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dimanche 8 mai 2016

Bouillon

Nan, mais moi je vais te dire, j'aurais dû faire autrement, c'est sûr. Je suis trop con, aussi.
C'est ça, tu vois, le truc, esprit de l'aventure... (Merci à Cécilia pour ce partage sur mon mur facebook, ça permet de te donner une image parmi d'autres).
Ce n'est pas que je devrais raconter les choses à la première personne. A la première personne, c'est un peu inutile, c'est comme si je n'écrivais que pour ma femme, vu que je ne me relis pas.
Non, ce que je trouve intéressant c'est de te causer à toi.
Hein ?
Je ne sais pas s'il faut te définir.
Tu es peut-être cette essence que je ressens parfois dans les églises (comme dans celle de Bouillon) ou en touchant les arbres. Tu es peut-être les yeux de la vierge qui bougent quand je me concentre sur une statue ou la voix qui m'est déjà apparue, de très rares fois, il est vrai, dans ma vie.
Tu es sans coup férir l'Invisible.
Et je ne sais pas. Je trouve que c'est un trop gros raccourci de t'appeler Dieu. Et je n'ai pas envie forcément de parler d'invisible, même si tu es l'Invisible, car mes mots ne sont pas invisibles. Ils sont une trace.
Je ne sais pas pour qui est cette trace. Je pourrais me dire que cette trace pourrait avoir un sens, en un sens. Mais tu t'en fous de tout cela. Tu sais déjà tout normalement, à moins que tu ne saches rien tant que je n'ai pas nommé les choses.
En résumé, tu vois, une excellente journée qui nous a mené à Bouillon, une très jolie petite ville très proche de la frontière française pour acheter des bières dans la brasserie locale, manger comme des rois à l'hôtel restaurant « Le Mont-Blanc » que je recommande plus que chaudement (nombre de leurs produits étant faits maisons).
Je me retrouve certainement, grâce aux achats de cette mâtinée avec au moins autant de bières différentes à goûter que je n'en ai déjà tâté. Et j'espère pouvoir continuer à noter des petites choses dans mon carnet de dégustation.
Les découverte du jour sont la Brute (une bière vieillie au vin qui n'a pas un intérêt très majeur) et la Chimay gold (qui a un intérêt comme bière légère ou d'été), mais ces deux dernières ne valent pas la Rotten Skull que la mère de ma femme me trouve à chaque fois que je viens ici.
Ah mince.
Excuse-moi.
Tu veux des images de Bouillon ?
Les bords de l'eau, les poissons dans l'eau, un type qui fait jouer ses chiens, la citadelle qui se découpe sous un ciel magnifiquement bleu, la sympathie de la dame de la brasserie ou de la serveuse du restaurant, l'envie de revenir pour faire du canoë, la balade dans les bois qui surplombent la ville ou la visite de la citadelle.
Non, je ne vais pas te causer du sanglier le plus grand du monde sur une station d'autoroute, en France, à notre retour.
Vas-y, vibre, sens, deviens Bouillon un instant, Bouillon qui vibre de ses centaines ou des ses milliers de touristes, dont de nombreux ont beau te faire douter du mérite de la race humaine à survivre même si tu sais regarder les choses autrement...
Si tu as le temps, va aussi sur wikipedia.

Et si t'es pas trop pressé, il reste la page du jour de demain.

Bouillon, bref, tu dois y aller. Vous devez tous y aller.
Oui, toi et tes potes... Sans déconner.




vendredi 6 mai 2016

Harry.


Je me demande si ce qui ne va pas nous manquer le plus de la Belgique, ce n'est pas ce brave Harry.
Harry n'a pas de cornes.
Mais Harry est sympa. Il a été nourri au lait par la fermière et il est très très sympathique avec les humains. Il remue la queue quand tu le caresses et il n'a comme seul job que d'améliorer le pool génétique des élevages voisins.
Harry est un mouton marron dont quelques poils ont rejoint mon sac médecine. Harry n'aura plus toutes ses brebis et ses agneaux l'année prochaine, il en aura d'autres, mais il s'en fout. Harry, il est heureux. Peu importe qu'une renarde ait mangé hier soir deux des trois poules de la fermière, peu importe qu'il n'ait pas pu brouter les pissenlits du jardin ces derniers jours, Harry est heureux et Harry est une leçon : ne pas s'en faire. Ne pas s'en faire absolument.
Du fait de Harry, je dois avouer que je risque de ne plus manger de mouton, pas plus que de toutes les manières je ne mange normalement de la volaille ou du poisson.
La journée fut riche en sarcasme sinon, en se moquant du chemin choisi par moi ce matin dans les environs de ON et du chemin (trop bétonné) choisi par ma femme dans la périphérie de Nassogne (un chemin qui ne vaut pas les 8 km de balade, surtout par un cagnard pas possible).
Nous avons eu aussi l'occasion de passer deux fois à Marche-en-Famenne, une fois le midi pour faire quelques courses et visiter rapidement, une fois le soir pour profiter de la ville plus longuement et boire un pot. Grosse mention spéciale au placide chat rouquin d'un ancien couvent des carmes et à la place de l'église très animée par des marchés de soirée (comme cela se pratique énormément à Bruxelles).
Alors, bon, d'accord, ce ne fut pas la plus grande balade de notre vie, mais au final avec la bonne humeur de groupe, la cerise sur le gâteau de se retrouver sur la terrasse à observer Harry pendant qu'on jouait au tarot (et que j'avais une chance insolente) et goûtait des bières diverses (dont les bios achetées à Marche-en-Famenne), je dois dire que c'est une excellente dernière journée de voyage Belge.
Bien sûr, on profitera un peu de la Belgique encore demain matin.
Mais on n'aura plus Harry. On n'aura plus les arbres et la forêt (quand elle voulait être présente l'après-midi), on aura plus ces brasseries qui proposent des vraies bières à leurs clients, on aura plus les gaufres de Lièges (qui nous ont obligé à revenir à la même boulangerie l'après-midi)...
C'est comme ça. C'est ça les vacances. Accepter de partir et d'essayer de garder quelques grandes images en souvenir.
Pour cette journée, je dirais : Harry, bien sûr... Notre hôte, une hollandaise, qui nous offre un gâteau au chocolat... Un arbre dans la forêt de ce matin auquel se connecter. Boire un pot cette après-midi. Le placide chat rouquin.... Le petit marché de Marche-en-Famenne... La balade dans On... La dégustation de binouzes et le tarot sur la terrasse. Hu.
Une excellente journée. On oublie les forains un peu nazes à Nassogne.
On oublie tout ce qui pourrait faire râler le français de base qui se croit toujours supérieur aux autres.
Une bonne journée, je vous dis.
Une excellente journée, même.
La page du jour, allez :


jeudi 5 mai 2016

Durbuy seulement, merci....

La balade du tour de Durbuy, Durbuy, de l'ail des ours, le putain de restaurant de l'année dernière, les confitures de fou de l'année dernière, l'assurance, croyez-moi que si vous achetez des bières locales la Dubroyse en brune sera la meilleure des trois proposées...
Et quoi ?
Pas envie d'aller à Lièges. Envie de flâner, de profiter encore du petit village pourtant totalement envahi par les touristes, ce qui commençait à agacer mes camarades...
Je revois la mine satisfaite de mes camarades avec leurs écrevisses, je ne doute pas un seul instant de ma curiosité intellectuelle qui a atteint là sa limite. Je ne mange plus que de l'agneau qu'à l'étranger (ce qui était déjà le cas) et je ne suis guère qu'un amateur de fromages et de charcuterie...
Vous voulez savoir quoi de plus ?
Qu'un des types les plus débonnaires au monde doit être le propriétaire de la Confiturerie St Amour. (Sans déconner, passez chez lui, causez lui, c'est une expérience de paix tranquille).
Que balader au bord de l'eau et des gens faisant du canoë est extrêmement reposant ?
Que le mouton, dans le pré qui jouxte notre jardin est un bélier qui s'appelle Harry, qui a été nourri au biberon et qui est super sympa avec les humains ?
On ira à Lièges demain.
On fera des balades en ville demain.
Moi, j'avais tellement besoin de campagne que je m'en suis allé baladé tout à l'heure dans notre hameau de Grimbiémont sans trouver d'ail des ours, d'ailleurs.
Moi, je viendrais à bout aussi de ma couque, en dépit du fait que ça soit plus dur que du béton.
Moi, j'ai envie de repasser par ici à l'occasion d'un prochain voyage...
Mais à la limite, j'ai envie de passer partout. C'est ça les vacances et le voyage : donner le goût à découvrir de nouvelles choses ou d'autres aspects de lieux déjà connus.
Moi, je...
Non. Moi rien, en fait. Juste Durbuy.
Infiniment touristique et bondée, mais si vous prenez la peine d'y aller un peu hors saison ou tôt le matin... Si vous prenez la peine, bon sang...
Ah.
Et la page du jour, bien sûr :

Bon anniversaire Horus.

Le lien vers Durbuy

Eu'l temps, y passe ben vite, hein...

Une autre balade dans la campagne wallonne...
Finie plus tôt que d'habitude pour réviser des textes, goûter des bières et garder des moutons, nos hôtes les ayant lâchés dans le jardin au-dessus de là où on loge...
Une journée d'expérience...
Un croque-monsieur infâme pour David à Dinant. Un loupé d'un magasin de bières où je ne vais même pas, toujours à Dinant. L'excellence de la boulangerie pâtisserie du tout petit village de Celles. La jolie vue sur la Meuse depuis Dinant. L'abbaye de Rochefort, d'extérieur, et puis la petite église de l'abbaye, même derrière des grilles.
Bref, eu'l temps il passe tellement vite que je ne me rappelle même plus du nom du deuxième village qu'on a fait... je tape Wallonie + diable en fonte dans google... Ah. Je trouve : Crupet. Très mignon petit hameau qui a bien fait une grosse partie de notre matinée après que nous ayons un peu discuté avec un brocanteur de Rochefort (ancien ami de l'abbé de l'abbaye de Saint Rémy, décédé voici peu) et très vaguement avec une dame qui devait travailler à l'abbaye.
Crupet,donc... où ma femme a été très peu sensible à la grotte de Saint-Antoine de Padoue (dont je dois avouer je ne connais pas l'histoire), mais moi, un peu plus. Et puis le diable et le mendiant en fonte ont quelque chose d'impressionnant, tout comme la vue de certaines maisons.
Un lien utile, tiens...
Je gage que le moment le plus intense pour ma femme fut une chatte sortie de nulle part qui s'est mise à nous suivre un petit moment après que nous ayons fantasmé sur la carte d'un restaurant gastronomique.
Mais tout fut parfait dans la matinée.
Un peu moins dans le très moyen salon de thé où nous avons mangé à Dinant. Tellement moins, pour David et ma femme qu'ils ont eu la nécessité d'acheter un dessert dans une autre boulangerie où j'ai acheté une couque, une spécialité locale uniquement faite avec du miel, de la farine et sans doute quelques épices et qui se trouve être la pâtisserie la plus dure au monde. Une expérience étrange à tenter à l'occasion mais je suis sûr qu'on peut commettre un meurtre en assommant quelqu'un avec une couque.
Moi, c'est l'arrêt à Celles qui m'a tué, un pâtissier / glacier s'offrait à nos babines et je ne suis pas fait pour manger des glaces, je ne peux pas les garder, ça fait remonter tout mon repas. Les glaces, les gâteaux étaient d'ailleurs excellents dans ce petit hameau et quant à la charcuterie que j'ai achetée, j'attends de juger plus que la saucisse des Ardennes qui n'a rien d'extraordinaire. De toutes les manières, rien n'est meilleur pour l'instant que le saucisson des montagnes noires dans l'Aude.
La vue de toutes les manières d'autant de veaux, vaches et agneaux ou moutons dans la campagne donne envie de redevenir végétarien, mais force est d'avouer que de ne pas goûter, en vacances, des spécialités locales est un cruel manque culturel.
Je suis partisan du très peu (après tout nous sommes omnivores et j'ai des risques d'anémie), mais bien en ce qui concerne la viande (et encore essentiellement ce pauvre porc, qui si c'était possible en charcuterie, ne serait que le seul animal que je pourraisconsommer).
Il faut bien compenser pour toutes ces religions qui le laissent tranquille.
Je vous balance un lien sur Dinant et Celles, tout de même.
http://www.beauxvillages.be/les-villages/celles.htm?lng=fr#!tab=gallery (ne loupez pas, même si ça n'a rien d'extraordinaire, la crypte de l'église).
Et puis un lien aussi sur l'abbaye de Rochefort.

Je finis sur la page du jour, en m'excusant bien bas de ne pas écrire plus, mais il est tard et je ne suis pas à même de bien dérouler mes mots.

Je ne me livre qu'au jeu des cinq images dans les souvenirs de cette journée :
- David et Clarisse qui jouent aux gardiens de moutons.
- La grotte de Saint-Antoine et sa petite vierge derrière.
- La lecture de l'histoire de Dinant dans la cathédrale de la ville.
- L'arrêt un peu imprévu à Celles après une route de campagne paumée, mais magnifique.
- Rentrer dans l'abbaye de Rochefort, au moins jusqu'à son église, ouverte en partie au public.
Eh...

Demain, Lièges et Durbuy (même si on a déjà fait Durbuy).


mardi 3 mai 2016

Namur / Grimbiemont...


Bon, Namur, depuis Bruxelles, c'est pas triste... Il faut sortir de Bruxelles. Et sortir de Bruxelles, c'est long et faut faire gaffe, à la parisienne.
Ensuite, le parking de Namur, sous la gare, il pique. Pitin. 10 euros pour près de 5 heures. Les 'culés...
Namur, bien qu'on ait pas fait la citadelle méritait son petit détour. Un intéressant arrête dans un restaurant italien rue de Bruxelles : Il Buongustaio. Accueil sympathique, prix raisonnables, plats très corrects et bons et le digestif offert par la maison.
Il m'est difficile de remarquer autre chose de Namur que son théâtre qui a l'air d'avoir une bonne saison culturelle, sa population étudiante ou de paumés, quelques rues piétonnes, le pont au-dessus de la Sambre, une maison de la poésie un peu caché, le beffroi qui se dresse depuis un moment comment symbole rebelle à l'autorité religieuse...
Il semble y avoir pas mal de boutiques de jeux ou de jeux vidéos mais je suppose que cela tient à la jeunesse de la population et au fait que la cité soit la capitale administrative de la Wallonie.
Hum.
Je sais je fais court, mais je viens de m'énerver après une formalité administrative qui m'a bien pété les coucouilles et ça, c'est jamais bon.
On passe à Grimbiemont, perdu dans la pampa non loin de Marche-en-Farenne. On a pu au cours d'une balade de 6 kilomètres explorer du sous-bois et de la campagne et je dois bien avouer que c'est ce qu'il nous fallait et que c'est ce que nous étions venus aussi chercher : la nature.
Là, dans ce grenier réaménagé en appartement, en face des arbres et des moutons, bien tranquillement posés, on peut goûter à la paix ou la félicité après notre petite partie de jeu de cartes, nos deux bières et une petite répétition de nos textes à apprendre.
Ma femme a pu prendre des tas de photos de chat, moi, trouver des trèfles à quatre feuilles, mais ce n'est pas tout, c'est le calme et la paix. Il n'y a pas de réseau pour mon téléphone, sauf en haut de la colline et c'est tant pis. J'aime cette idée de ne pas pouvoir être joignable, d'échapper au vain babil du monde.
Si je ne devais retenir que les fameuses trois images de ma journée, je prendrais l'écho que fait ma voix dans la petite vallée où nous résidons, la balade autour de Grimbiemont et les statues non loi du Beffroi de Namur.
Ce n'est pas la journée la plus exceptionnelle que j'ai vécu en vacances, une partie de mon humeur étant tempérée par des petits soucis annexes et les trucs à remplir ce soir.
Mais je dois avouer que rien ne pourrait presque respirer plus le calme et la tranquillité que cette journée...

La page du jour, tiens...
avec le souvenir d'une autre journée tranquille...


lundi 2 mai 2016

Cantillon avec un C


En un, prends ça :

Ah... je l'avais bien aimée cette balade dans la black isle...

En deux, la journée.
Quartier européen, balade dans les jardins, déjeuner dans un bar avec des frites de la maison Antoine (et une boulette pour moi)...
Je peux te donner mon indice de satisfaction sur cinq bières aujourd'hui camarade...
J'ai pas pris la peine de noter l'Orval de midi, mais je peux t'assurer que la De Poes avec ses arômes de banane et la Chocolate Squad de la maison Kanteer, attire mon attention, dans leurs genres, presque autant que la gueuse qu'on a goûtée à Cantillon (avec un C)... Et sur la gueuze, puisque j'ai donné dans la gueuze, la lambic et la cerise, difficile de faire un choix. Elles sont toutes acides, toutes typiques et peu sucrées finalement. J'ai peut-être une tendresse pour le lambic nature, qui ressemble presque à du vin, presque à un gewurztraminer à l'odeur. Le lambic âgé de 18 mois, pas assemblé, tu trouve nulle part. C'est étonnant de goûter d'ailleurs ce qui est presque le plus proche de ce qui a dû être la bière pendant des siècles et des siècles tant qu'on ne rajoutait pas de levures extérieures à la bière...
Mais revenons à la ville...
C'est un peu un autre aspect de Bruxelles qu'on a découvert aujourd'hui, entre les magnifiques jardins du quartier européens, des quartiers bourgeois et tranquille (où dans l'un paressait somptueusement un chat rouquin dans l'herbe), un groupe d'escalade qui grimpait le musée de l'armement, le non-empressement des gens au parlement européen, le nombre d'institutions chrétiennes et la sympathie des gens prêts à t'aider dès que tu as une carte en main.
Je te le dis, si je devais isoler trois images de cette journée, ça serait cinq :
- Posés, peinard dans le bar à côté de la friterie, j'éclate de rire à cause d'une connerie dite par David, et un serveur me dit que j'ai un rire singulier, que je suis formidable et que je ne dois pas changer, merci à lui.
- Posés dans un jardin sous le parlement, une gentille dame avec son chien noir qui rapporte le frisbee...
- La cave de la boutique de jeu de rôle de Bruxelles, incroyablement fournie en vieilleries rôlistes, toutes à 75 % du prix, une mine et un trésor pour des chercheurs archéorôlistes.
- La visite de Cantillon avec sa dégustation de gueuze et de lambic. Mes camarades sont moins fan de la gueuze que de la lambic, ce qui m'a fait changé une des trois bouteilles achetées...
- Le beau temps et le soleil qui ont permis aux humains et au chat rouquin dont je parlais tout à l'heure de se chauffer...
Si nous n'avions pas eu un petit souci, sur lequel je passerai, ma femme et moi, la journée aurait été totalement paradisiaque.
Rien à faire le soir, sinon manger tout ce qui était préparé par la mère de ma femme et tester les aventuriers du rail version jeu de cartes (et qui fonctionne aussi de la sorte).
Je n'ai pas oublié bien sûr de réviser une fois mon texte du mercredi et de passer en partie mon texte de VOD. Je prendrai plus le temps de le faire dans les jours qui suivent. J'ai juste zappé de faire mes exercices physiques mais je gage que plusieurs heures de marche compensent largement.
Je rêve déjà d'un dimanche en fin d'après-midi, où posé sur le canapé avec ma femme, j'ouvrirai la lambic ou la framboise et où je me souviendrai de tous les bons aspects de cette journée...

La pub pour VOD


La pub pour Cantillon.


dimanche 1 mai 2016

Ciel bleu

Le mois d'avril pourri.
Le jour pourri hier.
Et tu y crois à ça ?
L'impeccable et implacable ciel bleu pour la route qui mène en Belgique, à Westvleteren, Bruges et puis Bruxelles...
Une légère déception à Westvleteren, les binouzes n'étaient pas en vente à emporter, mais j'ai pu réviser mon opinion sur la 8, que j'ai goûtée dans le verre de mon camarade David, c'était mieux que la dernière fois, plus souple en bouche et plus approprié pour un milieu de journée que la 12 que j'ai prise. Une 12 qui n'a d'intérêt que si vous l'achetez à la boutique de l'abbaye au prix qu'elle vaut pas au prix exorbitant qui lui est donné dans n'importe quel magasin de bière de Bruges ou de Bruxelles...
Repas tranquille à l'abbaye donc, avec un sympathique soupe de courgettes et un croque-monsieur assez sobre mais de bon aloi (pendant que ma femme mangeait deux gâteaux, l'auberge de l'abbaye n'est pas optimisée pour les végétariens qui n'aiment pas le fromage) avant de refaire une balade vers une petite chapelle à l'air libre comme digestion bienvenue.
http://www.indevrede.be/winkel.php?lang=fr
Route ensuite vers Bruges où après une nécessaire petite sieste sur le parking, j'ai mené mes compagnons au radar dans une ville déjà visitée deux fois. Ma femme tenait à s'acheter au 2be un deuxième verre de la brasserie De Poes pour le chat qui fait son symbole. Moi, j'ai pris une partie de mon objectif du voyage : près d'une dizaine de bières que je ne connais pas ainsi qu'un autre verre qui sert à boire des IPA.
De la St Bernadus blonde en pression à la Viven en mode IPA (prise par David), j'ai encore préféré la seconde.
Moment de détente absolue au bord du canal pendant la dégustation après avoir flâné une bonne heure et demie pour découvrir d'autres visages de Bruges et retrouver des anciens sous le ciel bleu.
Je garderai volontiers trois images de Bruges : une exposition Picasso qu'on a pas eu le temps de faire, la grande place centrale et l'étonnante cave à bières du 2be...
https://www.facebook.com/2be.in.Bruges

Nous avons échoué vers les 20 heures dans l'appartement que nous louons en banlieue de Bruxelles et personne n'avait le courage de boire autre chose ou même de sortir. Plus de cinq heures de route dans la journée, ça grève un peu les bonhommes.
Ciel bleu.
Pas totalement bleu au niveau de la santé, y a deux patraques sur les trois dans la bande... Mais je vais avoir une sérieuse discussion avec mon mal de crâne, sans doute lié au temps de conduite (parce que deux bières dans la journée, c'est pas suffisant) et ma femme va je l'espère récupérer en se couchant tôt...
Un avion passe au-dessus de nos têtes, le ciel bleu s'est effacé derrière une nuit noircie par les lumières de la ville. Demain, nous visitons principalement deux choses : le quartier européen et la brasserie Quantillon.

Je vous laisse aussi avec la page du jour du 2 mai 2016 (ou d'août 2014 pour la prise des photos)...
http://www.lapagedujour.net/mai2016/deuxmai2016.htm


samedi 30 avril 2016

Jour d'avant...


Tranquilles, peinards, sereins (enfin sereins, j'ai un truc sur la gueule dont je ne peux causer pour l'instant mais qui perturbe un peu), vifs (enfin vifs, ma douleur au pouce gauche acquise lors d'une chute au théâtre voici quelques années s'est réveillée vive et j'ai bien le dos en compote). J'ai passé plus de temps que je ne l'aurais crû sur la réécriture d'un texte de théâtre pour le pestak du vendredi mais je me suis fait une raison.
C'est bien la raison.
En premier, avec un texte sur la bière, je voulais faire vibrer sur l'arène de la poésie et de l'emportement des sens.
Mais avec le dispositif de mise en scène et la teneur des textes qui entourent, j'ai préféré changer mon fusil d'épaule et faire quelque chose de drôle.
Un sketch quoi, simple, avec des ressorts qui marchent tout le temps si c'est bien joué.
Normalement, c'est avec une joie presque sans nom que j'ai appris que le bar de l'abbaye de Westvleteren était ouvert demain et j'espère pouvoir faire quelques courses (des cartons à ramener) mais si ce n'est pas le cas, tant pis, je resterai sur mon objectif de découvrir 17 bières pendant le séjour ou d'en ramener 17 que je ne connais pas.
C'est un voyage un peu étrange pour la raison du truc sur la gueule, sans compter l'étonnante semaine de catastrophes personnelles arrivée à plusieurs membres du vendredi chez Maleluka, mais suivant les conseils de notre grande Jenny, on va en profiter un max. Et c'est bien nécessaire.
Je me permets tout de même de placer la page du premier mai :

Et je vous souhaite un aussi bon premier mai que le mien demain.

mardi 22 mars 2016

Aux Belges



Allez, la page du jour, et on ne s'appesantit pas plus dessus...
http://www.lapagedujour.net/mars2016/vingttroismars2016.htm

Je sais bien que ça m'énerve qu'on ne bouge pas pour les centaines de milliers de morts silencieuses provoquées par les industries diverses et variées.
Je sais bien que ça me fait hurler qu'on ne cause pas des centaines autres milliers de morts dans des conflits qui pourraient ne pas avoir lieu d'être s'il n'y avait pas de baston pour du pétrole ou des terres rares.
Mais voilà.
Moi, je dois aller en Belgique en mai. J'aime la belgique et la bière.
Les connards qui se sont fait péter n'aiment ni l'un, ni l'autre.
Je vais encore plus aimer l'un et l'autre.