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samedi 3 octobre 2015

Dix heures et les deux gars qui avaient peur de l'avion...

jour 8...

La chat descend de la fenêtre devant moi. Un peu plus loin un gars passe la tondeuse... Une Rotten Skull (un american IPA amère et un peu fumée qui est loin d'être du goût de tout le monde) est tranquillement posée à côté de moi.
Et là, la première chose qui me vient à l'esprit c'est d'être sur la scène de San Carlo et de chanter.
Ah quand même...
Une journée un peu bizarre quand tu reviens.
Le matin, tu te lèves, tu te casses les dents sur les horaires de la basilique qui est toujours fermée à neuf heures, tu balades jusqu'à l'ancien cimetière que tu voulais voir depuis le début du séjour mais qui est fermé jusqu'à dix heures. Des rues plus tranquilles, avec moins de circulation, en bout de course des principaux carrefours et là, un mamma te diit «  a la diei » avec les deux mains ouvertes. A dix heures... Tu n'échappes à personne dans le quartier de Sanita et de Fontenelle. A personne. Tout le monde se connaît, se parle et remarque bien les quelques très rares touristes qui viennent dans le coin.
Bon, tu repars alors en pensant que le soir même, finalement, tu pourrais être chez toi.
Adios Naples, sa vue, ses gens, sa gouaille et son bordel vrombissant.
Métro, achat de chausson à la crème, bus, et te voilà à glander une bonne heure ou deux à l'aéroport parce que t'es prévoyant.
Vient ensuite l'avion. Tu te retrouves à côté d'un grand gars de deux mètres, infirmier sur Niort. Un grand gaillard qui a encore plus peur de l'avion que toi. Alors quoi ?
Eh ben tu lui causes. Ben oui.
Tu apprends que sa mère est morte récemment, qu'il est à moitié italien et qu'il revient deux fois l'an pour voir la famille et découvrir des coins d'Italie.
Tu partages avec lui des impressions, des souvenirs, des anecdotes, tu rigoles beaucoup et ainsi tu fais passer ton angoisse de l'avion.
Puis vient le retour. Pain au chocolat chez Paul à Orly en attendant qu'on vienne te chercher. Bon, cette merde. Même pour une chaîne.
Tu apprends que tu pourrais aller à la fête médiévale de Brie-Comte-Robert le soir-même. Mais ta femme est fatiguée. Alors quoi ? Tu balades ton chien que tu as retrouvé et tu te retrouves là, devant cette fenêtre à repenser à cette mamma qui veut t'aider « a la diei » et à cet infirmier qui a tout pour devenir un putain de pote mais dont tu n'as pas demandé le numéro ou le mail, parce que tu sais que ça ne se fait pas forcément de garder contact avec les gens.
Tu ressors quand même de l'avion avec deux films absolument à voir : La Pelle (avec Mastroïani) et « Au nom du père », le film préféré de ta femme, que tu n'as jamais, jamais, vu.
Et tu entends quelque chose, comme un chant de l'intérieur qui pourrait vibrer à l'unisson avec tous ces visages de tous les pays aperçus à l'aéroport ou avec toutes ces personnes à leurs fenêtres ou leurs portes dans les quartiers populaires napoliitains.
Tu gardes une gorgée de bière dans ta bouche. L'amertume qui vient après l'extrême parfum du houblon. Tu repenses à cet allemand avec qui tu as bu un expresso a l'aéroport et qui était bien content de trouver quelqu'un qui buvait l'expresso comme lui : c'est-à-dire sans sucre.
Sans sucre, dans le Sud, c'est pas coutume.
Dans le Nord je sais pas.
Le sucré et l'âcre ou l'amer du café mélangé.
Tu repenses aussi à la discussion sur les vins que tu as eue avec un oncle de la famille de ta femme... Le goût. Le goût des choses vraies et pures. La bière qui sait se faire habiller par le houblon, le vin qui ne serait que d'un seul cépage, le whisky que s'est servi l'oncle, toujours pur.

Pur comme ce qu'il faudrait toujours trouver en soi, dans cet écho, cette lumière de l'intérieur, cette vibration qu'on aurait envie de partager.
La voie et la voix. Deux choses que tu voudrais pures aussi.
La voie (de la tradition et des choses vraies), la voix qui vibre à l'unisson avec tous les visages, la mamma ou le mec dans l'avion... Oui, ça pourrait le voyage...
Un chat, deux chats sont montés à la fenêtre entre temps et repartis.
Le chien couine en bas pour que tu le rejoignes...
Tu te dis que ça n'aurait pas été mal la fête médiévale ce soir, mais que tu en profiteras encore mieux demain...
Les ombres gagneront bientôt plus le ciel...
A quelques kilomètres de là où tu te trouves la ville s'illuminera bientôt.
Tu respires.
Une nouvelle gorgée de bière.
Quelqu'un chante pour toi sur la scène du théâtre de San Carlo (qui donne Giselle, ce soir).
Tu ne lui donnes pas de visage à ce quelqu'un.
Pas besoin.
Il est en toi.
Il est en tout le monde.
Peut-être même qu'on l'appelle esprit de l'aventure...
Non ?

Tu ne crois pas ?

Ah si. Je te colle la page du jour, cong...

vendredi 2 octobre 2015

Mille visages...

Jour 7

Mille visages de Naples. Et des milliers de visages vus dans le séjour.
Alors mille visages, bon, bien sûr, je déconne mais enfin... Il y a vraiment la place dans Naples pour des tas et des tas de quartiers différents et pour se dire : ah pitin, j'ai pas tout fait, j'aurai jamais le temps de tout faire...
Le métro de ce matin nous a amené jusqu'au musée maritime (très petit) et l'ancien couvent / prieuré / chartreuse attenant... Magnifique, belle vue, église absolument incroyable mais énorme bémol, sans visite guidée, on ne fait à mon avis que le tiers. Avoir accès aux salles ou chapelles interdites prendrait certainement plus que les deux heures qu'on y a passé ce matin, mais bazar, ça vaudrait vraiment le coup, à une autre occasion, de se mettre dans une visite guidée pour profiter d'un maximum de choses.
Ma femme a été particulièrement ravie de la balade parce qu'elle a pu caresser les trois chats qui crèchent sur la terrasse et les jardins...
On ne peut pas dire qu'on regrette. L'église était incroyablement décorée, l'exposition de miniatures était excellente et j'ai beaucoup aimé les maquettes de bateaux...
Descente ensuite par des escaliers (nous n'avons pas pris le funiculaire) pour gagner des bouts du quartier espagnol qui n'étaient pas indiqués sur le guide du routard et ses petites cartes qui sont loin d'être exhaustives (on a fait Naples sans carte, on ne s'est jamais rendus à un office de tourisme)...
Là, une petite claque dans une pizzeria en activité depuis 1938 : da Attilio, 17 rue Pignasecca. Un petit restaurant / pizzeria familial avec quasi uniquement des locaux et, pour notre part à tous les deux, de l'excellence dans les assiettes. La grappa que j'ai commandée en digestif était assez copieusement servie et le café,, bien que consommé à table, était à un euro (alors qu'il est généralement plus cher dans d'autres restaurants)... Une jolie visite que celle de ce quartier, je fus relativement fasciné par les triperies, avec la curiosité qui pointe de tester un truc que je n'aime qu'en andouillette, mais bref...
Le clou de la journée fut la visite du théâtre San Carlo, un des plus vieux, non le plus vieux théâtre en activité d'Italie... 6 balcons et nous avons pu nous installer dans la loge royale. Visite peut-être un peu chère pour le temps passé et le nombre que nous étions (mais on peut comprendre que le théâtre se fasse du blé de cette manière parce que les places, elles, sont nettement peu abordables pour un budget moyen)...
Je n'arrive pas bien à trouver ce qu'ils jouent en ce moment mais le décor sur scène avec toutes les statues antiques était fabuleux, quant à la salle de spectacle, huuuuu...
Ensuite, on a fait le bord de mer Napolitain, côté hôtel pour touristes blindés et nous nous sommes risqués à découvrir le castel dell'ovo (gratuit) avec une exposition d'une artiste (que je qualifierais de flambée et cultiste de son ego – puisqu'elle est sa principale œuvre d'art) qui nous a peu convaincus et dans laquelle j'ai retrouvé un peu tout ce qui me fait chier dans les beaux-arts de maintenant : un discours merdeux pour masquer la vacuité du talent... C'est à se demander si le talent de certains n'est pas de coucher ou juste de savoir vendre leurs relatives merdes... Le summum de l'expo étant des polaroïds bien moches aux couleurs passées encadrés dans une salle plus que vide, heu, j'ai donné esprit de l'aventure, j'ai donné parce que j'ai tout regardé...
Le retour fut peut-être un peu long (à pieds) en particulier du fait que notre limite de résistance aux gaz d'échappement fut sans doute atteinte.
Naples, c'est le bordel, c'est joyeux, tout ça, tout ça. Mais au niveau respiratoire, c'est pas tout à fait probant, probant dira-t-on.
J'ai pris plaisir aussi à entendre parler espagnol dans un petit magasin où on m'a refusé un billet de 5 euros (sans doute faux) et à me dire que, pitin, ça ne serait pas dur, avec le temps libre (mais pas les yeux par contre pour lire) dont je dispose pour reprendre un brin d'espagnol et se taper des bases d'iitalien.
Quoi ?
Non, pas de bière encore aujourd'hui... Parce que vraiment, c'est que du basique ici, même dans les bars chics du bord de mer... Ma femme et moi on teste un piedirosso Mustilli.
Et on ne peut pas dire que ça soit dégueulasse... Eh eh eh.
Nous pourrions profiter du breuvage depuis la magnifique vue sur une bonne partie de Naples qui se dévoile au sommet de la terrasse de notre immeuble sis sur une colline, à écouter les clameurs d'un vendredi soir Napolitain dans le quartier de Sanita.
Mais tu vois...
J'aime l'idée d'en profiter avec toi. Vois-tu...
Le vin, que j'encaisse bien moins que la bière, mais à Rome fait comme les romains, pourra peut-être me faire faire des digressions d'ici à ce que je finisse ce message.
Pouf, ma femme me glisse deux noix ramassées dans le jardin de la chartreuse (alors qu'on n'a pas le droit de ramasser des fruits).
Pouf, ils jouent Othello le 8 et 9 octobre à San Carlo.
Pouf, on va regarder les photos du voyage, là... Mais je ne te garantis pas de pouvoir les mettre là.
Pouf, si on revient à Naples, on se dit qu'avril est une bonne saison.
Pouf, faut que j'arrête de dire pouf, c'est ridicule.
Quoi ?
Un regret ?
Eh, on est loin d'avoir tout fait. Peut-être qu'on aurait dû faire qu'une semaine sur Naples... Mais tu vois, je ne crois pas. Parce que moi je préfère les petits villages aux villes. Parce que moi j'aime bien quand il y a un peu de nature (voire même beaucoup). C'est un peu dommage qu'on ait pas fait les catacombes ou le cimetière qui se trouve à côté.
Mais maintenant qu'on connaît un bon endroit où loger sur Naples, éloigné du chaos de la rue, tout en étant au centre-ville, pourquoi se prendre la tête avec ce qu'on a pas fait ?
Les vacances, c'est pour ce qu'on peut faire, pas vrai ?
Je te laisse avec la page du jour :


Une vue sur le Vésuve...
 Le théâtre de San Carlo
 L'église de la Chartreuse
 Les chats de la chartreuse

jeudi 1 octobre 2015

Tu connais la recette du Manhattan ?

Jour 6...

Allez, je te la donne : 4 cl de Rye Whiskey (c'est mieux), deux de vermouth rouge et quelques gouttes d'angostura...
Peu ou prou.
C'est ce qui m'a mis un peu KO en me levant, de nuit (où je perds mes repères à cause de la déficience visuelle), dans le quartier de Vomero pour rejoindre la station de métro de Vanvitelli...
J'aime l'idée du Rye Whiskey. Parce que c'est un truc qui disparaît, comme ces magnifiques photos de Naples et de ses habitants qu'on a vues ce matin dans le magasin d'un musée, une exposition d'un artiste qui a pris des photos, entre les années 50 et 70 je dirais... On n'a pas acheté les photos de l'artiste dans ce petit magasin, mais un vin bio nommé enomao aglianico, fait en hommage à Spartacus (???), encore une chose important, ça, le bio, parce que plus proche de comment ça se passait avant.
Quand tu balades dans une ville comme Naples, passant des quartiers populaires, où même un type te propose du haschich au dessous du quartier de Vomero avec ses très sympathiques immeubles donnant sur la baie de Naples, tu te prends à rêver d'un autre temps, d'avoir vu se figer les années 50 à 70 où tout était espoir et possible et où tout était encore conservé dans les traditions qu'on aurait dû préserver...
Je ne veux pas faire mon vieux con, esprit de l'aventure, mais tu avoueras quand même que la technologie, si elle est utile, j'en conviens, a un peu bouffé le rapport avec les gens, non ?
Je ne crois pas à cette nécessité d'être hyper connecté en permanence. Se réserver un créneau pour le faire dans la journée me paraît bien suffisant et permettrait de vivre un peu comme avant, en rapport avec les gens et ceux de son quartier.
Je regarde ma journée, tu sais... Et je ne saurais que constater une chose : on a rien fait. Oh, non, ce n'est pas la pluie qui nous a gênés ou le fait de rentrer deux fois à l'appartement (après les courses du matin et pour manger à midi). Non. C'est tout simplement que la ville est finalement très grande et qu'il y aurait tant de jours à passer pour explorer toutes ses rues et ses musées et goûter aux ambiances différentes selon les quartiers (là où on réside, je parie que personne ne me proposera du haschich par exemple...
Hein ?
Tu veux que je te cause quand même de Naples ?
Mais qu'est-ce que je peux en dire ?
C'est assurément différentes communautés assemblées selon les quartiers. Je ne doute pas que certains ne sortent jamais de là où ils vivent.
Ce qu'il y a de plus remarquable pour moi, ce sont les petits commerces partout, l'humeur des gens, la folie de la circulation, la difficulté parfois à respirer tant de gaz de pots d'échappement, les voitures toutes éraflées ou cabossées tellement elles ont pris des chocs en se garant ou en se croisant, les chats (on en a vu pas mal aujourd'hui), les chiens (aussi), les églises, les niches qui accueillent partout des images de la vierge ou d'autres saints, le commerce des crèches de noël (il y a une rue entièrement consacrée à ça), les serveurs qui transportent les cafés aux commerçants bloqués chez eux, les petits lieux de paris ou de communauté chrétienne, les églises avec des messes à toutes les heures, les nombreux musées, la mer, les marchés, les portes cochères qui révèlent des anciens palais souvent délabrés mais qui ont conservé un charme indéniable, l'envie que te donne cette ville de te mettre à l'italien ou à chanter, les gens qui te parlent facilement (et pas mal parlent des bouts de français) pour t'aider ou te saluer...
Alors je ne saurais te dire, là, comme ça, mes images préférées de ce jour.
Hein ?
Tu insistes...
Eh bien, je dirais sans doute tout le quartier historique et la via dela Vergini avec tous ses étals...
La manière dont les pâtisseries furent emballées, toujours quartier historique.
Le keubla à qui j'ai filé deux euros, alors que je sais très bien qu'il bosse sans doute pour toute la bande de mecs qui quémandent, mais c'est comme ça, parfois, j'aime bien filer de la thune... Normalement, je préfère les musiciens...
En parlant de musiciens, la rue avec tous les magasins dédiés aux instruments de musique ou celle dédiée aux crèches.
La putain de vue de la baie de Naples depuis le quartier sous Vomero.
Se poser tranquillement dans un petit bar, place des artistes pour s'essayer à un cocktail, parce que bon, la bonne bière, ça se trouve pas ici de toutes les manières (surtout après l'excellence du bar à bière de Salerne).
Être juste ici à t'écrire, mon vieux, depuis le haut de cet immeuble qui domine une bonne partie de Naples avec toutes ses lumières, dont celles du château dans le quartier de Vomero, que j'aperçois depuis l'endroit où je suis assis...
Et encore, mon vieux... On a strictement pas fait grand-chose... Mais sincèrement.
Ok, je sais un peu mieux me déplacer et avec le métro il est facile de ne pas se paumer.
Ok, tu sais que tu ne mourras pas de faim à Naples (partout tu peux trouver une épicerie ou de quoi manger).
Combien de temps ?
C'est quoi cette question ?
Ah oui... Combien de temps pour faire Naples et ses principaux musées ?
Mais au moins la semaine mon bon, au moins la semaine... Et encore, ça ne serait que le début. Quand tu regardes, depuis le sommet de Vomero, Capri se découper à l'horizon, quand tu sais qu'il y a tant de sites à visiter... tant de plats à goûter (ah les étals des tripiers)... Trois semaines ?
Hein ?
Si je pourrais vivre à Naples ?
Deux écueils mon petit gars : mes finances (mais bon) et les gaz d'échappement.
Je dois avouer que mon petit cœur est plus fait pour la nature et les petits villages même si ma petite tête serait accro à tous les pestaks possibles dans une telle ville (si tu as du pognon... Il y a un Carmen, bientôt, entre 400 et 600 euros la place, au théâtre San Carlo qu'on veut visiter demain)...
Quoi ?
Si je quitterai Naples à regret ?
Ben pas forcément mon vieux, pas forcément parce que j'ai appris pas mal sur moi même au cours du séjour... Sur qui j'étais... Un artiste au plus profond de l'âme et un curieux...
Oh oui. Un curieux.
Et un amoureux de l'Italie...
C'est difficile d'ailleurs de comparer l'Italie et les autres pays que j'aime bien.
Pas que l'Italie soit mieux.
Mais l'Italie, tu l'aimes pour la culture et la gouaille...
Alors que les autres pays, c'est pas forcément ces deux choses là... Ça serait plus l'esprit et la nature, tu vois ?
Si tu vois ?
Oh j'espère...

A demain, ma caille, à demain...
Je te laisse la page du jour et trois photos avec le téléphone de ma femme
http://www.lapagedujour.net/octobre2015/deuxoctobre2015.htm





mercredi 30 septembre 2015

41

41...
Jour 5...

Procida, c'est 37, Naples, seulement 4. Ma femme en a vu un de moins que moi. Mais oui. C'est le nombre de chats qu'on a vus aujourd'hui.
Cool, non ?
Hu ? T'es forcément ailurophile comme nous, esprit de l'aventure, forcément. Je ne saurais écrire sans l'ombre de la Déesse, de toutes les manières.
Record absolu de toutes les vacances défoncées...
Autre chose défoncée : une des meilleures pizzas de ma vie et la plus sympa des serveuses au monde (aux petits soins, qui nous apporte une carte de l'île sans qu'on ait rien demandé et qui nous offre une petite liqueur de fenouil (un trait caractéristique de l'île de Procida).
Je ne saurais que te donner un top trois, ce jour...
Pouvoir se baigner dans la mer pour la première fois depuis un paquet de temps, rha la la la...
Un putain de coucher de soleil en quittant Procida, les nuages entourant et encadrant le soleil au-dessus de l'île, je te raconte pas...
La vue depuis le sommet d'une falaise qui donnait sur la baie où nous nous sommes baignés.
Sinon, bien sûr, je peux te citer tellement de choses...
Tous les ports sont sympathiques à voir là-bas et je suppose tous les sommets (on a bien sûr pas pu tout faire, on était à pieds). Ce qui nous a paru bizarre, c'est qu'on s'attendait sans doute à voir plus de nature. Mais il se trouve que Procida est quasiment une île cité... Il y a bien des champs (sur des routes parallèles) mais les routes principales, eh bien, elles se pratiquent beaucoup en partage étroit avec les voitures dans les deux sens, les vélos et les scooters et ce, sans trottoir.
Je pensais aussi prendre un grand bol d'air frais, je dois avouer qu'on a respiré pas mal l'air des mobylettes. Nous avons eu également un peu peur de nos capacités à trouver un truc ouvert pour le midi, paumés que nous étions dans une des baies qui n'avait quasiment plus d'activités touristiques, lorsque nous tombés sur un restaurant de bord de plage à Ciraciello. Grui.
Une serveuse comme je l'ai déjà dit d'une amabilité experte. Je me suis laissé aller à tenter la salade du crû (oignons et oranges) et à faire dans la Caprese (ricotta, champignon, un truc de charcute coupé fin dont j'ai oublié le nom) alors que ma femme sombrait dans la Procida (mozarelle de buffle et petits artichauts)... Rha.
Ensuite, après avoir vu un monsieur tout nu rejoindre sa rouquine, je me suis baigné non loin du monsieur maintenant en slip. J'ai été assez stupéfait par la masse de petits poissons qui venaient dès que j'avais les pieds dans le sable. Il va de soi que le bain s'est fait avec les lunettes de soleil et n'a pas été très long (comme nous n'avons pas pris de crème solaire et que j'ai une peau de rouquin). Bien sûr, j'ai fait comme le monsieur tout nu, vu que j'étais tout seul dans mon coin, je me suis baigné nu (m'est avis la meilleure façon de nager).
Si je venais à fermer les yeux maintenant, je reverrai surtout tous les gens charmants rencontrés aujourd'hui...
La caissière du premier petit bar où on s'est arrêtés, contrite de ne pas avoir de jus de fruit pressé pour ma femme.
Le petit vieux qui sourit en nous voyant caresser une chatte écaille de tortue, un petit vieux qui doit en voir passer du monde dans sa journée avec un chat aussi populaire.
Le chat rouquin sous la chaise d'un restaurant de Marina Coricella (je sais, ce n'est pas un être humain, mais il m'a bien fait marrer celui-là, dans sa concurrence possible avec le chat mis en vedette sur l'île de Mull, le Tobermory cat).
La serveuse du restaurant à midi, une femme douce, j'en suis persuadé.
Le petit vieux dans l'épicerie de tout à l'heure qui me fait tout joyeux goûter son jambon crû et qui nous offre deux verres en plastique pour boire la bière commandée.
Je pourrais aussi te citer des moments :
La vue depuis le sommet de la pointe sud de l'île.
Marina Corricella sous un soleil de plomb, des poissons en pagaille à quelques centimètres du quai, un chat un peu chafouin se risquant sur une barque pour voir s'il n'y a pas quelques chose à grapiller...
Marina Chiaiolella, abandonnée des touristes par cette veille d'octobre où commence la basse saison.
La plage de de Ciracciello / Ciraccio. Rho. Pouvoir se baigner en octobre, quand même, vous vous rendez compte ? En plus avec des messieurs qui se mettent tout nu.
Me faire avoir en commandant une pinte de ce que je pensais être une pisse d'âne juste avant de prendre le bateau, grui... Neuf degrés la bête pour un intérêt somme toute pas terrible. (Remarque la bière d'abbaye d'hier, si elle était meilleure, certes, ne valait pas non plus le détour).
Le pitin de retour de ce soir, avec ce foutu coucher de soleil et moi qui testais ma voix sur le pont du bateau... J'ai un truc à explorer dans deux registres du chant : l'aigu et le grave. Entre les deux, je ne sais pas faire, mais il y a un registre comique à exploiter en chantant des trucs totalement nuls sur un ton un peu lyrique... Enfin bref...
Marcher un brin de nuit sur une rue très commerciale de Naples avant de prendre le métro. Il y a une ambiance différente de celle de notre quartier. Mais Naples vibre définitivement mieux que je ne l'aurais pensé en dépit, c'est vrai, du grand nombre de déchets qu'on peut trouver un peu partout.
Je crois que ça tient à cette épée de Damoclès au-dessus de la tête (un volcan qui peut péter) et puis aussi à l'entraide des gens, solidaires dans le manque de pognon et l'entraide. Je revois encore une de ces nombreuses fenêtres ouvertes sur la rue et une famille de cinq de tous les âges, qui dîne sur une petite table.
Naples gueule, bouge, vibre, s'émeut, s'enflamme avec des filles magnifiques (je maintiens ce que je pense depuis longtemps : les plus belles femmes du monde sont italiennes et je pense qu'elles ont quelque chose de plus à Naples que dans les autres villes que j'ai vues, je ne saurais dire quoi).
Hu ?
Je m'égare ?
Mais bien sûr que je m'égare, comme on aime à s'égarer et se perdre ici. Comme on aimerait faire partie de la communauté tissée dans un quartier. Comme on prend une claque qu'on ne pensait pas prendre. Vraiment. Je préfère l'ambiance du quartier où on réside à Naples à l'ambiance de tout ce que j'ai perçu à Rome, Venise ou Florence... C'est bordélique, puissant, presque dangereux je dirais (quand tu es piéton surtout), mais bon sang, il y a des sourires partout.
Alors tu veux que je te dise ?
Dis à tous ceux qui ont aussi un esprit de l'aventure à qui causer, dis à tes frères, quoi, dis-leur de vanter Naples dans l'esprit des gens qui ne sauraient ou partir. Naples ou plutôt la Campanie.
Dis-leur je te dis.
Oh, bien sûr, je ne doute pas que si j'avais le temps et que j'explorais toutes les régions de France et d'Italie, je ne trouverais pas d'autres endroits à conseiller encore plus.
Mais tu me pardonneras d'avoir l'esprit un peu évanescent ce soir...
Les sourires et la gentillesse de certains ici, l'ambiance qu'il y a entre les groupes de gens, l'énergie dans la parole et l'indolence dans les gestes m'ont convaincu.
Je finis ma journée avec l'envie d'apprendre à chanter et à parler au moins une base d'italien (ainsi que d'espagnol, parce que merde, quoi...)
Je te laisse sur ma page du jour.
Putain.
Premier octobre déjà...


Sur le départ..
La plage de Ciraccio
 Votre serviteur de loin dans l'eau...
 Vue de la marina Corricella

mardi 29 septembre 2015

Pompéi...

Jour 4...



Ah pitin mon vieux...
Ah pitin.
De 9 heures à 15 heures 30, on y a été.
Et je dirais que pour tout bien faire il nous a manqué une heure ou deux.
Ouais mon gars.
Mais attention, hein, pour BIEN faire. C'est-à-dire prendre vraiment son temps. Et ce, sans compter que pas mal de villas sont fermées et qu'une immense partie du site n'est pas accessible.
Je dois t'avouer que j'ai été un peu déçu au début de la visite parce que bon... j'avais imaginé un truc paumé dans la campagne, tu vois, et que je m'étais fait une image mentale totalement différente de la chose...
Bref...
Heureusement que le sentiment est parti assez vite, hein.
Même si c'est frustrant de ne pas pouvoir vraiment explorer toutes les ruines. Mais tu comprends la chose avec le nombre de touristes...
Peut-être que j'étais aussi fatigué parce que j'avais couru le matin pour pécho le train qui était un peu mal indiqué pour le touriste moyen (on l'a pécho à dix secondes près).
Mais je ne vais pas te causer de l'état de mes yeux ou de mon dos, tu en as rien à foutre, dis et tu sais que de toutes les manières je dis copieusement va te faire crotter chez les papous à la douleur quand je suis en vacances...
Bref, bref...
Aaaaah. Tu veux savoir les images que j'ai gardées ?
Eh...
Je peux te citer le bordel qu'on fait à l'envers avec une foule de touristes japonais mitraillant de photos les quelques fresques érotiques ou la villa dei misteri...
Mais je crois que ma claque a été le théâtre. Ah sa mère, pitin. J'ai tenté un bout de déclamation du songe et je dois avouer que le pied serait effectivement de pouvoir jouer un jour dans un amphithéâtre en plein air. Pompéi organise d'ailleurs des événements l'été et on ne peut guère imaginer de lieu plus sublime ou propice...
Les ombres du passé ne sont là que dans les moulages des corps de quelques défunts exposés ici ou là, on ne croise pas vraiment de fantômes parce que la ville n'a pas cette âme : des gens y travaillent, des touristes y passent en pagaille. J'imagine que si un monde des esprits existait, il ne serait là que la nuit pour les quelques chiens errants qui traînent allongés à prendre le soleil dans la journée...
Oui, nous sommes des touristes comme les autres mon brave... Nous avons mangé à la cafétéria du site, nous avons été là au début pour profiter un peu de l'endroit avec un minimum de monde (je n'imagine pas comment ça doit être l'usine en juillet ou en août), nous avons fait les villas que tout un chacun doit faire (et même certaines pas indiqués au bout de routes en cul-de-sac).
Mais mon esprit rebelle m'a souvent fait aller à l'envers du sens de la foule.
A l'envers.
Fantasme de pouvoir voyager à l'envers. Revenir dans le temps, à l'époque où toutes ces personnes vivaient finalement comme nous, avec des maisons organisées un peu comme les villages de maintenant, avec les mêmes commerces, les mêmes problèmes de voirie et ces choses en plus qui font la magie...
Mes yeux ne se sont pas fermés pour regarder le passé. Je n'ai pas eu le temps. C'est un peu la course quand tu sais que tu dois prendre le train.
Bref.
C'était à faire et je te le recommande.
Hein ?
Trop simple pour toi ? Pas assez l'aventure ?
Oh, tu sais... Ne me regarde pas comme ça. Je fais avec mon âge et mon petit handicap. J'aurais bien voulu grimper l'escalier roulant dans le métro tout à l'heure, mais non, tu vois, je connais mon dos et je lui ai laissé une petite pause avant d'attaquer les rues très... euh... rock'n roll de Naples. Ah pitin la circulation ici, mon vieux, là, oui, c'est de l'aventure. Même d'être simple piéton.
On loge au sommet d'une tour isolée sur un chemin privé avec une magnifique vue de Naples. Eh ben, il nous suffit de descendre pour être au cœur d'un quartier populaire sans l'ombre d'un touriste.
J'ai adoré faire les courses dans tous les petits commerces tout à l'heure et prendre l'ambiance de la ville. Sans doute, en partie, le même genre d'ambiance qu'il devait y avoir dans la florissante Pompéi à l'époque...
Tiens, en parlant d'aventure, on va déguster la bière achetée hier au monastère de Ravello, la Claustrum Tripel (il y a trois autres produits, ambré, blond et brun)...
Je pope et je te dis si l'aventure gustative valait les 9 euros 50 mis dans le machin...
Tadada....
Pas très complexe, j'aime bien l'amertume. Moins chargée en sucre qu'une triple classique, un fin de bouche intéressante.
Bon...
Pas trop de bulles non plus... Pas un nez puissant.
J'ai bu mieux, c'est sûr, mais on va dire qu'après avoir essayé, pour l'aventure aussi, une petite bouteille de Peroni, eh bien, mon palais de gourmet (qui pour la bière n'appartient pas au quartier où je réside) est satisfait...
Quoi ?
T'as l'impression que je ne t'ai pas causé assez de Pompéi ?
Eh...
Touriste, mon gars, touriste. Mais ça serait con de ne pas le faire. C'est un passage un peu obligé si tu veux. Tu dois juste savoir qu'il y a un côté Disneyland de l'archéologie à certains endroits puisque des céramiques exposées ne sont que des copies (et c'est bien normal, convenons-en).
Passe un moment, plus long que nous, dans toute la zone du grand théâtre et du petit théâtre et n'hésite pas à déclamer.
Tu sauras alors si tu as l'âme d'un artiste de la scène ou d'un type qui adore utiliser sa voix.
La voix, ouais.
Je ne me lance pas souvent des fleurs. Mais là, sur place, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir envie de savoir chanter et de pouvoir faire vibrer des gens avec ma vibration du dedans de moi, tu vois.
C'est un peu ça l'artiste, finalement.
Il aime faire vibrer les gens avec la vibration du dedans de lui, peu importe la nature de la vibration (ou connexion).
Bref.
Les jours qui viennent nous attendent Naples et peut-être Procida.
Je ne doute pas qu'on aura « des vibrations ».
Bise, ma couille.
Ah si.
La page du jour, cong :




lundi 28 septembre 2015

Amalfi / Atrani / Scala / Ravello

Jour 3...

Ma femme aime voir des chats pendant ses vacances. Eh ben c'est la journée où on a tout défoncé niveau chat : plus de 20.
Petit souvenir ému du petit père sur la via dragone qui rejoint Trani à Scala. Un miauleur de première qui nous a suivi un bon moment.
Maw.
Mais bref, en suivant les conseils du guide du routard, de la fille chez qui on loge et de touristes canadiens francophones rencontrés hier, nous avons pris le bateau pour Amalfi histoire de profiter du paysage de la côte amalfitaine. Evidemment, aussitôt arrivés et après avoir acheté des chapeaux, nous avons filé vers Trani (sans savoir qu'un tunnel permettait de faire une partie de la route)...
A peine un tour rapide fait dans Trani et un café avalé alors qu'un jeune couple de dieux grecs laissait en toute confiance ses sacs sur la table d'à côté pour aller choisir des pâtisseries, nous avons suivi un peu au hasard des escaliers qui nous ont mené sur la via dragone qui rejoint Scala.
Une bonne marche pas trop éreintante mais plutôt bien en pente dans une vallée qui regorgeait de cultures en plateau, d'arbres fruitiers et d'endroits pour prendre des photos. Nous avons pu sur le chemin goûter de la noix, noisette et figue locale (les arbres fruitiers laissent parfois quelques cadeaux au voyageur)...
C'est difficile de parler de tout ce qu'on a vu ou de tout ce qui nous a arrêté. Comme d'habitude, de manière un peu décousue, j'ai envie de livrer des images...
- La côte amalfitaine, avec une étrange maison en bord de falaise, uniquement accessible par la mer...
- La petite place d'Atrani, son café, la petite vieille qui sert les expressos, le couple de dieux grecs américains bien trop confiant dans la manière de laisser ses affaires sur une table.
- Le début un peu au hasard de la via dragone en partant de Trani sans qu'on sache vraiment qu'on allait monter vers Scala.
- Le petit père qui miaulait sur le chemin et qu'on aurait adopté si on avait été des habitants du crû...
- Une figue rebelle impossible à attraper, même en soulevant ma femme qui tendait les bras.
- La vierge de l'église de Scala. Elle souriait. J'aime bien les vierges dans les églises depuis que j'ai vu une fois une vierge bouger (ben si).
- Les chats incroyablement nombreux à Ravello, semi-sauvages pour la plupart, nourris des restes de restaurant.
- Une abbaye à Ravello où j'ai pu acheter une des bières du crû à un tarif dépassant presque tout ce que j'ai déjà payé pour une seule bière (Westvleteren reste le grand gagnant pour l'instant)...
- La descente très escarpée depuis un chemin qui longe le monastère. Mais très escarpée, pitin.- Un bout de doigt dans l'eau en arrivant à Amalfi et l'envie très forte de se baigner... - Les incroyables vergers sur toute la vallée, nan mais, là-bas, les mecs, ils sont au paradis...- Un chausson italien de folie acheté après un restaurant un peu cher conseillé par le guide du routard qui m'avait laissé légèrement sur ma faim et qui valait presque plus pour le kitsch de la mamma qui surveillait que tout se passait bien
.
- Un cloître qui accueillait une exposition, dont un sculpteur de visages excellent, d'autant plus excellent qu'il y avait aussi en expo des tableaux extrêmement moches d'un artiste sans doute fini au pipi.
- Le retour en bateau depuis Amalfi et un coréen qui entame un chant lyrique à un moment.- Le bar à bières italiennes, un des seuls, sans doute, d'Italie, tenu par un rouquin aux allures de viking dont la mère est anglaise. J'ai pu découvrir, grâce au choix proposé, que l'Italie était une partie de la recherche en matière de bières. On a bien fait marcher son commerce à celui-là puisqu'on y est allés les trois soirs qu'on aura été là.
- Le petit pizzaïolo du petit bouiboui de pizzas à emporter qui prépare la pizza avec une certaine grâce dans les gestes et mon étonnement à constater que la pizza ne restera pas plus de deux minutes dans le four à pierres.
Et j'en passe, esprit de l'aventure, j'en passe.
Nos logeurs sont rentrés, ils viennent de se coucher, on va certainement les réveiller un peu tôt demain matin parce qu'on veut profiter de Pompéi aux premières heures. Et je me rends compte en écrivant ces lignes que je n'ai vu qu'un bout de l'éclipse d'hier que dans un demi-sommeil...
Je sais, je passe du coq à l'âne.
Je sais.
Je te laisse le lien de la page du jour.

Et je te le rappelle encore une fois : Si tu veux découvrir cette région où on est, eh bien, c'est trois semaines sans doute qu'il faudrait faire pour profiter de tout. Je comprends pourquoi autant d'américains ou de canadiens viennent ici. Dépaysement total et choc culturel absolu... 

Ah si : je te mets un lien sur Ravello.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ravello
Tu sauras chercher pour les autres hein ? 

dimanche 27 septembre 2015

Paestum / Salerne...

jour 2...

Nan mais tu veux que je te dise ?
Hein ? Tu veux ?
Eh ben moi, j'aime l'Italie et L’Écosse, ma caille, les deux...
Cette journée, on a visité Paestum, un pitin de site de sa race avec un bagage sévèrement burné côté grec et romain.
Le musée a eu un peu raison de nous, mais le site, sa mère le slip tout raide, cong.
On a adoré.
On a bien aimé aussi tout ce qui était parallèle : le restau à midi avec un chat pas loin dormant sur une chaise, les canadiens de Montréal au même restau vers 16 heures, les morceaux de menthe ou de pourpier avalés sur le site, la ferme, pas loin, qui fournit des produits locaux, les ruines assez bien conservées qui te plongent dans le passé.
On aurait pu regretter le retard du train (on avait pas vérifié que le dimanche avait des horaires de jour férié), le cagnard qui plombe (mais vraiment bien) ou de ne pas avoir fait encore plus.
Mais non.
J'ai plein d'images de cette journée :
Le chat sur une des deux chaises d'une table à deux qui nous force à prendre la table d'à côté.
Les temples sur le site de Paestum.
Les centaines de lézard qu'on a vus sur le site.
Trop de bière, mais bien, juste ce qu'il fallait pour la griserie de bon aloi.
Le foie qui va beaucoup mieux avec l'arrêt du médicament à gober pour l'herpès.
La crise de fou rire dans un bar très déco avec le couple d'à côté, plié aussi en deux (le mec obligé d'aller pisser tellement il en pouvait plus de mon rire)...
Le jeune beagle dans le même bar déco.
Les passants devant une chapelle consacré à un saint local, décédé en 68...
La bière au bar à bière en regardant les passants, avec un nouveau fou rire.
Le port de Salerne et ses dizaines de vendeurs à la sauvette.
Prendre une figue de barbarie tpmbée du cactus dans la main et se rendre compte qu'il ne faut pas, des dizaines d'aiguilles dans les doigts.
Le couple de canadiens croisé au bar avec qui on sympathise tout de suite.
La pinacothèque de Salerne, découverte par hasard, un petit musée gratuit avec de très jolis tableaux, dont deux incroyablement vifs et saisissants.
Sympathise.
Le maître mot.
Ici, dans le sud de l'Italie, c'est plus facile. Le rapport est plus rapide. Les échanges, plus nombreux. Et les tapes sur l'épaule, extrêmement faciles...
Un immense regret m'habite : n'entraver que couic en italien, enfin que couic, pas plus qu'un latin ne serait capable de faire...
L'envie nous gagne ma femme et moi de nous consacrer une heure ou deux heures par semaine à cette langue, juste histoire d'avoir des bases dans les commerces locaux...
Ah pitin.
Dans un monde idéal où tout le monde pourrait parler 5 langues, je serais compétent en français, anglais, espagnol, italien et lqtin ou allemand ou japonais...
Je te laisse avec les pages du jour esprit de l'aventure.
Je n'ai rien d'autre à faire de toutes les manières...
La page du jour, au fait :