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samedi 27 août 2016

Quand la tempête est sous le crâne...


Le bide en vrac, l'âme un peu molle du vague un peu trop prégnant en elle, ça m'a fait quelque chose, quand même, de quitter ma môman ce matin. Une matinée à rouler en écoutant France Inter (la seule radio possible avec musique ou culture pour moi), un repas en famille avec celle de ma femme, mais c'est pareil, c'est la famille.
Une sieste, une visite dans le parc naturel de la Brière (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bri%C3%A8re), une chouette visite, apéro, jeux et repas du soir toujours en famille. Un vendredi cool.
Très cool.
Je suis content d'avoir encore mangé des crêpes, je pense que la chaleur m'a un peu assommé en fin de journée et qu'elle n'a pas fait bon ménage avec l'équivalent de trois bières et d'un cidre...
J'ai mal au crâne. Plusieurs raisons, outre la chaleur combinée à la bière, mais je ne vais pas les étaler. Demain est un autre jour.
Je recommande chaudement Seven Wonders à ceux qui voudraient tester la chose en famille, même si j'y ai joué un peu à l'Ouest, ne sachant pas vers quelle ressource me tourner et je recommande la région l'été, il y fait moins canicule que dans le reste de la France.
Le vent se lève dehors, mais il n'est rien comparé à la tempête qui est en train de chambouler pas mal de choses dans mon petit crâne.
Je te laisse avec la page du jour.
Je posterai les images du parc de la Brière demain. Elles seront cool, tu verras.
La page du jour en attendant :
Hum. La tempête passe un peu. Un peu...

Demain tout sera calme et sans doute volupté.
Edit : l'album FB du jour.
https://www.facebook.com/ebatbuok/media_set?set=a.10209122314682325.1073741842.1453015063&type=3&uploaded=51

jeudi 25 août 2016

Le bois du Nevet


J'oserais dire que ce fut sans doute l'essentiel de ma matinée... J'ai décidé de rester plus longtemps avec ma môman pour la bonne cause d'être là quand elle irait pour la première fois de sa vie chez le cardiologue.
Le bois du Nevet, c'est cool, y a de quoi balader, y a des origines liée à un saint allumé qui marchait pieds nus et à jeun et tu peux éventuellement te perdre un peu si t'as pas pris la peine de prendre en photo la carte à l'entrée du bois.
J'ai pu réciter tous les textes que je dois garder en tête mais pas encore m'y mettre sur Embrassez-moi qui fera l'objet d'une relecture samedi et d'un travail profond la semaine prochaine.
Je crois un peu en moi en sortant du Nevet.
Je ne saurais parler de connexion avec la forêt, ni de magie ultime... C'est juste que c'était cool de se laisser balader au hasard après avoir marché tout droit parce que j'avais foiré la carte d'une des quatre entrées du bois.
Le midi ma môman a voulu me faire plaisir avec un des trucs que je préférais manger môme : des escalopes de veau. C'est pas facile, hein, de manger de la bidoche après avoir été si longtemps végétarien. Mais ma mère n'achète pas sa viande n'importe où et je mange donc du veau une ou deux fois l'an. Elle était un peu inquiète, ma pauvre mère, au sujet du cardiologue.
Trois heures de marche, ça fatigue un peu et comme j'ai toujours pas rattrapé ce que j'ai manqué en sommeil en Écosse, la sieste m'a éteint jusqu'au moment d'amener ma môman et ville et de balader un peu par moi-même, le temps de son rendez-vous. Je donne un plus bonus à l'église du Sacré Cœur pour le fait qu'un organiste était en train de tripoter son instrument.
Je te colle un lien des églises du crû, tu permets...
Un autre plus bonus aussi au port, qui est plutôt sympa, il faut l'avouer.
J'ai réussi à traîner ma mère à nouveau à l'église de Saint Herlé pour qu'elle me montre où elle s'est mariée (un bâtiment qui fait service des sports) et qu'elle me confirme bien que pas mal de choses de nos vies religieuses (en dépit du fait qu'on soit athées) se sont déroulées. J'ai appris à cette occasion qui fut mon parrain (mon défunt oncle maternel) et qui est ma marraine (ma toujours vivante tante maternelle, que je n'ai toujours pas prévenue de l'état de ma femme, mince, mais j'ai pas le numéro).
Plutôt que de repartir, j'ai préféré rester un peu pour finaliser l'apprentissage des paroles de la version d'Hallelujah que j'ai choisie en en profitant pour goûter une blonde de la brasserie Tri Martolod (qui fait une remarquable brune) et une bière au piment de chez Trompe Souris.
Pas déçu des deux. Mais bonus à la Trompe Souris pour le piment qui le fait bien.
Je dois avouer que c'est avec un regret sincère que je vais quitter ma mère demain, mais je sais que son rendez-vous chez le cardiologue s'est à peu près bien passé. Je lui souhaite d'avoir la volonté de trouver un médecin pour l'aider à perdre du poids dont elle n'a jamais pu se débarrasser à la suite de certains traitements ou d'opération.
Walla walla.
Rien de fou, hein, ma couille.
Oui, rien.
Ça me fait tout de même plaisir que la famille de ma sœur se soit décidée à aller à Brocéliande aujourd'hui sans moi.
Certains du théâtre me manquent (je vais pas donner les noms de mes chouchous) et j'aurais bien payé un pot au père Fabrice ou Astrit dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.
Je ne dis pas que je ne serais pas tenté d'investir les sous de l'assurance vie dans l'achat d'un appartement par ici...
Et je me réjouis de faire une pause dans ce que je te dis pour aller manger à la crêperie avec ma môman et peut-être mon cousin (c'est le mystère). Non, je ne suis pas allé voir sa môman, mais je crois qu'on était d'accord sur le fait de faire ça. Elle n'est pas au mieux, n'est pas particulièrement sociable et après tout, il a pu transmettre l'information.
Je souris en pensant à une dame dans la boulangerie du bled de ma mère qui finit par prendre tout des parts de gâteau dont elle ne pensait pas prendre tout et à qui je dis : « La vie est courte ».
Oui, la vie est courte.
Profitez.
Profite.
Tu entends.
J'entends ma mère qui cause à mon cousin au téléphone. Mon cousin sera là. Cool.
Nan, mais, non. Je te parle pas de mes tares, tu entends. La semaine est autre en rédaction. Juste pour dire que j'espère que mon cousin va me demander en ami sur Facebook et que ça va être le début d'une collaboration ou d'échanges plus vibrants. On aurait eu l'occasion de se pratiquer, j'aurais joué d'un instrument depuis longtemps. Il me donnera des méthodes de travail, ça va aider. La technique, c'est important.
Merci à ma mère pour le restaurant. Y a pas, je suis fan de crêpes au sarrasin (non, parce que le froment, hein, sans déconner, ok, mais tu peux faire à la maison, alors que l'appareil utilisé pour le sarrasin et la manière de faire la pâte ou d'utiliser le beurre, c'est autre chose, surtout pour des crêpes bien cuites) et j'espère pouvoir emmener ma femme d'ici avril.

L'album facebook du jour, donc.

La page du jour :

mercredi 24 août 2016

Brest / Châteaulin / Locronan

Sur Brest, pas grand-chose, frais et même un brin pluvieux alors qu'une énorme partie de la France est sous canicule. Je suis content d'avoir réussi à sortir mon neveu le plus récalcitrant ce matin. Je leur ai offert Crime Box Investigation lors d'une petite balade dans le centre-ville, peu intéressant sur le plan architecture, de Brest.
J'ai passé une partie de l'après-midi avec le neveu le plus social (alors que je sais que le plus âgé est fait pour du théâtre ou du jeu de rôle) avant de m'en aller sur Châteaulin. Dans ma voiture, en plus des bières achetées sur place, trois souvenirs de mon père : une bouteille d'eau de vie de marc, une eau de vie de myrtille et une incroyable bouteille de saké sur laquelle il faudra que je mène une investigation puisque l'étiquette est en japonais et anglais.
Je ne me suis pas rappelé que sur Châteaulin j'étais déjà allé dans l'église et j'avais déjà allumé un cierge pour mon vieux. Ça m'est revenu après. Je me suis contenté d'un petit tour pour quelques photos du bord de l'eau et de l'église et aussi pour prendre deux produits régionaux. Le numéro fétiche que je fais une fois tous les 6 mois m'a permis de doubler ma mise, c'était déjà ça. En lieu et place de chevreuils après un panneau indiquant leur traversée sur deux kilomètres, j'ai eu le droit à une voiture dans le fossé.
J'ai ensuite atterri à Locronan où, chance, dans le magasin de bières et de produits régionaux, il y avait le seul magasin du Finistère proposant l'émietté de thon au wakamé qui faisait baver ma femme. J'ai fait le plein de douze binouzes qui viennent rejoindre le même nombre au moins déjà dans ma voiture. Plutôt que de me disperser sur un choix bizarre, j'ai opté pour des valeurs sûres, des brunes plutôt fortes, ce qui est plus dans mes goûts.
J'ai un peu échoué en solitaire dans le pub de Locronan ou, achetant un science et vie, j'ai découvert une des autres particularités du virus de l'herpès sur le transit intestinal qui explique un peu la nature particulière de mes intestins depuis des années...
Rejoignant une maman un peu inquiète, j'ai décidé d'annuler Brocéliande pour rester avec elle la journée de demain et partir seulement tôt vendredi matin. Elle a un examen chez le cardiologue, je suis là, et je la sens inquiète. C'est évident que ça lui fait plaisir que je sois là et c'est évident que j'ai envie de lui faire plaisir, autant sacrifier une option mineure de mes vacances. J'aurai plus de temps pour autre chose dans la région demain du coup.
Je te colle le wikipedia de Châteaulin :

Je te balance celui de Locronan :

Et je mets ma page du jour :

Et je fais un peu de pub rôliste pour les quelques minutes qu'il reste au projet...


Et je m'en vais faire un autre album photo Facebook de ma trépidante journée :)
Prends-ça :
https://www.facebook.com/ebatbuok/media_set?set=a.10209104534517832.1073741840.1453015063&type=3

mardi 23 août 2016

Famille...





Ma femme a rêvé qu'Olivier Atlan, directeur de la maison de la Culture de Bourges, proposait à trois d'entre-nous de jouer dans une pièce et que les deux premiers (Manu et Alex) revenaient très dubitatifs, partagés entre le fait que c'était une opportunité de jouer en pro mais que le texte était à chier (ce qui n'a rien à voir avec les qualités d'Olivier et qui est bizarre comme choix dans le rêve). Ma femme s'est réveillée avant d'avoir ma réaction. Bon. Puisqu'il y a eu un meurtre assez sauvage sur Saint Doulchard, hier, ma femme a baladé la chienne au lac de St Germain du Puy et a eu la joie d'y croiser un chevreuil et ses deux petits plutôt que de se lancer dans une balade dans une zone où il n'y a personne. Bon, ça, c'était les nouvelles du côté de ma famille.
Sur mon facebook, je me suis permis de poster ce matin les photos des trois premiers jours dans le Finistère en ne mettant pas les photos pures des gens de la famille qui n'ont rien demandé... On les voit vaguement parfois dans le décor, mais rien qui fait mal.
Ma journée fut simple de toutes les manières... C'était simplement de passer du temps dans la famille de ma sœur sur Brest. Outre la joie de découvrir un restaurant / cantine dans un pub qui proposait un menu qui déchire tout pour onze euros cinquante (buffet entrées, plat du jour parmi cinq choix, dessert du jour dont certains faits maison parmi 5 ou 6 choix, vin à table) et d'avoir pu faire quelques achats au comptoir irlandais (où j'ai pris un ledaig d'avance), j'ai pu également aller me baigner dans l'Atlantique breton en affrontant les vagues de la marée montante. Un peu l'aventure parce qu'avec mon aérophagie qui tape sur le cœur et le gros mal de crâne consécutif au choc d'hier, je suis ressorti de l'eau au bord du tomber dans les pommes...
Hu. Se baigner dans l'Atlantique Breton, je crois pas avoir déjà fait en plus.
Je sais pertinemment que la soirée va se finir avec le chat (super mignon), le chien (aussi mignon), les deux neveux, la sœur et le beau-frère. Famille.
Je vise un jeu de plateau, mais on verra bien. J'ai un des neveux qui est assez peu social, il est exactement comme moi au même âge...
Je te colle la page du jour, simplement, et je me fendrai d'un nouvel album dans la soirée...


On va essayer de faire passer le bobo la tête avec plus d'arnica...



lundi 22 août 2016

Gras

Gras...
Nan, mais alors.
Le kouign amann, c'est bon, mais je me sens lourd, là. Je digère en général pas tout quand c'est gras, mais là, urgh.
Ceci dit, une bonne journée.
Ce matin, une expédition sur Douarnenez, la balade de Plomarc'h (http://www.finisteretourisme.com/site-naturel-des-plomarc-h-douarnenez), puis un tour aussi à l'église de Saint Herlé (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Herl%C3%A9_de_Ploar%C3%A9) où je me suis fait alpagué par une guide qui m'a fait la visite de l'église (même quand je me suis cogné fort après qu'elle m'ait dit de faire attention en quittant l'orgue).
Trèèèèèèèèèèèèèès jolie église avec une touche remarquable en plus des retables dont la guide était friande, c'est de voir Dieu le père représenté en plusieurs endroits, et parfois dans des positions étonnantes...
(je vous jure, c'est Dieu qui tient Jésus et qui a l'air d'être prêt à lui mettre une rouste pour le ramener à la vie)
Le hasard de la balade m'a porté en fait sans que je le sache sur l'église où ma mère a fait sa communion, s'est mariée, m'a fait baptiser et a enterré ses parents... Bizarre. Mais comme ça... Tu parles d'un retour aux sources.

Mon sens de l'orientation m'a permis de me retrouver et de regagner je ne sais comment ma voiture, ouf, d'acheter un kouign amann qui déchire sa mère (et pour en faire de bon, faut du beurre de touraille) et de tester au repas de midi une huître avec ma mère (qui a mangé les douze autres). Je suis du genre à lutter contre moi-même et mes détestations. J'ai ce profil qui dit : vas-y, retente, n'aie pas peur. Bon, je confirme, hein, j'aime pas du tout les huîtres. C'est pas tant au niveau de la texture en bouche (bien que) que du goût (l'iode c'est pas mon truc) et de l'après-goût marin dans la bouche. Mais voilà, il y a bien eu une période de ma vie, tout petit gamin, où je mangeais ma douzaine d'huîtres, hein, et je reste fasciné par le fait que cela ait pu changer.
Grosse sieste, ensuite, mon cochon, parce que le boudin noir, plus tout ce qu'il y avait, ça fait faire la sieste et que j'ai du sommeil à rattraper.
Sommeil... Et ma femme qui ne dort que très peu et qui a rêvé que je refusais de donner de la mie de pain achetée chez un chinois à un oiseau de proie posé sur mon épaule alors que j'étais occupé à nourrir le pigeons. Malgré les supplications de ma femme, je ne voulais pas nourrir l'oiseau. Même quand l'oiseau est devenu un totem gigantesque en quittant mon épaule, je me marrais et refusais de nourrir l'oiseau. Non, ce que j'ai fait à l'oiseau, dans le rêve de ma femme, c'est de lui crever l'oeil droit et de recevoir les applaudissements de la foule devant la mine ébahie de ma femme qui ne comprenait pas mon geste. Mais l'oiseau, c'est moi, et l'oeil aussi, je pense.
L'après-midi, après avoir échoué à essayer d'apprendre à ma mère rebelle à aller surfer sur internet, eh bien, je m'en suis allé balader sur les bords de côte de Sainte Anne la Palud, le chemin côtier qui s'en va vers Douarnenez, puis j'ai embarqué ma mère pour aller boire des pots dans un bar de Locronan. On s'est bien marrés à un moment et évidemment ça a fait rire tout le monde, je fais toujours marrer tout le monde (sauf les crispés du cul, mais ceux-là n'appartiennent pas au monde) quand je ris.
Les nouvelles de ma femme m'ont permis de confirmer ce que j'avais ressenti en la quittant, c'est qu'elle doit s'arrêter une semaine, et puis c'est tout, c'est comme ça et tant mieux pour elle, qu'elle se repose un max, bon sang. Et qu'elle soit arrêtée avant si cela doit être le cas...
Le soir, un peu gras encore à nouveau avec des trucs achetés sur le marché de Douarnenez ou de Plonévez-Porzay... Blurb.
Sur les bières bues en pression, j'aurais sans doute une préférence pour la Duchesse Anne en triple ou la Lancelot en cervoise. Non pas que la Coref en brune se tienne mal, mais c'est juste que j'aime avoir un peu de bulles dans ma binouze...
Une journée aussi marquée par le conseil de la prof de technique vocale sur ce que je dois apprendre pour rentrer dans les chœurs d'homme au conservatoire : Hallelujah de Cohen. Hu, j'ai du boulot. Mais après avoir passé ma première visite guidée d'une église, eh bien pourquoi pas ?
Demain, je file sur Brest, pour passer la journée et la nuit chez ma sœur. Je rentrerai après demain chez ma mère avant de rentrer jeudi en fin d'après-midi ou en soirée, j'ai pas décidé... Je préfère ne rien décider. Parce que si je décidais en ne considérant que ma gueule, je passerais volontiers quelques jours de plus mais je crois que ma femme ne tiendra pas le coup sans moi pour balader la chienne ou faire quelques trucs dans la maison.
Gras, disais-je, donc, en début d'article. Je me sens gras. Je voudrais être gras, rond, suave et porteur de lumière, par la voix et le jeu.
J'aime le gras en humour, quand c'est bien amené.
Le gras, c'est la vie. C'est pas mon estomac, c'est sûr, mais c'est la vie. Il y avait quelque chose de rond, suave et de porteur de lumière dans le fait de faire une balade que ma mère faisait il y a 60 ans déjà. Il y avait quelque chose de gras dans le sens crû dans le fait d'apprendre des petites choses de la vie de ma mère ou de ses parents.
Un séjour utile, un séjour aux sources, je te dis. Avec un ciel bleu impeccable et un soleil radieux en plus.
Demain, allez, ça ne sera pas gras.
Demain, ça sera rond. J'ai décidé.
La page du jour, en attendant, tu permets ?

Je tente de faire un album du voyage en Bretagne chaque jour sur FB d'ici demain ou après demain si le wifi de ma môman est meilleur près de sa box.
Je glisse une dernière photo, quand même...

Quoi ? Oui, j'ai peu parlé de ma bosse, de l'étranger nommé « Tio Rafael » qui vient huit jour dans la famille de ma mère et qui était près à emporter tout le monde au Nicaragua ou en Argentine, des rues de Douarnenez ou de la tranquillité des bords de mer.
Je sais.
Mais tout cela n'était pas gras :)



dimanche 21 août 2016

Le mec qui adorait les crêpes...


Les genêts... Tu vois, les genêts dans le bled de Plomodiern... C'est tenu par Lynda (je ne garantis pas le y, c'est peut-être un i...) une anglaise qui s'est installée ici en Bretagne. Et mon vieux, mais mon vieux...
Je t'ai déjà causé du plus gros fou rire de ma vie ? Oui, hein...
Dans une crêperie à Bordeaux, moi, ma sœur et mon père. Mon père, un peu aux fraises, regarde une plante sur une armoire de type normande et dit simplement : « ça, c'est une gorgone. »
Je peux pas t'expliquer.
Je peux pas.
Le fou rire. Le ton, simple de l'évidence sur lequel il nous avait dit ça. Une heure et demie de fou rire, mon gars. Tout le monde dans le restaurant qui se marre et on nous offre le café. Pire, je n'ai mangé que trois crêpes... Moi, dans une crêperie, tu vois, le minimum, c'est quatre ou cinq (le maximum aussi), parce que j'aime la crêpe plus que l'ingrédient et que j'en prends toujours deux au beurre. Peut-être pas la fois de la gorgone, peut-être pas, mais le fou rire et aussi une des meilleures crêperies de ma vie.
Eh ben, tu vois, je reviens à mon récit, Les Genêts à Plomodiern, c'est tenu par Lynda qui peut aussi te faire du fish and chips sur commande et c'est excellent, mais excellent. Je suis amoureux de la crêpe kraz (bien cuite, asséchée en breton) au beurre, à l'ail persil ou à la simple andouille. Ouais, mille ingrédients dans une crêpe, je m'en fous mon canard, moi, j'aime la crêpe. Et j'étais au paradis à midi, et ce, d'autant plus que mon cousin était là et que c'est une connerie monumentale que je n'ai pas plus de rapport avec lui, parce qu'on aurait de quoi s'entendre comme des cochons. Il m'a promis une semaine avec lui, dès qu'il aura du temps (que sa mère sera morte, la pauvre) pour m'initier à des bases de la musique et, crois-moi, j'ai bien noté.
J'ai aussi trimballé mes neveux à la plage. Je les aime bien ces deux là, je regrette de ne pas avoir été plus présent ou d'avoir appelé plus souvent, mais il n'est jamais trop tard pour bien fa ire.
Le matin, je me suis contenté de la découverte du marché de Plonévez-Porzay avec ma mère qui a les mêmes facultés de parler aux gens que moi et j'ai manqué acheter un comté 26 mois d'affinage qui n'est pas toujours simple à trouver pour me contenter de fraises de plougastel, d'un brebis de je ne sais quelle manière et de patates aux couleurs bleues ou roses, ainsi que de l'incroyable Kouign-Amann, mon gâteau sans doute préféré...
Une dame de la biscuiterie artisanale Jain m'a conseillé de dire à ma femme de ne pas hésiter à être arrêtée avant l'heure si elle est trop crevée et je dois dire que c'est que ce que je ressens. D'abord ma femme et ce qu'elle a dans le ventre avant la soumission à une contrainte de travail parfois trop lourde. La vie d'abord, et la santé, merde.
Je rêve de voir ma femme pouvoir accomplir une de ses envies, partir quelques mois à l'étranger dans un séjour en wwoofing.
Je tenterai de la convaincre, bébé ou pas. C'est un truc qui la révélera à elle-même au moins autant que mon bilan de compétences et de la constatation que je ne suis qu'un irrémédiable artiste.
J'ai testé deux bières, sinon, aujourd'hui.
La barley wine de Kerav'ale qui se tient bien dans son genre avec le bon goût du vieillissement en fût de chêne, une légère acidité en fin de bouche avec un petit côté effectivement raisin et puis la IPA de Sant Erwann qui n'a pas forcément un nez de folie et qui a beaucoup de céréales dans sa composition. Elle est plus portée sur le type belge des houblonnées avec un malt qui reste assez présent (7 degrés, de toutes les manières).
Une bonne, mais un peu courte journée (la sieste, c'est sacré, les mecs)...
Quoi ?
Tu veux que je te parle encore des crêpes ?
Mais bon, sang, les crêpes, c'est l'absolu, mon vieux, surtout si tu peux ensuite aller marcher, pieds nus, dans l'eau sur la plage de Sainte Anne la Palud, avec un soleil qui perce les quelques nuages et une mer à peine agitée par la brise.
Je te file la page du jour, tu permets...
Et je te laisse.
Oui, je te laisse...


Mother...

Je crois, non, je pense, non, je sais que ma mère était contente de me voir. Bon repas à midi et ce soir avec elle, j'ai passé la soirée à discuter et à apprendre des trucs sur moi ou elle...
Je ne savais pas qu'elle avait fait une année d'internat à Brest après son Bac, ni qu'elle avait redoublé son premier bac. Je ne connaissais pas les conditions de vie de ses premières années en France, plus que précaires, avec sans doute le racisme de base anti-espagnol qui accompagnait le racisme de base anti-italien.
J'ai appris quelle fut la première cuite de la maternelle, lors d'un séjour en Espagne au cours de ses 20 ou 21 ans où elle goûta pas mal de vin dans une cave.
Et le nom de son premier chat, qu'elle avait pris sur l'île de Sein : Mitchette, un chat que nous avons pu voir lors des quelques mois que nous passâmes en France en 70 et 71...
J'ai apprécié les détails sur la vie de pion... J'imagine ma mère, respectable jeune fille, tenant de bonnes mœurs, endeuillée par la mort de son père et devant porter le noir pendant un ou deux ans...
J'imagine que c'est une époque à laquelle j'aurais aimé remonter.
J'imagine. Ma mère a une vocation certainement manquée de conteuse ou d'actrice, elle est capable de faire vivre quelques images dans la tête.
Je suis aussi assez content d'avoir pu traîner ma mère à la magnifique plage de Ste Anne la Palud où j'ai été émerveillé par le jeu du sac et du ressac à marée montante. L'eau n'était pas si froide en plus, limite tiède en remontant sur le sable chauffé par le soleil. Il y a quelque chose de magique dans le simple fait de traîner les pieds dans l'eau. La semaine va être résolument trop courte, moi je te le dis...
Et merci aussi aux gens de Locronan (un des plus beaux villages de France, d'après...) avec qui j'ai causé : le jeune étudiant du magasin spécialisé dans la vente de bière ainsi qu'un client et le barman d'un bar local qui faisait à la pression des bières bretonnes.
Nan, sans déconner, mon gars, ici, c'est un paradis de la binouze, mais un paradis. Il y a plus de 200 et des patates bières bretonnes et dans le magasin de Locronan, il y en avait au moins 140.
Je n'ai pas noté tous les noms, mais je vais tâcher de le faire.
Il y a quelque chose qui m'a tenu aux tripes dans le fait d'être au cœur de mes racines et d'apprécier ça, tout comme ça me prendrait de retourner en Nouvelle Calédonie. Ici, il y a une partie de mes gènes et de ma façon de voir le monde, un contact facile avec les gens aussi dès que tu te prends pas la tête et que tu es un brin sympa...
Je te colle ma page du jour, hein, tu permets...

vendredi 19 août 2016

Guérande, tranquille, en famille...

Bretagne 2016


Allez, vas-y, la route... bon... La pluie, euh, moins. Plein de chats ici chez la sœur de Clarisse, plein, et paf, un pipi sur mon K-way, ah mince.
Plusieurs parties de jeux de plateau, ils sont jeux-de-platiste dans cette famille. J'ai apprécié Abyss et Ys, deux bons jeux où c'est difficile de savoir qui va gagner tant que tu n'as pas fini.
Je me suis permis de goûter de la bière qu'ils vendent par l'intermédiaire d'un système de vente appelé la Ruche... Pouf.
Et la journée est réglée.
Mais moi, j'aime bien Sandrine, Bruno et Florian. On a passé un bon moment et on en passera d'autres quand je repasserai jeudi ou vendredi.
La pluie est tombée.
Le vent s'est levé.
Mais je n'ai rien vu des portes de la Bretagne...
Paaaaaaas grave.
J'étais là pour la famille.
Quoi ?
Ben oui, c'est court aujourd'hui. Je te l'avais dit, hier. Je te l'avais dit.
Mange la page du jour...


Je te mets les deux liens des jeux que j'ai testés...


Et sinon, un petit bravo à la Brasserie Bouyer... dont j'ai eu l'honneur de goûter deux des produits...
http://www.brasseriebouyer.com/ Ça se laisse bien boire :)
Bisous aussi à ma femme qui a eu un peu de mal avec la chienne aujourd'hui. Moi, rassure-toi, j'ai eu la joie d'avoir un tee-shirt et le K-way inondés de pisse :)
Les joies de l'aventure, hein...

Retour aux sources...

Nan, mais tu vois, je crois que c'est plus simple que je continue à utiliser le tu.
J'aime bien le tu, sans déconner.
J'avais des tas d'idées de sketchs que j'ai oubliés de noter.
Faudra que je creuse ça.
Faudra que je songe à écrire ça parfois, au lieu de t'écrire.
Faudra que je relance la machine.
Mais pas maintenant. Maintenant, je prends la mesure des choses.
Merci à Benoît pour le repas partagé à midi. Merci à ma femme pour la rigolade de ce soir en regardant Vice Principal.
Merci aux internautes qui ont félicité ma femme sur son FB.
Merci, oui.
Mais je dois prendre la mesure et c'est quand tu vas en avoir une de famille que c'est bien de prendre la mesure de la sienne. Faut que j'aille discuter de ça, de comment c'était avec ma mère, de comment ça a été pour ma sœur et mes neveux... Faut aussi passer par des trucs un peu corvée. Les deux tantes qui me restent, de sang ou pas de sang (femme du frère de ma mère ou sœur de mon père), c'est pas celles qu'on qualifierait dans le top ce qui fait l'humanité. On choisit pas sa famille. Elles ne sont sans doute pas ce qu'il y a de pire... Mais quand même. Et du coup, je connais pas mes deux cousines paternelles et alors que j'ai rien contre lui et que même je trouverais sympa de vivre des trucs avec lui, je ne connais pas mon cousin maternel.
Lui, j'espère que je pourrai lui causer d'un truc qui me titille, trouver une musique à un truc, vu que la musique, c'est son truc.
Mais même. On choisit pas sa famille et je ne me sens en droit d'être très soudé qu'avec la famille directe : mère, sœur, neveux...
Et encore, ils n'ont pas mon principal outil de communication : facebook.
Bref.
Une petite semaine en Bretagne, donc, pour une sorte de retour aux sources avant que les choses ne changent.
Je pense même prendre un jour ou deux pour moi sur le retour et m'arrêter dans deux endroits "magiques" si je peux (Carnac et Brocéliande), quitte à pioncer une fois dans un hôtel pô cher.
On verra.
Je ne suis pas certain de tenir un journal aussi régulier ou stable que celui de Slovénie ou d'Écosse...
Mais passons.
Le plus important, dans tout ce que j'aurai à dire sur cette semaine, je viens de l'écrire, c'est dans mes pages du jour jusqu'au 27...
Là : http://www.lapagedujour.net/aout2016/aout2016.htm
Ou là pour le au jour le jour.
http://www.lapagedujour.net/aout2016/dixneufaout2016.htm
Je pars sans rien programmer. Je ne sais pas. Je ne sais rien. C'est pas plus mal. J'aime bien ne pas savoir. On verra, et puis c'est tout.


NB :
Putain, c'était quoi ces sketchs, déjà ?
Ah oui, un truc sur le fait de tout faire payer, même le droit de respirer.
Et puis, faut que j'écrive quelque chose sur Mégaera.
Et enfin, sur la situation de jeu de rôle de base que j'aimerais faire jouer dimanche 28... Je visualise très bien une pièce de théâtre commencer comme commencerait la partie de jeu de rôle que j'ai en tête...

mardi 16 août 2016

Bretagne ?

Bon, tu sais quoi ?
C'est pas fini.
J'ai encore besoin de quelques jours avant de relancer la machine. Mais là, c'est pas pareil. Il s'agit d'un peu voir la famille.
Ma mère, ma sœur, mon beauf, mes neveux, la sœur de ma femme et son mari et son neveu (que j'ai pas vu depuis un moment), mon cousin (que j'ai pas vu depuis encore plus longtemps qu'un moment) et peut-être la mère de mon cousin (la femme du frère défunt de ma mère) qui est à l'hosto avec son crabe.
Je pourrais être tenté par une escapade ouessantine pour aller sur la tombe de mon vieux où je ne suis jamais allé. Mais là, pour le coup, je ne suis pas sûr d'être en mesure de le faire.
Je vois aussi que j'oublie les cousines du côté de mon père et puis ma tante, toujours de ce côté là, mais pour le coup, y a jamais vraiment eu de lien dans ma famille...
Jamais.
Jamais et pourtant. Il faut que j'entreprenne ce voyage.
C'est pas aussi clair que mon rêve de cette après-midi pendant que mon corps lâchait toute la pression des dernières semaines... Il y avait de la lévitation, comme très souvent quand je ferme les yeux ou comme j'adore le faire en rêvant. Je lévite jambes croisées à hauteur de ceinture. Personne ne remarque. Personne. Je trouve ça bizarre généralement. Il y avait aussi un dénommé Gripp dans mon rêve, un brave gars aux cheveux longs un peu gras avec un peu de bide, plus grand que moi, costaud, rigolard, détendu. J'aurais pu être Gripp. J'ai sans doute manqué de deux ou trois centimètres de croissance et sans ce qui m'est arrivé adolescent, j'aurais été comme Gripp, un bon vivant rigolard avec un peu de bide, aux cheveux longs et un peu gras...
Gripp et la femme aux cheveux blancs qui vivaient dans la maison que j'ai explorée en rêve étaient plus vrais que l'image mentale que je me forme de n'importe qui après un court éloignement.
Je ne dirais pas que Gripp est mon totem. Je pense qu'il y a ce Gripp en moi, décontracté, bon vivant, sans prise de tête, ayant gommé tout ce qui l'emmerde. La vie est courte, merde. Et comme Gripp, il ne faut rien laisser de côté. Peut-être est-ce pour ça que je vais partir jeudi ou vendredi, pour ne rien laisser de côté. Je ne sais pas si j'aurais l'occasion après la rentrée de faire quelque chose comme ça.
Alors, tu vois, esprit de l'aventure, c'était pas fini...
Quoi ?
Tu me dis que tu pourrais en fait être Gripp ? Tu préférerais que je t'appelle Gripp ? Non ? Gripp, c'est dans ma tête, c'est ça ?
Je sais qu'il faudra que j'aille là, aussi, du coup...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_de_Campan

Mais j'ai toujours voulu redécouvrir les Pyrénées...
La page du jour, allez, qui, hasard de la synchronicité, correspond vachement à ce qui est passé dans ce blog aujourd'hui alors que je ne l'ai même pas relue avant de la poster et qu'elle a été faite il y a presque six semaines.
http://www.lapagedujour.net/aout2016/seizeaout2016.htm