mardi 7 juillet 2009

Chimio

3 heures 06, le 7
Y avait c'monsieur, qui était ancien directeur d'école à Mayotte et dans des tas d'autres endroits en outremer.
Y avait Gilles, que j'ai aperçu parce que sa porte était ouverte et qui semblait bien souffrir.
Mais je reviens à l'ancien directeur. Pas de bol. Une nouvelle session de chimio alors qu'il devait partir en vacances et le crabe qui se réveille juste pile quand il prend sa retraite.
Pas de bol parce qu'un monsieur vachement cultivé et intelligent mais qui a perdu le sens de ce qu'il devait faire une fois à la retraite.
Fini le travail 14 ou 15 heures par jour, il faut trouver un truc à faire.
Avoir une passion.
Les gens n'ont pas assez de passion.
Et les enfants ne peuvent pas être une passion. Ou alors, les enfants en général. Nos enfants nous quittent. Et s'ils étaient notre passion, quelque chose se déchire alors. Il faut trouver des loisirs pour exister, pour se transcender. Je reste sûr et certain que ceux qui s'occupent et sont heureux vivent plus longtemps que ceux qui s'emmerdent et se font chier.
J'espère que j'ai bien aidé ce monsieur avec qui j'ai longtemps parlé et que mes conseils furent sages.
- Comme d'hab, quoi ?
- Non, pas comme d'hab... Il y a toujours des choses plus poignantes que d'autres.
- Tu connais le nom de ce monsieur ?
- Non. Je sais juste qu'il fait partie de cette catégorie de gens qu'on a envie de connaitre plus profondément pour la clarté de leur regard sur le monde, pour leur lucidité ou pour leur esprit. Pour leur culture aussi sans doute.
- T'es fasciné par les gens qui ont de la culture ?
- Sachant que culturellement, je suis au-dessus du péquin moyen mais que dans les faits, je suis bien en dessous aussi de bon nombre de personnes, oui, j'aimerais être encore plus haut. Ca permettrait de profiter d'encore plus de choses dans la vie. Mais passons.Toutes ces choses en plus ne seraient pas forcément essentielles pour l'être que je suis.

lundi 6 juillet 2009

Sonne la cloche du Nord

3 heures 16, le 6
Sonne la cloche du Nord, le guerrier frémit. Il serre le poing sur son épée.
Sonne la cloche du Nord, le paysan blémit. Il se cache dans son grenier.
Sonne la cloche du Nord, le prince sourit. Il regarde la carte de sa contrée.
Sonne la cloche du Nord, l'évèque prie. Il espère qu'il pourra être sauvé.
Et au loin, au Nord, les clameurs sa uvages montent et les chevaux hénissent.
Et au loin, au Nord, l'homme au masque sombre caresse son crâne lisse.
Et au loin au Nord, l'armée des ténèbres se dresse prête à rentrer en lice.
Et au loin au Nord, ceux qui sont déjà morts se relèvent après leur sacrifice.
Pleurez hommes de peu de foi, tremblez...
Car voici venus les noirs et terribles cavaliers.
Qui raseront vos villages et vos maisonnées.
Avant de boire vos âmes et de vous condamner.
-Combien sont-ils les cavaliers ? Fit l'enfant, inquiet en regardant son grand-père.
-Vingt-huit. Du moins si on ne compte pas l'homme au masque sombre et celui au visage de poulpe.
-Mais qui sont-ils papy ?
-Celui qui n'avait plus besoin de respirer, Celui qui invoquait les éléments, Celui qui avait le temps de t'attaquer deux fois, Celui qui agressait par la force de son esprit, Celui qui faisait un mur de Force, Celui qui pouvait être plusieurs, Celui qui était l'as du corps à corps, Celui qui savait tout, Celui qui savait dominer, Celui qui créait des illusions, Celui qui ne mourait jamais., Celui qui traversait les surfaces, Celui qu'on ne voyait pas, Celui qui appelait les esprits, Celui qui voyait à travers le voile, Celui qui changeait de peau, Celui qui soignait très vite, Celui qui percevait tout, Celui qui voyait dans les esprits, Celui qui se déplaçait où il voulait, Celui qui était l'as du tir, Celui qui était très physique, Celui qui était très spirituel, Celui qui avait beaucoup de chance, Celui qui volait l'énergie, Celui qui volait.
- Et est-ce qu'il y a celui qui volait le pouvoir des autres ?
- Ouais, je t'ai dit qu'il y avait le vampire.
- Et qui sont-ils grand-père ?
- Ceux qui pourraient être les cavaliers de l'apocalypse. Ou les anges venus du ciel pour tous les détruire.
- J'aime pas ces vingt-huit grand-père.
- Personne n'aime jamais ce qu'il jalouse le plus.

dimanche 5 juillet 2009

Vista c'est du caca et fin du rush El Qantara...

2 heures 54...
Vista, c'est de la merde. Ca n'a pas de raison de te supprimer comme ça des pilotes. J'ai récupéré ma web-cam, mais j'en retiens une à tonton windows.
Sinon, j'vens d'finir ma dernière grosse journée des rencontres El Qantara et j'ai trouvé les moyens de me faire un hématome sous cutané au bras gauche en me prenant violemment une barre de fer.
Faut toujours que j'aie un truc qui puisse m'écloper.
J'espère que la douleur passera pour lundi. Je n'aime pas quand je ne fais pas ma gym une semaine, ça brise en partie ma volonté.
- Et t'aimes en avoir ?
- Hé pardi, quand on en a déjà pas beaucoup, faut savoir la conserver.

samedi 4 juillet 2009

Couille verte

3 heures 16...
Ma webcam déconne, rha...
Apparemment elle n'est plus reconnue par mon PC. Enervé.
Je vais vérifier demain si je peux la connecter à d'autres PC. Si ce n'est pas le cas, c'est que je suis bon pour en commander une nouvelle.
Si je peux la connecter, c'est que j'ai déjà une couille bien chiassée sur mon nouveau PC. Entre les deux maux, je ne sais choisir le pire.
Je sens que je vais m'énerver un peu demain.
Sans drame. Mais quand même. A tous les coups je vais devoir ressortir ma vieille web-cam.

vendredi 3 juillet 2009

Second After Shock.

3 heures 37, le 3 juillet...
J'ai revu notre spectacle ce matin, j'ai pu le comparer avec celui que j'ai vu ce soir. Comme l'année dernière, de l'extérieur, je ne peux pas m'empêcher de penser que les mecs du jeudi sont plus pros dans la mise en scène (des trucs plus lourds à gérer en nombre de personnes) et dans le décor. Il y avait plus d'éléments de scènes et j'ai eu la sensation étrange qu'il y avait plus de musique alors qu'ils avaient le droit à moins de pistes sonores que nous.
Ensuite, ce qui est fabuleux, c'est de comparer ce que fait une mise en scène. Deux mêmes textes vus sous des angles différents, ça éclaire vachement sur le travail que représente justement ce qu'on appelle la mise en scène.
Ce soir, le texte le plus comique des gars du jeudi était sans doute le plus lyrique ou poétique des gars du mercredi. Mais il faut dire que le texte dans ce très long passage n'était pas le même selon les groupes. C'est un texte tronqué car il fait près de 17 minutes le jeudi et 10 minutes le mercredi.
Un sacré morceau.
J'ai particulièrement apprécié les différences entre "l'anniversaire" par Clarisse, Philippe et moi et par Cédric, Alexandre et Maud. Pour résumer, le leur était inquiétant et noir alors que le nôtre était plus dans le registre du psychopathe avec des notes d'humour. Mon Goldberg était nettement plus dérangé que l'autre Goldberg mais moins dangereux de prime apparence. Enfin bref. Je parle surtout de ce texte parce que c'est mon préféré dans tout le spectacle avec Phèdre.
Notre "Phèdre" était étonnament notre texte le plus comique de nos textes alors que le Phèdre du jeudi avait sa part de comique presque uniquement dans le jeu des servantes derrière.
Dans l'ensemble, par contre, je ne sais pas comment quantifier le niveau de rire entre les deux spectacles. Je peux qualifier l'applaudimètre par contre, qui fut plus nombreux pour les jeudistes (il y avait plus de monde dans la salle, leur final étant quelque chose d'assez fort dans les remerciements).
Je ne peux pas quantifier non plus la qualité des deux spectacles. Ca c'est propre à ceux qui ont vu les deux.
En live.
Je pense que la semaine prochaine, je me ferai une soirée vidéo pour les revoir tous les deux et comparer.
Je reste juste avec cette impression qu'il y avait nettement plus de travail de mise en scène côté jeudi (les tontons flingueurs était un beau morceau) avec participation de plusieurs personnages dans plusieurs scènes et qu'il y a eu plus d'improvisation le mercredi (où justement, j'ai encore revu mon personnage en le définissant comme une sorte de gros con alcoolique et psychopathe avec parfois ses bons jours).
Mais peut-être est-ce dû au fait que justement j'ai la perception troublée parce que j'ai modifié des trucs en dernière minute et aussi à la sensation également que j'ai que les gars du jeudi sont plus assidus que nous le mercredi (où parfois il y a des absents).
Des bouts de vidéos, dès la semaine prochaine. Zoup la, tagada.

jeudi 2 juillet 2009

After shock

4 heures 11, le 2 juillet...
Hou que c'est bon, que c'est bon, que c'est bon... Une alchimie enfin créée. J'espère qu'on aura l'occasion de faire d'autres dates.
Je n'ai pas de photos du "pestacle", j'espère que certains me les donneront.
Je n'ai que des vidéos. Et elles sont de loin. Mais bon sang, quelle joie d'avoir l'occasion de ,ne pas rester que dans l'instant. De pouvoir revenir dessus, s'analyser. Je dois vraiment avouer que je me suis sans doute fait là l'un de mes cadeaux les plus utiles lorsque j'ai acheté cette caméra. Prochaine étape, un trépied et peut-être une caméra d'un niveau intermédiaire, un peu supérieure.
Mais bref, mais bref, mais bref, très bonne ambiance dans notre petit groupe de 11 et assurément l'envie profonde que ça puisse continuer. Je vais tout tenter pour essayer de garder en partie le lien cet été. Ca va manquer le rendez-vous hebdomadaire, quand même.

mercredi 1 juillet 2009

Le Pestacle, le pestacle, le pestacle

1 heure 49, le 1 juillet
Bon, ben, j'espère que tout s epassera bien.
Personnellement, je me sens détendu après avoir vu des scènes de la "répétition". J'en ai montré à Hervé, je suis assez content qu'une ou deux idées cons que j'ai eues l'aient fait marrer. Je gage que je vais en rajouter deux ou trois autres pour faire rire les gens qui n'auront pas l'occasion de rigoler à tout, quoi...
Bref... Planning des conneries.
"Je peux te l'acheter si tu veux avec tout, le bar, la pharmacie, le petit fleuriste, toute la rue si ça te plait" remplacé par "Je peux te l'acheter si tu veux avec tout, l'hôtel, le Pat'à Pain, le rond point, l'hotel Kyriad, la salle des fêtes, les costumes des gens qui se trouvent là-bas dans la salle en train de nous regarder nous engueuler".
"Si vous voulez savoir la vérité, Weber, vous commencez à me faire mal aux seins" remplacé par la même chose à laquelle se rajoute "et c'est pas facile, vraiment pas facile vu que j'ai un troisième téton".
"Pourquoi vous mettez-vous dans les jambes de tout le monde ?", pouf descente dans le public en touchant des jambes.
"Pourquoi est-ce que vous faites perdre la tête à cette pauvre femme ?", pouf une femme du public désignée.
"Pourquoi obligez-vous cet homme à sortir pour jouer aux échecs ?", pouf quelqu'un du public à qui j'file éventuellement des bonbons ou je saisis un des mecs en coulisse pour l'faire rentrer deux secondes...
" Pourquoi traitez vous cette jeune fille comme la lèpre, ce n'est pas la lèpre, Webber". Blim, facile de choisir aussi une jeune fille dans le public.
" Tu me fais mal, webber, tu me fais mal, surtout à mon troisième tétooooon là, tu joues un vilaiiiin jeu"
Il reste aussi trois opportunités pour moi de lancer des bonbons dans la gueule des gens, comme l'année dernière.
Pendant ma scène du canard à l'orange, où je pourrais lancer des bonbecs.
Après avoir occis le personnage de Clarisse où je soudoierai en partie le public... Chut. Surtout celui qui est de côté droit.
Après avoir sauvé Marie où là je vais raconter une vanne et soudoyer la partie gauche du public et vanner ceux qui se trouvent au fond.
Hou... Plus que quelques heures avant le public.
Frémissant je suis.