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lundi 3 janvier 2022

La licorne...

 Tout est dans la page du jour... (Avec un p'tit souvenir pour Elisa, partie trop tôt).

Et dans le fait, qu'en vrai, sans doute dans une personne humaine, j'ai trouvé la licorne avec laquelle j'entame le processus alchimique...

Sinon, je recommande The Last Kingdom sur Netflix, je sais pas, j'ai bien aimé, pour le personnage principal et presque tous les secondaires.
J'ai vraiment bien aimé.

Et enfin, le blog du fils, heureux de revoir son chien et de découvrir ses derniers cadeaux...




jeudi 2 janvier 2020

Elisa...

J'ai relu mon texte d'il y a 4 ans, et je me suis souvenu que ça s'était passé pendant le stage...
Du coup, je n'ai que ça à partager, le texte :
http://www.lapagedujour.net/janvier2016/photos0115/zecrit02012016.jpeg
Je dois avouer que les quelques échanges sur FB m'aidaient à relativiser.
Et... bon...
En espérant qu'elle soit comme ce que je m'amuse à m'imaginer pour mon père dans les pages du jour, capable de vivre d'une autre façon après... Même s'il est vrai qu'à l'échelle quantique, il n'y a pas de différences entre la vie et la mort...

La page du jour
http://www.lapagedujour.net/janvier2020/troisjanvier2020.htm

Le blog du fils
https://ebatbuok.blogspot.com/2020/01/a-la-fenetre.html

Quelques images, cela dit...




















mercredi 24 mai 2017

Une vague claire

Tranquille, elle passe, écume à peine, jolie, elle repart, la vague claire.
Sans heurt, sans bruit, presque invisible dans la noire nuit océan.
Et je mets alors les pieds dans l'eau pour sentir la vague claire.
Parce qu'elle doit vibrer en moi avant que ne s'écoule le temps..

Bref.
http://www.lapagedujour.net/mai2017/vingtquatremai2017.htm

Je devrais adresser en ce jour des merci à ma femme, la mère de ma femme et mon fils et me contenter de ça.
Je devrais ne plus m'énerver contre les actualités qui vont encore nous parler des effets du terrorisme mais pas de ses causes véritables que personne ne cherche à vraiment contrer.
Je vais me souvenir que si je m'énerve, j'ai une solution : faire sourire mon fils ou aller le regarder dormir.

Une pensée pour Élisa dont ça aurait été l'anniversaire hier.

Et puis la vague clair s'en retourne, infinie, dans l'océan de la vie...

Je partage tout de même un lien.
http://www.humanite.fr/la-betise-636483

vendredi 3 février 2017

Un écho

Personnellement, j'ai été un peu brassé en songeant à un autre défunt (outre mon père) à qui j'aurais aimé annoncer la naissance d'Aoden.
C'est Elisa, qui est partie il y a trois ans et qu'on avait rencontré par le blog de mon chat, je crois.
Dans la traversée pour accepter le handicap, elle fut un exemple pour moi...

Et me voilà, un peu plus atteint certainement, mais dans tous les sens du terme, atteint de mon grain surtout qui me fait embrasser mes passions et oublier les autres maux.
C'est une petite déchirure et je suis en train de me dire que si on avait eu une fille, ça aurait été sans doute Iona Elisa Ludivine ou un truc dans le genre.
Mais passons.
La vie après la mort, je ne saurais vous dire que ça existe.
Je ne saurais même exprimer parfaitement ce que j'en pense ou ce que je ressens.
Rien ou pas, peu importe, c'est dans l'instant présent que nous vivons et il faut en profiter un max...

Passons à un lien...
http://www.demotivateur.fr/article/avoir-de-l-humour-noir-c-est-aussi-etre-plus-intelligent-que-la-moyenne-selon-une-etude-scientifique-8878
Ça, c'est bon, ça ferait de moi un mec intelligent.
Tout comme le fait d'être bordélique...
Mais passons encore...
Demain je pars. Je laisse ma femme, mon fils, les deux groupes de théâtre. Je laisse tout, une parenthèse qui s'est créée sur le fil de la synchronicité et du besoin de fêter une future paternité avec la mienne, récente. Mais c'est UN week-end et un seul dans l'année. Le plus embêtant, c'est pour le groupe du mercredi mais le cœur sera avec eux samedi parce que je vais adapter finalement une partie de Zoo dans ma partie de dimanche... Je dois rédiger l'arc scénaristique de ce que j'ai fait jouer en playtest plus l'inclusion de Zoo demain matin.
En plus de ce week-end,  j'aurai besoin de ma semaine, je pense (tout comme il serait juste que ma femme ait SA semaine) en juillet pour mon rendez-vous écossais traditionnel. Une semaine que je préférerais avec ma femme si le ch'tiot peut être géré une semaine en juillet sans le sein :)
La pauvre, elle a passé plus de 6 heures avec le petit qui ne dormait pas pendant que je n'étais pas là...
Je lui espère un répit assez long cette nuit et les choses se réguleront dès que j'aurais les munitions pour donner une tétée la nuit.

Je balance la page du jour des trois prochains jours avant de donner rendez-vous lundi dans la journée puisque je m'envole pour la convention des griffons de Pessac.

http://www.lapagedujour.net/fevrier2017/troisfevrier2017.htm

et http://www.lapagedujour.net/fevrier2017/fevrier2017.htm
pour avoir accès aux autres jours...

Ah si, je finis sur un lien excellent.
https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/1331984670181282/



mercredi 4 janvier 2017

2 films.

Enfin, non, d'abord ça :
http://www.lapagedujour.net/janvier2017/quatrejanvier2017.htm
(Avec un hommage à mon vieux et Elisa)

Et une certitude après avoir vu 28 jours plus tard (qui a un peu vieilli), les séries zombis, c'est mille fois mieux, parce que la psychologie des militaires dedans, elle est proche du néant.

Et une autre certitude après avoir vu le crime de l'Orient Express, pas tard le soir... Y a des bouts de l'enquête que j'ai un peu zappé et en plus je connaissais la fin (ce qui gâche, hein, mais je fus spoilé il y a des années par un gros spoileur).

Me reste à revoir le Retour du Jedi et peut-être The Thing pour la fin de ma plongée dans le un peu kitsch (y a un côté kitsch, maintenant, à 28 jours, après le rouleau Z Nation ou Walking Dead).

Et sinon, je partage une idée; découverte sur une vidéo...
Non deux...

Et si vous aviez les pouvoirs de SuperMan pendant 24 heures ?
Moi perso, je fais du ménage dans quelques dictateurs et gros enculés de cette planète, et je force quelques enfoirés d'actionnaires à avoir une politique moins d'enculés.
Il doit y avoir un moyen de faire quelque chose contre le réchauffement climatique également en rajoutant de la glace aux pôles, mais c'est pas certain, certain...

Et si vous étiez le héros de votre propre vie, si à partir de maintenant votre vie était un film, que vous n'aviez plus qu'à vous préoccuper du présent, vous voudriez être quoi ou qui ?
Encore plus un artiste, et si possible que ça rapporte un peu.
Et normalement un putain de père rigolo.

jeudi 13 octobre 2016

Coup de machin.

Pan dans les dents mon gars.
C'est ça l'esprit de l'aventure, c'est réaliser les choses petit à petit après l'échographie d'hier.
Demain, j'ai un truc un peu chiant administratif (auprès de Cap Emploi), je dois faire des révisions (j'ai pas du tout bossé le solfège), je fêterais bien l'abattage des arbres que les non comprenants protégeaient sur le site de la nouvelle MCB mais même pas, car il est vrai que je n'aime pas voir des arbres abattus, ni me réjouir de cela. Juste que enfin un bout du tunnel sur Bourges pourra voir le jour et que d'autres arbres sauront être plantés.
Je suis aussi passé chez le docteur pour une petite prise en main antibiotiques en cas que j'ai une petite merde qui traîne dans les sinus.
J'ai arrosé d'un complément d'huiles essentielles et je sais déjà que c'est la java dans les boyaux du fait des antibios mais je me refais pas une quatrième crise de sinusite comme les trois premières, ça suffit, hein...
De toutes les manières, le cap de l'angoisse sur les résultats de l'écho étant passés, les choses devraient dérouler plus normalement.

J'ai une pensée bizarrement pour certains défunts.
Pour Élisa, qui nous a quitté il y a déjà près de trois ans et à qui on aurait aimé annoncer ce genre de nouvelles. On s'était connus par le blog de mon chat ce me semble et vraiment, ça aurait été chouette.
Pour mon père qui ne se serait peut-être pas suicidé aussi tôt si on avait eu un gosse plus tôt, ce me semble. Enfin, peut-être, il ne connaissait pas mes neveux, hein (je passe sur la raison du pont coupé entre mon père et ma sœur). Mais je ne peux m'empêcher de penser au rapport père fils qui n'a pas été assez grand ou trop peu vécu et à ce qui pourrait se véhiculer dans le futur.
Pour Nigel Findley, mon auteur fétiche dont j'aimerais refaire jouer des scénarios... J'aurais bien donné Nigel comme prénom à un garçon, tiens, si c'était pas imprononçable ici en France.
Pour sans doute mon vieux contact Thomas Gregory que je n'ai plus par courrier depuis quelques années. J'aurais aimé savoir ce qui s'est passé pour lui. J'aurais aimé. Et lui parler de ce qui nous est arrivé à ma femme et moi.

Pan dans les dents, la vie me fait prendre quelques-uns de mes morts dans la gueule. Pas longtemps, certes. Car voilà... La vie.
La lumière.
Ah bon sang, esprit de l'aventure. Ça va être quelque chose...

La page du jour, en attendant.
http://www.lapagedujour.net/octobre2016/treizeoctobre2016.htm

lundi 4 janvier 2016

Pas virus pas virus pas virus pas virus

Il y a eu beaucoup de tombés au champ viral dans cette maison ces derniers jours.
J'ose espérer que dans mon malheur, la maladie de la griffe du chat m'a blindé ou me blinde sur ces derniers jours de manifestations pour ne pas choper autre chose.
Je croise les doigts pour que ma femme ne tombe pas malade.
Et on va essayer de bien commencer l'année...



Et puis sinon, la page du jour :)
(avec le texte en plus clair - pour ceux qui ne téléchargent pas les photos - d'Elisa)
http://www.lapagedujour.net/janvier2016/quatrejanvier2016.htm

dimanche 3 janvier 2016

Expo Photos

Amis et camarades berruyers, faut aller au muséum d'histoire naturelle pour voir l'expo photo.
Oui, oui.
Je dois avouer avoir été marqué par celle qui a gagné.
Un renard roux qui butte un renard polaire pour le bouffer.
Saloperie de réchauffement climatique.
J'adresserais bien aussi un merci pour ses mercis à la soeur d'Elisa.
La lecture de l'article mis en lien tout à l'heure sera plus facilité dans la page du jour du quatre.
Bonne année et bonne santé encore une fois.


Et sinon, comme j'ai rien de plus à dire, je vais fermer ma gueule :)
Ah si (avec un très léger spoiler starwars dans la page et un spoiler plus important dans le commentaire de la case 5)
http://www.lapagedujour.net/janvier2016/troisjanvier2016.htm

samedi 2 janvier 2016

Feuilleton, partie 13...

J'ai vu que j'étais dans la presse du 2 grâce à un ami, le treizième du feuilleton...
Et donc, je joins l'image. C'est dans le Berry Républicain pour ceux qui préféreraient une version plus propre... :)


mercredi 21 mai 2014

Rat d'eau.

http://www.lapagedujour.net/mai2014/vingtetunmai2014.htm

J'ai de la moule quand je balade la chienne dans l'après-midi.
J'ai pu voir une tortue, une couleuvre d'eau et un rat d'eau.
La nature, quoi.
J'ai vu tout ça à des jours différents...

Sinon, la semaine de l'anniversaire d'Elisa, j'ai réécrit des bouts de textes de ce que j'avais écrit pour elle, sur elle, pour l'atelier d'écriture auquel je participe...

Je remets ici la version définitive (sauf fautes) :

Élisa...

Je suis en train de couler.
Lentement, sûrement, totalement.
Et ce n'est pas tout à fait comme dans les histoires racontées par ceux qui sont revenus d'expérience de mort imminente.
Je ne revois pas ma vie, toute ma vie.
Je vois des choses qui se superposent, des images qui se conjuguent, j'entends plusieurs réalités, comme si, dans l'état où j'étais, les lois de la physique n'avaient plus totalement cours.
Le chat de Schrodinger.
Être et ne pas être à la fois.
Je pense à la maladie qui m'a touchée lorsque j'avais à peine cinq ans et aux terribles nodules qui avançaient dans mon corps, les marcheurs sur les chemins de ma douleur. Neurofibromatose, non, vous ne connaissez pas ?
Vous chercherez.
Ou pas.
Peu importe.
Esprit... Dans mes limbes, un objet pensée se manifeste : un texte que j'ai découvert très jeune au sujet de la croisade des enfants, des gueux. Étienne lance un appel : une croisade pour ceux qui n'ont rien ; nous répondons, nous marchons en dépit du refus du Roi et des épreuves.
Corps... Mon corps lance un appel, mes nodules répondent. Chaque point de douleur, chaque vive aiguille qui déchire ma chair et mes sens est un marcheur attendant d'être libéré. C'est si clair.
Là-bas... Je suis dans la croisade, je réponds à l'appel d’Étienne, je marche sur Paris avec lui. Nous la voulons tous cette croisade, nous voulons échapper à notre destin. Je suis un homme, un tailleur de pierre, un athée, ce qui n'est pas forcément compatible avec le fait de vouloir se rendre à Jérusalem. Mais je ne vais pas à Jérusalem pour défendre un Dieu cruel qui a abandonné les hommes, j'y vais pour savoir ce qu'il y a de l'autre côté.
Ici... Je suis dans le coma, je ne réponds plus à l'appel de mon corps, je réponds parfois à l'appel de mes proches, un index, un doigt de pied, un battement de cil. Il y a quelque chose qui a fait naufrage dans mon cerveau lors d'une opération pour me sauver de la tétraplégie. Ils appellent ça un AVC. Ils s'inquiètent, mon cervelet est touché, je ne peux plus exister qu'avec un appareil respiratoire, je ne peux plus exister que prisonnière dans un corps inerte.
Appel... La Croisade revient. Les eaux ne s'ouvrent pas à Marseille. Mon cerveau n'est pas oxygéné, le sang n'afflue pas vers la Méditerranée de mes pensées.
Étienne...
J'ai perçu l'appel d’Étienne, j'ai marché, j'ai connu la déception, je les ai entendus, ceux qui avaient perdu des proches dans l'aventure, ou la foi, reprocher à notre guide de nous avoir menti.
« Il était sur le port, je l'ai vu, il parlait avec des marchands arabes, il a reçu une bourse, il nous a menti, il a fait tout ça pour s'enrichir ».
« Il n'est pas monté avec nous. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi n'est-il pas avec nous dans la tempête ? »
«  Quelqu'un a percé la coque du bateau, quelqu'un a empoisonné l'eau, tout le monde est devenu fou, l'équipage et les passagers se sont entretués ! »
Je coule, et je vois tous les bateaux de ceux qui ont connu un destin funeste. Je ne vois pas les navires de ceux qui iront peut-être jusqu'au bout, je ne les vois pas.
Est-ce l'enfer ? Le purgatoire ? La punition pour n'avoir pas cru en l'être suprême ?
Je coule, je me noie dans mes poumons.
La tempête fait sombrer un premier navire, le mien.
La révolte dans la tempête, un deuxième, le mien aussi. Tous les bateaux qui coulent sont miens.
L'histoire ne le retient pas mais d'autres bateaux font naufrage, sans cesse, tout le temps, les bateaux de tous les croisés qui ont cru si forts mais n'ont pas compris que leur chemin était le seul voyage accompli par tous les hommes, celui de la vie qui mène à l'irrémédiable frontière.
Je ne peux pas m'empêcher de me demander : « Y en a-t'il qui arriveront vraiment quelque part ? » Est-il possible que certains n'aient pas été trompés ou aient touché une autre réalité, suprême ? Qu'il y ait, en quelque sorte, des élus, destinés à échapper au cycle sans cesse répété ?
Je ne suis pas un élu. Je ne suis pas une élue.
Moi, le tailleur de pierre, je coule au fond de la mer, j'ai de la chance, j'ai à moitié été assommé par un morceau de mât.
Moi, le puits de souffrance, je coule encore plus profond en moi, j'ai de la chance, je n'ai pas eu à me réveiller dans un corps encore plus naufragé. Je suis le lent oubli.
Je ne crois pas en Dieu mais j'essaie de m'accrocher à cette lumière en moi, ce principe, sans doute appelé l'âme, que je voudrais éternel.
Les lois de la physique n'existent plus, en dépassant les frontières, je vois bien que ce qui est a toujours été et sera toujours.
En tout cas pour moi.
Vérité... Je meurs, je me meurs, je suis mort, je serai morte. Étienne est la vie, Étienne est la mort, Étienne est l'espoir, Étienne est la douleur que portent tous les hommes, la douleur d'exister dans un monde trop restreint, dans un univers trop petit, étriqué.
Dépassez-vous. Transcendez-vous.
La frontière, elle même, n'est qu'une illusion, elle est tout au plus comme l'aiguille qui sonne midi sur une horloge avant que le cycle ne recommence.
La Croisade revient... Tous, sur le port, lorsque les eaux ne sont pas ouvertes, nous avons crié, débattu, lutté, espéré, cherché, prié. Certains sont morts, d'autres sont repartis et quelques-uns ont continué un chemin, malgré tout.
J'aurais pu mourir bien avant dans cette longue vie de souffrance qui fut la mienne, j'aurais pu choisir d'en finir bien plus tôt, mais la marche m'a appris quelque chose. C'est que l'expérience de la solitude peut se partager. Il y a même un confort à savoir qu'il y en a d'autres, comme nous, seuls. Une joie de constater que certains vivent l'expérience de la perte et de la douleur avec le sourire sur les lèvres. Un doucereux malaise d'observer que d'autres souffrent encore plus que nous, que moi.
Je continue à m'enfoncer... Au loin, j'aperçois des visages familiers, ils ont marché avec moi pendant si longtemps, et certains se sont parfois confiés au point que certaines de leurs douleurs sont devenus miennes et que certaines des miennes les ont habités.
Je ressens au loin tous les nodules, tous les fourmillements, tous ces marcheurs qui n'ont eu de cesse de m'amener à cet instant où je ne peux plus percevoir la douleur parce que, quand on meurt, il n'y a rien. Parce que j'ai tellement souffert que la douleur a cessé d'exister, elle est devenu mon monde, ma marche, ma quête vers un Marseille où les eaux pourraient s'ouvrir.
Noir. Je suis en train de couler. Je coule si profond. Tout le temps. A l'infini, à jamais.
Lumière. Je ne coule plus, j'oublie que je coule, je ne suis plus rien que des atomes attendant de se reconstituer en une nouvelle forme, celle d'un marcheur, celle d'un nuage de poussière sur les murs d'une cité sainte, celle d'un morceau de corail au fond de l'océan.
La voix d'un Étienne se fait entendre et dit :
Mort est moi.
Mais je sais que tout est clair.
Sois le courage.
Aime comme jamais.
Ne pleure pas.
Le Temps est là.


Oui, je suis en train de couler.
Lentement, sûrement, totalement.
Et alors ?

samedi 8 février 2014

Un chat.

http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/huitfevrier2014.htm

Dieu devrait être un chat. Pour sûr. Pour sûr.

La création devrait être permanente et quotidienne, pour sûr, pour sûr.

Une bonne journée et une moins bonne.
La crémation d'Elisa, c'est le moins bon finalement.
Mais cette libération qui m'a permis d'écrire la fin d'un texte et une intro à un autre texte, c'est pas si mal.
Bonne partie de jeu de rôle le soir pour détendre l'atmosphère.
Bonne émission sur le cerveau qu'on a dans les intestins.

Bon éclairage de choses que je ne savais pas de moi.
Merci Elisa.

jeudi 6 février 2014

Hommage...





J'actualiserai tout à l'heure pour le lien de la page du jour.

Le texte de ma rose :


Puisses-tu rêver de Bastet et rejoindre le songe de tous les chats.
Puisses-tu revenir dans une forme qui ne sera pas de douleur.
Puisses-tu rester encore longtemps dans le cœur...
De tous ceux qui ont un instant brillé avec toi.

Puisses-tu rester un phare dans la nuit des souvenirs.
Un écho, tendre, des lignes qui ne veulent pas mourir.

La page du jour :
http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/septfevrier2014.htm

Jusqu'à vendredi 15 heures...

http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/sixfevrier2014.htm

C'est vrai que j'ai un peu du mal à écrire.
Vraiment du mal.
Je dois avouer que j'ai compris une chose : Elisa était une sorte de phare, sur FB, dans ma gestion de la douleur. C'est peut-être malheureux à dire, mais voyant qu'elle s'en sortait avec mille fois plus de douleurs que moi, je me sentais sans doute capable d'affronter un peu mieux les miennes, de douleur.
Là, alors qu'elle a fait un AVC, que l'opération s'est mal passée, j'ai vraiment pas envie de m'engager sur le chemin de la chirurgie. Pas du tout, du tout.
Ma femme m'a dit qu'on allait mettre des roses noires dans la tombe d'Elisa et qu'il fallait que je choisisse un mot à mettre avec une rose.
Je vais dire à ma femme, transmets par écrit, demain matin, ton message et celui de ton frère ainsi que le mien, et moi, eh ben, je verrai si je dois appeler quelqu'un.

Mon message serait, pour aller avec elle, dans la tombe.

Puisses-tu rêver de Bastet et rejoindre le songe de tous les chats.
Puisses-tu revenir dans une forme qui ne sera pas de douleur.
Puisses-tu rester encore longtemps dans le cœur...
De tous ceux qui ont un instant brillé avec toi.  

mercredi 5 février 2014

Hommage.

La page du jour :
http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/cinqfevrier2014.htm

L'hommage qui fait d'une pierre deux coups :

Je suis en train de couler.
Lentement, sûrement, totalement.
Et ce n'est pas tout à fait comme dans les histoires racontées par ceux qui sont revenus d'expérience de mort imminente.
Je ne revois pas ma vie, toute ma vie.
Je vois des choses qui se superposent, des images qui se conjuguent, j'entends plusieurs réalités, comme si, dans l'état où j'étais, les lois de la physique n'avaient plus totalement cours.
Le chat de Schrodinger.
Etre et ne pas être à la fois.
Je pense à la maladie qui m'a touchée lorsque j'avais à peine cinq ans et aux terribles nodules qui avançaient dans mon corps, les marcheurs sur les chemins de ma douleur. Neurofibromatose, non, vous ne connaissez pas ?
Vous chercherez.
Ou pas.
Peu importe.
Je pense à ce texte que j'ai découvert très jeune au sujet de la croisade des enfants, des gueux. Etienne lance un appel : une croisade pour ceux qui n'ont rien ; nous répondons, nous marchons en dépit du refus du Roi et des épreuves.
Mon corps lance un appel, mes nodules répondent. Chaque point de douleur, chaque vive aiguille qui déchire ma chair et mes sens est un marcheur attendant d'être libéré. C'est si clair.
Je suis dans la croisade, je réponds à l'appel d'Etienne, je marche sur Paris avec lui. Nous la voulons tous cette croisade, nous voulons échapper à notre destin. Je suis un homme, un tailleur de pierre, un athée, ce qui n'est pas forcément compatible avec le fait de vouloir se rendre à Jerusalem. Mais je ne vais pas à Jérusalem pour défendre un Dieu cruel qui a abandonné les hommes, j'y vais pour savoir ce qu'il y a de l'autre côté.
Je suis dans le coma, je ne réponds plus à l'appel de mon corps, je réponds parfois à l'appel de mes proches, un index, un doigt de pied, un battement de cil. Il y a quelque chose qui a fait naufrage dans mon cerveau lors d'une opération pour me sauver de la tétraplégie. Ils appellent ça un AVC. Ils s'inquiètent, mon cervelet est touché, je ne peux plus exister qu'avec un appareil respiratoire, je ne peux plus exister que prisonnière dans un corps inerte.
Les eaux ne s'ouvrent pas à Marseille. Mon cerveau n'est pas oxygéné, le sang n'afflue pas vers la Méditerranée de mes pensées.
J'ai perçu l'appel d'Etienne, j'ai marché, j'ai connu la déception, je les ai entendus, ceux qui avaient perdu des proches dans l'aventure, ou la foi, reprocher à notre guide de nous avoir menti.
« Il était sur le port, je l'ai vu, il parlait avec des marchands arabes, il a reçu une bourse, il nous a menti, il a fait tout ça pour s'enrichir ».
« Il n'est pas monté avec nous. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi n'est-il pas avec nous dans la tempête ? »
«  Quelqu'un a percé la coque du bateau, quelqu'un a empoisonné l'eau, tout le monde est devenu fou, l'équipage et les passagers se sont entretués ! »
Je coule, et je vois tous les bateaux de ceux qui ont connu un destin funeste. Je ne vois pas les navires de ceux qui iront peut-être jusqu'au bout, je ne les vois pas.
Est-ce l'enfer ? Le purgatoire ? La punition pour n'avoir pas cru en l'être suprême ?
Je coule, je me noie dans mes poumons.
La tempête fait couler un premier navire, le mien.
La révolte dans la tempête, un deuxième, le mien aussi. Tous les bateaux qui coulent sont miens.
L'histoire ne le retient pas mais d'autres bateaux font naufrage, sans cesse, tout le temps, les bateaux de tous les croisés qui ont cru si forts mais n'ont pas compris que leur chemin était le seul voyage accompli par tous les hommes, celui de la vie qui mène à l'irrémédiable frontière.
Je ne peux pas m'empêcher de me demander : « Y en a-t'il qui arriveront vraiment quelque part ? » Est-il possible que certains n'aient pas été trompés ou aient touché une autre réalité, suprême ? Qu'il y ait, en quelque sorte, des élus, destinés à échapper au cycle sans cesse répété ?
Je ne suis pas un élu. Je ne suis pas une élue.
Moi, le tailleur de pierre, je coule au fond de la mer, j'ai de la chance, j'ai à moitié été assommé par un morceau de mât.
Moi, le puits de souffrance, je coule encore plus profond en moi, j'ai de la chance, je n'ai pas eu à me réveiller dans un corps encore plus naufragé. Je suis le lent oubli.
Nous ne croyons pas en Dieu, mais nous croyons en cette lumière, en nous, ce principe, sans doute appelé l'âme, que nous aimerions éternel.
Les lois de la physique n'existent plus, en dépassant les frontières, je vois bien que ce qui est a toujours été et sera toujours.
En tout cas pour moi.
Je meurs, je me meurs, je suis mort, je serai morte. Etienne est la vie, Etienne est la mort, Etienne est l'espoir, Etienne est la douleur que portent tous les hommes, la douleur d'exister dans un monde trop restreint, dans un univers trop petit, étriqué.
Dépassez-vous.
Transcendez-vous.
La frontière, elle même, n'est qu'une illusion, elle est tout au plus comme l'aiguille qui sonne midi sur une horloge avant que le cycle ne recommence.
Tous, sur le port, lorsque les eaux ne sont pas ouvertes, nous avons crié, débattu, lutté, espéré, cherché, prié. Certains sont morts, d'autres sont repartis et quelques-uns ont continué un chemin, malgré tout.
J'aurais pu mourir bien avant dans cette longue vie de souffrance qui fut la mienne, j'aurais pu choisir d'en finir bien plus tôt, mais la marche m'avait, m'a, m'aura appris quelque chose. C'est que l'expérience de la solitude pouvait, peut, pourra se partager. Il y avait, a, aura un confort à savoir qu'il y en avait d'autres, comme nous, seuls. Un confort à constater que certains vivaient l'expérience avec le sourire sur les lèvres. Un confort à constater que certains souffraient encore plus que nous.
Je continue à m'enfoncer... Au loin, j'aperçois des visages familiers, ils ont marché avec moi pendant si longtemps, et certains se sont parfois confiés au point que certaines de leurs douleurs sont devenus miennes et que certaines des miennes les ont habités.
Je ressens au loin tous les nodules, tous les fourmillements, tous ces marcheurs qui n'ont eu de cesse de m'amener à cet instant où je ne peux plus percevoir la douleur parce que, quand on meurt, il n'y a rien. Parce que j'ai tellement souffert que la douleur a cessé d'exister, elle est devenu mon monde, ma marche, ma quête vers un Marseille où les eaux pourraient s'ouvrir.
J'ai coulé, je coule et je coulerai. Je suis en train de couler. Tout le temps. A l'infini, à jamais.
Je ne coule plus, j'oublie que je coule, je ne suis plus rien que des atomes attendant de se reconstituer en une nouvelle forme, celle d'un marcheur, celle d'un nuage de poussière sur les murs d'une cité sainte, celle d'un morceau de corail au fond de l'océan.
La voix d'un Etienne se fait entendre et dit :
Mort est moi.
Mais je sais que tout est clair.
Sois le courage.
Aime comme jamais.
Ne pleure pas.
Le Temps est là.

Je suis en train de couler.
Lentement, sûrement, totalement.
Et alors ?


mardi 4 février 2014

3 jours de silence.

Non.
Rien de rien, pas même de mes lunettes cassées, de l'annulation du cours ce soir, du temps perdu pour aller se faire prendre les mesures pour des nouvelles lunettes.
Non, rien pendant trois jours sauf le lien des pages du jour.
http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/quatrefevrier2014.htm

Laisser passer un temps.
Un temps nécessaire.

lundi 3 février 2014

A Elisa et Aurèle.

Elisa, partie.
Partie vraiment.
Saisi par l'urgence et un vertige, ces mots sont venus :

Mort est moi
Mais je sais que tout est clair.
Sois le courage.
Aime comme jamais.
Ne pleure pas.
Le Temps est là.
Baisers à ta femme.

La page du jour, aussi, est venue :
http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/troisfevrier2014.htm

Et j'aurais bien mis le facebook d'Elisa, mais elle va être en difficulté pour accepter qui que ce soit depuis l'autre frontière de la vie.
Courage pour ce départ, Elisa.
Nouvelle vie.

Sinon, excellente soirée avec Aurèle, pas vu le temps passer. Ce qui m'a fait plaisir.
Le temps a été retrouvé.
Quelqu'un part, quelqu'un revient.
C'est la vie.

dimanche 2 février 2014

Départ.

http://www.lapagedujour.net/fevrier2014/deuxfevrier2014.htm

A priori, il y a toutes les chances que ce soit aujourd'hui, en fait, que parte Elisa.
Je suis dégoûté.
Bien sûr je la connaissais bien moins que ma femme.
Mais, elle était une sorte de phare sur FB dans la capacité de surmonter une souffrance terrible.
Je n'ai pas envie de voir la mort des gens comme un malheur.
J'ai envie d'en faire une force.
Je crois trouver quelle force j'ai gagné en dépassant les larmes provoquées par l'événement.
Un truc qui me manquait pas mal : le courage.
Un exemple du courage ça donne envie d'en avoir un peu pour soi, non ?

jeudi 30 janvier 2014

A la vie, à nos choix... (Elisa)

On peut dire quoi ?

Rien.

Y a des gens qui n'ont pas de bol.

Le putain d'appareil n'aurait pas cassé, il n'y aurait pas eu d'opération et pas d'AVC.

Je ne donne pas le nom de famille d'Elisa. Mais Elisa représente tous ceux qui n'ont pas de chance et qui mériteraient d'en avoir.

Je lui souhaite de sortir du coma, de pouvoir, en dépit de l'avis des médecins, de recevoir un appareil et de ne pas être handicapée par l'AVC.

Mais eh.







http://www.lapagedujour.net/janvier2014/trenteetunjanvier2014.htm