goûter sa première patate rôtie et garnie et son premier scone.
Ce soir ma femme me ferait la gueule en sachant que j'ai changé un burger végétarien pour un burger au daim.
Mais eh, c'est pas comme si le daim était élevé en usine ici, eh eh eh...
La page du jour, en attendant...
Le site officiel de Blair Castle :
 (désolé, femme, je n'ai pas trouvé un cadeau intéressant dans la boutique du château, même si la ginger beer de quatre heures, non alcoolisée, était quelque chose de cool dans ce genre d'endroit)
Sur ce, je te laisse, on s'est pas emmerdés, on a réservé le mangé le soir aussi ici. Ben oui.
Pas eu le temps de faire les courses...
Oh la grande aventure ;)
Allez, je ne reste pas car la connexion coûte des sous (si si si) et est aussi pourrie que mon état de santé ce matin...


Écosse, jour 2

Le plus important...

Bon, j'attendais un résultat d'examen de ma femme ce matin, je peux te dire que ça m'a un peu brassé mais le plus important est que tout s'est bien passé. Je t'en recauserai le 23 août, parce que j'ai décidé de parler de certaines chose le 23 août et puis voilà.
Mais sinon, eh bien, une excellente journée à plus de 30 kilomètres de marche m'est avis (déjà y en avait quatorze pour l'aller-retour vers le centre-ville).
On a mangé deux fois au restau, on a fait du whisky tasting (un peu cheap au regard du prix sur la quantité de whisky), on a bu trois pintes dans la journée. Johan a pu testé des côtes de porc et du haggis en hachis parmentier et moi le même hachis parmentier et des saucisses des haricots et des frites le soir et on avait faim mon cochon parce que comme je te l'ai dit on a marché.
On a pas osé mettre 72 livres sur un whisky de la maison Tobermory, on s'est rabattus sur un longrow de la région de campbeltown mais tourbé et rond.
Je ne saurais te dire, là, maintenant, tout de suite tout ce qu'on a fait dans la journée : Le royal miles, holyrood, Carlton hill, le scottish national gallery, le parlement écossais, Rose et Prince street, deux pubs et tout ça.
Je garde un souvenir ému de plusieurs tableaux du scottish national gallery (en particulier des portraits ou deux illustrations d'Obéron et de Titania), de la beauté du parlement écossais (rencontre du bois, du ciment, du métal et du verre), de la balade à Holyrood et d'un écureuil sur un pont dans le jardin au pied du château... Avec un peu plus de temps devant moi, j'aurais été arrêté littéralement par la beauté de certains tableaux, mais passons.
J'ai été soulagé, j'ai bien ri, j'ai réalisé ce qui se passait dans ma vie, à quel point il fallait que je sois un artiste. Ma femme va bien du coup puisque les nouvelles sont bonnes.
Hein ?
Quelles nouvelles ?
Dans les pages du jour, c'est marqué au 23 que je parlerai de l'épreuve de ces derniers mois qui est venu clôturer pas mal de mois de galère et j'en démordrai pas de toutes les manières.
Je te laisse d'ailleurs avec la page du jour.
Quoi ?
T'en voulais plus ?
Mais je t'ai dit que ce que j'ai fait : profiter à fond de la ville, du chemin pour aller de la location au cœur du centre-ville, de mon camarade pour tester des directions ou des choses à faire, du savoir de mon camarade pour m'expliquer le nom des plantes.
J'ai apprécié même de rencontrer des chats noir et blanc sympas sur le chemin un peu embrumé du retour.
La seule ombre au tableau, c'est peut-être que j'ai perdu l'appareil photo de Johan hier soir. Mais enfin, ça serait étonnant quand même je trouve (même si tout reste possible, vu mes hautes capacités d'égarement).
Bref, je remercie particulièrement ma femme, Johan et Jenny (ainsi que ma mère) pour avoir participé à cette journée de bonnes nouvelles.


lundi 1 août 2016

Écosse, jour 1

Bien arrivés chez Colette. La chambre est un peu chiche en place, mais Colette est sympa et je sais que si ma femme avait été là, elle aurait kiffé les deux chats et les deux chiens de la maison qui dorment dans la pièce d'à côté.
La douche aussi était bien froide, très froide, très courte.
Le vol était bien long, très long, avec presque une heure de retard pour problèmes techniques.
Mais nous avons pu acheter à manger dans un petit commerce du coin, la fameuse soupe coriandre carotte que ma femme affectionne tant, et des sandwichs déjà tout fait (comme ça peinards).
Johan a goûté à l'Ibn Bar bru et a détesté... Il n'a rien contre les oat cakes ou le cottage cheese.
Nous sommes prêts à affronter Édimbourg demain, sans doute en bus, histoire de ne pas se prendre la tête à se garer en ville.
C'est assez bizarre de s'être retrouvé d'une balade avec le chien ce matin, à un barbecue familial ce midi (avec un excellent vin que j'avais offert au père de ma femme : le vent d'Est) à la longue, très longue, infiniment longue attente à Orly, puis dans l'avion (le temps qu'un problème mécanique soit réglé, puis à l'aéroport d'Édimbourg (parce que bon, mon bagage est parti en soute alors que le même bagage, transporté par Johan, non), puis ici, dans ce petit quartier résidentiel d'Édimbourg que je ne situe pour l'instant absolument pas sur la carte.
Comme d'habitude, je vais rester à l'heure française, ça sera plus facile pour manger aux horaires britanniques.
J'ai un petit coup de fil à passer demain parce que ma femme finit un petit examen, et ensuite eh bien, je ne sais ce que va nous offrir la ville. Pas forcément plus qu'elle ne m'a déjà offerte, mais ensuite les occasions à deux potos ne sont pas les mêmes que tout seul ou en couple.
Voilà ma caille esprit de l'aventure...
Je te laisse avec la page du jour...