samedi 17 octobre 2009

C'te relâche du week-end

2 heures 18...
Nan, sans déconner, il faut. Déjà que je vais me fendre des résumés de partie.
Déjà que dès que j'aurais fini de relire Bloodlust, j'aurais un boulot monstre à faire de la vidéo sur des trucs filmés à Rome ou en Australie et puis à rédiger clairement des concepts des 28, hu...
Déjà qu'avec le nouveau Club, le samedi est plus occupé (même si j'ai libéré le vendredi soir pour l'instant).
Relâche. Cool. Raoul.
Faut que je trouve le moyen de faire les pages du jour et les chroniques DD le vendredi ou le jeudi. Histoire de vraiment n'avoir rien à foutre.
Rien.
Olé.
Même pas à râler. Parce que sur les conditions de travail du boulot, j'aurais largement de quoi râler sur le manque de moyens. Parce que je préfère en sourire quand je suis sur place. Parce que les profits que font ces gros enculés - enculés de merde, oui et même gros sales putains d'enfoirés d'enculés de merde de mes deux les bâtards qui feraient bien de crever la gueule ouverte - qui jouent avec l'argent et spéculent, ça me rend fou.
Mais pourquoi on est pas assez intelligents pour imposer que ne serait-ce que 10 ou 20 % de ces profits par trop iniques ne soient pas redistribués aux pays pauvres, à la santé, etc...
Les gros enculés continueraient à être des gros enculés mais ils feraient au moins aussi des choses pour sauver c'te planète.

vendredi 16 octobre 2009

Pôle Nord

1 heure, le 16...
Enfoiré. Zéro degré ce matin. Emmitouflé comme un con. J'ai tout fait ce matin : des photos au photomaton après avoir demandé la monnaie à l'employé visiblement gay et marchant sur le ton de la séduction de Carrefour Market ; le casting pour ce film qui doit se tourner même s'il va y avoir du boulot pour la longueur de mes cheveux ; la récupération d'un carnet de chèques à la banque ; la récupération de mon modem dans un relai Kiala accompagnée d'une petite discussion avec la tenancière - une boutique de tissus - au sujet du film et du prix pour remettre une fermeture éclair sur un vêtement ; un retour en voiture en passant par la route de l'hôpital où je me dis "merde, je dois donner mon sang et où je fais demi tour à un rond point ; la prise de sang après discussion avec la doctoresse plutôt jolie qui vient d'Europe de l'Est et ce en dépit de ma tension basse 10-6 ; une discussion avec la dame qui tient la cantine du centre de don et qui donnerait bien envie de raconter son émotion et son histoire sur ce qu'il lui est arrivé du fait que les Banques sont quand même très souvent des gros enculés ; des courses à Leader Price parce qu'il y a pas mal de choses bio finalement dedans ; l'installation du modem sans trop de soucis ; le boulot qui est presque impossible sur la dernière heure tellement il y a de collégiens, cong ; un peu de correction pour le jeu de rôle que je dois relire et qui mange le temps que je devrais consacrer à mes vidéos.
J'ai juste oublié de noter mon rêve de ce matin, toujours avec l'eau, mais plus dans les îles, toujours avec cette histoire de montée rapide, rapide, rapide...
Et une grande tristesse parce que je hais ce connard de froid et une tristesse encore plus grande parce qu'il faudrait qu'il soit là encore longtemps, bon sang, même si ça ne sera pas le cas.
Fin de la banquise, fin des ours blancs, fin de plusieurs écosystèmes et des hommes qui méritent bien de crever, les cons.
Journée qui finit misanthrope. Mais c'est difficile de faire autrement quand on voit à quel point on est cons.
Journée qui pourrait finir avec l'envie de faire des portraits de gens, tellement l'émotion était palpable dans ce que j'ai discuté avec la dame de la cantine du don du sang.
Journée qui pourrait finir militante parce qu'outre essayer d'agir pour sauver cette planète, il faudrait qu'on soit plus nombreux à donner notre sang.

jeudi 15 octobre 2009

Le mec en haut de la montagne.

1 heure 10, le 15...
Je revois les montagnes, la maison en bois, un chalet, peut-être, de vacances. Je revois la mer et les océans qui montent, qui montent et moi et cette femme, seuls survivants. Je vois ensuite les autres survivants. L'eau a coulé, une vague a emporté nombre de gens mais il en reste encore beaucoup, pour reconstruire. Je suis en haut d'un rocher au dessus de l'eau, je roule sur des routes de montagne qui pourraient être proches des Rocheuses américaines...
J'ai survécu aux menaces, je fais partie de la race des résistants. La donne, les donnes ont changé et alors ?
L'eau est nourricière, elle n'a fait que son travail. Ceux qui sont morts ont été sacrifiés pour cette planète, pour un avenir meilleur.
-Houuuuuuu. Et sinon, à part rêver t'as fait quoi de beau aujourd'hui ?
Continuer à relire "Bloodlust" édition métal pour les éditions John Doe, aller au boulot, aller au théâtre pour constater que les quelques nouveaux qui sont là rajoutent à la dynamique de groupe.
- Combien de nouveaux ? Vous êtes combien du coup ?
S'ils restent tous jusqu'au bout, ça nous fera en tout (et sans garantir l'orthographe) : Axelle, Marie, Charline, Caroline, Cécilia, Sabine, Clarisse, Philippe, Alexandre, Johan, Rafael, Jehan, Stan, Fanny, Annie, Véronique. Et je cesse d'être le plus grand du groupe.
- Mais tu restes le plus vieux, eh eh eh.
Hé, faut bien avoir un privilège qu'est-ce que tu veux.
- Tu vas au casting demain ?
Ouais, un casting pour un film, c'est cool, ça se refuse pas. Mais vu le nombre de personnes qui auraient pu y aller, va falloir sacrément avoir la gueule désirée pour être pris. Mais bon... De toutes les manières, je ne suis qu'à mi-temps à El Qantara. C'est pas dur de choisir de prendre un ou deux jours en dehors du travail et d'avoir également le droit de travailler en plus de ce fichu mi-temps.
- C'est quoi comme film ?
Je sais pas. Je regarderai ça demain matin avant d'aller en ville.
- Eh ben c'est du beau.
Pas aussi beau que le paysage, hier soir, dans les montagnes, alors qu'une partie du monde s'éteignait pour laisser de la place au renouveau.

mercredi 14 octobre 2009

Le gars...

2 heures 15, le 14...
Cette nuit j'ai rêvé que j'approchais la fille que j'ai aimé en secret pendant plusieurs années de ma scolarité ou en tout cas, si ce n'était pas elle, ça tenait de ça et que je l'embrassais.
J'ai aussi rêvé que j'étais magicien et capable de faire certains tours sur scène. Certains encore avec des trucages parce que mon don n'était pas assez important encore mais qu'il était en train d'évoluer très vite au contact de la scène et de la griserie qu'elle provoque.
Etre magicien. Mon seul rêve de gosse.
Faire reconnaitre qu'on aime une personne, oser. Peu importe si on se prend un non dans la gueule. Serenella Bonino qu'elle s'appelait.
Je viens de faire une p'tite recherche sur Google, j'ai retrouvé ce que j'ai écrit sur elle et je sais qu'elle travaille à la poste en Nouvelle Calédonie. Marrant.
Je reviens à la magie.
Qu'est-ce qui m'empêche maintenant, finalement, d'être magicien ? Puisque j'y crois ?
Hu ?
Shazam.
Ce soir, je vais être le roi de la scène.
Et demain, une vedette, c'est sûr...
- Dans tes rêves ?
Et alors ? Si mes rêves sont plus vrais que la vie, hein ? Et alors ?

mardi 13 octobre 2009

Le président et moi...

1 heure 18...
Etant donné que j'ai expédié de la "chance" au président, suis-je en droit de râler quand je perçois dans les médias qu'il a l'air de faire un peu le con sur certains sujets ?
Bien sûr que non. Ou bien sûr que oui.
Mais peut-on reprocher à un père de vouloir nommer son fils ? Hein ? Est-ce que ça ne se produit pas dans tous les corps de métier ? Le fils qui prend le chemin du père.
J'aurais voulu être marin, par exemple... Est-ce que ça n'aurait pas été plus facile pour moi de trouver du travail en tant que matelot sur le bateau qu'aurait dirigé mon père ? Sincèrement...
Bon, bien sûr, la plus grande place d'affaires en Europe à un mec de 23 ans, même s'il est déjà conseiller général... Huuu.
C'est sûr que c'est pas le même calibre. C'est sûr que ça fait râler. Mais est-ce que la chance que j'aurais voulu transmettre au président ne serait pas pour son fils dans l'absolu ?
(Eh eh eh eh).Ah le fantasme d'une dynastie absolue.
Ce qui est fascinant chez Nicolas Sarkozy, c'est qu'il se branle de certaines conventions et ne fait finalement pas les choses en douce. Ouais, il y a quand même une dose certaines de népotisme, ouais, c'est un mec imbu sur plusieurs aspects de sa personne et qui doit souffrir du frisson des grandeurs. Mais et alors ?
Encore une fois, je ne vois aucun mec de gauche actuel capable de faire mieux et je ne vois qu'un seul Barack Obama dans le monde, même s'il est sacrément dans la merde dans ce pays rongé par le capitalisme outrancier.
- Qui t'aimerais voir comme président au final ?
Sarkozy, c'est pas con qu'il soit parvenu à arriver là dans ses travers, dans la manière dont il a accueilli du monde ou dans ses actions volontaires, ça change certaines couleurs et certaines donnes. Mais pour la prochaine fois, un mec comme Nicolas Hulot, pourquoi pas.
Et qu'est-ce que j'aurais aimé voter pour un gars comme Coluche, pitin.
- Mais au final, j'ai pas bien compris, tu te fous de la gueule du président ou pas ?
Je pense que c'est trop complexe ce qui se passe autour d'hommes qui ont atteint cette sphère du pouvoir. Très, très honnêtement, il m'intéresse plus que les deux précédents parce que je n'aimais pas du tout Mitterrand et que ma sympathie pour Chirac se limite à son apparent côté proche des français. Là, avec Sarkozy, on a un mec qui a le fantasme de la reconnaissance absolue, le désir d'être au sommet et de rester. Et ça, je peux comprendre. C'est un fantasme qui est en moi aussi. Et au nom du fait que des gars arrivent à oser, faire et réussir, moi, je reste intéressé.
Et puis il y a certainement le fait que tout le monde lui tire dessus. Ouais, les médias, ils auront beau dire ce qu'ils veulent, je vois au boulot ou à l'hosto, Sarkozy il n'est pas apprécié et il est surtout - et ça, ça me rend dingue - trop facilement moqué sur son apparence physique ou sa taille.
Ce qui est la chose au monde ou une des choses au monde qui m'est la plus insupportable.
Je déteste que les gens soient cons au point de juger sur l'apparence ou de penser que se moquer du physique de quelqu'un c'est de l'humour. C'est pas de l'humour. C'est de la merde. De la pure méchanceté de merde larvée et corruptrice.
Qu'on se foute d'un apparent népotisme, c'est autre chose. Mais qu'on oublie pas que finalement, bon, à une autre échelle, certes, c'est ce qui se pratique depuis des éons, depuis que l'homme à des fils.

lundi 12 octobre 2009

Chroniques Donjons et Dragons 38

Je le mets aussi en lien ici. Parce que. Na.

Lorsque pleurent les anges

1 heure 56, le 12
Est-ce que pour autant les démons rient ? Hein ?
- Hé, j'en sais rien, moi... Je ne crois pas aux anges, ni aux démons de toutes les manières.
Alors qu'es-tu ?
- Il y a des tas de choses possibles à être sans forcément passer par le stade ange ou démon. Toi-même tu ne crois pas aux anges et aux démons, non plus.
Je n'y crois pas. Mais imagine. Imagine que je lance un truc comme lorsque pleurent les anges parce que je les ai entendus parler, crier, se plaindre et hurler, là-bas, au loin, leur désespoir.
- Alors il faut que tu trouves ce que "anges" veut dire.
J'aurais plutôt envie de savoir ce qu'il faut faire pour les soigner.
- C'est quand même étonnant qu'on veuille plus facilement soigner la détresse d'un ange que la colère d'un démon.
Parce que ça fait moins peur.
- Toutes les conneries qu'on vient de dire, ça va te servir dans un jeu de rôle ?
Heureusement que tout est possible dans certains jeux de rôle, ça les rend quand même sacrément moins emmerdant que la vie. Cette aprèm, par exemple, c'était sympa de pouvoir rejouer avec Jérôme et Céline avec un personnage que j'aime bien (enfin deux personnages que j'aime bien) surtout que je n'ai pas souvent l'occasion d'être joueur avec Jérôme. Il y a quand même des gens avec lesquels tu as plus d'affinités pour te connecter.
- Ca nous éloigne des anges qui pleurent.
Les anges qui pleurent, c'est pour quand je suis maître de jeu, eh eh eh...
Et paf, le lien vers les chroniques DD38, tiens...
http://www.youtube.com/watch?v=4VEe3Fxf2LY