lundi 7 mars 2011

Noir, c'est noir finalement, mais tant pis.

Bon.
Bilan des contraintes :
- Pas de jeu sur PC, c'est assez facile. J'y consacre pas plus d'un quart d'heure par jour normalement. Juste pour du tarot et des brutes. Plutôt facile.
- Pas de produits préparés, là, je dois avouer que ce fut beaucoup plus compliqué. Qu'est-ce qu'on entend par produit préparé ? Dans l'absolu, j'ai utilisé des produits préparés (un peu de gâteaux secs) pour faire un crumble et j'ai aussi utilisé des falafel passés de 5 jours pour les mettre dans la pizza et j'ai bien dû les manger pour ne pas les laisser périr.
Les produits préparés dans mon idée, ça concernait plus les choses impossibles à faire à la maison parce qu'on a pas le savoir faire.
Une pizza, je peux faire. Des falafels, nan, parce que la farine de pois chiche ça ne se trouve pas facilement.
Un crumble, je pourrais ne pas prendre des biscuits dedans (une petite partie de mon crumble avec des céréales, du beurre, du miel, de la farine), mais ça ne serait pas la même texture.
Mais bref, de toutes les manières, une semaine encore enrichissante.
On perd trop de temps sur des conneries. Les quelques minutes économisées sur les jeux, je les ai passées avec Basté.
Et on devrait essayer de prendre plus de temps de faire les trucs par soi-même plutôt que les acheter tout faits si on a les moyens de faire les dits trucs.
J'ai conscience que tout le monde ne saura pas préparer un Kouign Amann (je sais) ou des pommes duchesse (je dois avouer que je ne sais pas), mais tout le monde peut savoir préparer une pizza et il n'y a aucun intérêt à acheter des macaronis aux fromages déjà tout préparés.
Retrouver le sens des choses et de pouvoir doser la quantité de ce qu'on va acheter de l'industrie agro-alimentaire, déjà tout fait, tout préparé.
Cette semaine, je tente la semaine du sans l'impossible. Ca ne sera pas sur 5 jours. Mais sur un jour pour chaque chose, à voir si je prolonge sur 5 semaines de 5 jours ensuite.
Ces choses sont du domaine de l'impossible pour moi : fruits, fruits sec, laitages, boissons chaudes et gluten.
Impossible de me passer de ça au cours d'une journée. Je ne l'ai jamais fait de ma vie je crois. Jamais.
Pas une journée sans ces cinq ingrédients.
On verra.
Et pour la contrainte sociale, ça sera sans gros mots.
Ce qui risque d'être dur.
Basté meurt cette semaine. C'est certain.
Noir, c'est noir, parfois. Vraiment noir.

samedi 5 mars 2011

Au Clair de la Lune (sarkosée et mal chantée :))

Rha... 2000 visites en un peu plus d'un mois, j'ai battu mon record. Surtout pour un truc que je voulais refaire, mieux chanté.
Pas de jeu de rôle ce soir du fait de bugs divers dont un mauvais état de santé pour la tendre et chère de mon pote Hervé et du fait aussi du désir de ma femme de rester à la maison surveiller sa Basté en train de s'en aller.
Je posterai une autre vidéo demain, tiens.
Mais en attendant, Nicolas, c'est vrai que ça m'arrangerait d'avoir des sous. Je voudrais bien m'acheter un netbook.
Et oui, sinon, j'ai pu réparer mon chauffe-eau tout seul mais il n'empêche. La visite annuelle du chauffagiste, je l'ai maintenue.

Plus de pression.

Je vais faire dans le laconique.
Plus d'eau chaude, plus de pression. Faut appeler le réparateur, femme.
Tu risques d'être levée avant moi.
Son numéro est sur la chaudière.
Hum.
Espérons que la chaudière tienne encore quelques années. C'est cher ces machins là.
Bref.
Comment est-ce que je vais prendre ma douche du coup ?
Si le mec doit mettre plusieurs jours à venir, faut appeler, bien sûr, quelqu'un d'autre.
Je ne crois pas que ça soit raisonnable de faire son petit plombier chauffagiste par internet.
Quoique.
On peut fabriquer des bombes avec internet. Alors, hein...

vendredi 4 mars 2011

Blues de toi.

J'ai vécu un des moments les plus tristes de ma vie ce matin. Un moment très court, fugace, mais atrocement déchirant lorsque j'ai vu Basté se casser la gueule avec les coussins et la couverture de la chaise sur laquelle elle tentait de grimper.
Toute la misère du monde concentrée en une demi-seconde de chute d'une vieille chatte malade, pas si vieille en plus.
Une micro-seconde qui fait oublier les millions de morts provoqués chaque année par les marchands de poisons ou les décideurs gros enculés qui plongent des gens dans la famine.
Un chat n'est rien, c'est sûr.
Mais si l'on considère qu'on est toujours le centre de son univers, c'est différent.
Des millions de victimes ici ou là dans le monde ne m'affecteront pas autant que cette micro-seconde.
Pourquoi ?
Parce que Basté est à la périphérie du centre de mon univers et qu'elle en était le centre au moment où elle s'est cassée la gueule.
Et que Basté m'a appris quelque chose : on devrait tous plus apprendre à vivre en sachant qu'on est le centre de l'univers et qu'on est tous connectés. Parce que finalement, le centre, ça doit être quelque part le même pour tous.
On vient tous du même endroit, pas vrai ?
Le blues, j'aurai de toi Basté. Le blues du centre de l'univers. Mi fa sol, sol, si, la do ré, mi, sol sol, fa mi.

jeudi 3 mars 2011

Lettre à Thomas.

Ca ne sera pas long.
Je n'ai pas lu encore ta dernière lettre qui s'est retrouvée quelque part sur mon bureau et qui a glissé.
Les nouvelles du front, comme on dit...
Pas assez d'argent pour partir aux Etats-Unis, vraiment pas assez d'argent.
On repart donc en Ecosse. En Ecosse, on a les sous tout juste.
Une chatte, ma vieille chatte nommée Basté qui est en train de mourir, maladie des reins (Kidney's Failure), ce n'est pas facile.
Il nous restera trois chats : Shiva, Horus et la toute dernière, Kilda. Les deux derniers ont été recueillis dans la rue.
Le taux de fer dans mon sang qui remonte, j'ai pu à nouveau donner du sang, ce qui est plutôt agréable quand on y songe.
Le théâtre. Je t'ai déjà dit que ma femme et moi, on joue au théâtre. Mi mai, on jouera les 10 petits nègres (Ten little indians) d'Agatha Christie. C'est un plaisir relativement sans nom que de monter une pièce de théâtre en entier. Il va falloir que je travaille beaucoup pour réviser tout le texte. Ma femme aussi. On a tous les deux beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de répliques.
L'impatience. Je suis déçu comme je te disais de ne pas avoir les sous pour les Etats-Unis, mais qu'est-ce que j'ai envie de repartir dans un pays où on parle uniquement anglais.
Je voudrais avoir l'occasion et les moyens de vivre plusieurs mois dans un pays où se pratique la langue d'albion, que veux-tu. Histoire de combler toute mes lacunes.
Et sinon ?
Ma femme se lasse de plus en plus de son travail dans le transport. Pas facile de travailler avec la tonne d'abrutis qu'elle doit parfois côtoyer.
Je suis toujours employé à mi-temps (part time job) dans l'aide aux devoirs pour les enfants. C'est bien d'avoir ce demi-salaire en plus.
Une épiphanie récente sur une de mes passions. Je me suis rendu compte que dans un truc que je collectionnais, le jeu de rôle (roleplaying games), il y avait plus de choses anciennes que de choses nouvelles qui m'intéressaient.
Mes excuses pour en pas avoir écrit avant. La tête bien ailleurs dans des questions de santé personnelle (mon anémie, des doutes, des dépendances), la santé de ma chatte (qui va bientôt mourir), la santé du travail (la crise n'est pas propice à rester en place), des projets personnels (vidéos, etc...)
Quand je songe aux Etats-Unis, je ne peux m'empêcher de songer à pouvoir gagner de l'argent, assez d'argent, pour me payer plus qu'un voyage par an.
Trois, ça serait parfait.
Il nous reste l'Irlande à découvrir, la Nouvelle Zélande aussi et plein d'endroits en Angleterre, Amérique et Australie.
Le japon également et certains pays d'Asie. Et bien sûr toute l'Europe ou presque.
Pas assez pour une vie sans le sou.
Pas assez pour la vie de la plupart des gens qui n'ont pas les sous.
Voyager, voyager, partir, s'envoler. Découvrir. Oui, je me languis de cela.

Salut Thomas.

mercredi 2 mars 2011

La responsabilité

A la convention, la dernière, s'entend, aux griffons quoi, je me suis rendu compte de deux ou trois choses...

On me réserve une table.
Une dédicace faite à mon égard résonne comme un compliment qui confine à sérieusement redonner le moral.
J'ai parlé à des gens qui avaient vu ma vidéo de Basté et à quelqu'un qui a retrouvé un pote grâce à une de mes vidéos.

Et là, je me dis.
Hou.
Depuis le temps que je fais des trucs, même si ce n'est parfois que une (ma femme), deux, ou quelques personnes qui me suivent, je ne puis pas me laisser aller.
Peu ou beaucoup, c'est la même chose quand ça reste abstrait, là, derrière mon couillon de PC mais que concrètement, j'ai parfois des retours.
Alors, je promets d'essayer de faire plaisir à Gaël le Forgeron qui a trouvé qu'il aimait moins les derniers trucs que des précédents.
La folie doit revenir.
La Folie, ce sont les portes de la raison.
Merci donc à ceux ou celles sans qui je ne saurais comment occuper deux heures de ma journée et sans qui, eh bien, je ne pourrais pas accomplir un besoin impérieux et nécessaire sur la pyramide de Maslow.
Bref.
Garder le cap. :)

mardi 1 mars 2011

28 fois 5, semaine 6 ou 7 ou 8

Pas d'édulcorant, pas trop dur. Je m'en passe en mangeant du sucre et j'ai moins de crash.
Par contre, sans parler de politique, je pense avoir échoué.
Je peux tenter de recommencer. Mais ça relève du plus impossible que le temps quand l'actualité comme ce qui se passe en Lybie est chargée.
Je pourrais tenter une semaine sans prononcer le mot chat ou sans gros mot également pour compenser.
Mais là, non, je vais me livrer à sans jeu sur le pc et sans plat préparé.
Nan, pas de muesli, c'est préparé.
Nan, pas de café au lait dans une machine, c'est préparé.
Nan, pas de soupe en sachet, de gâteaux du magasin, c'est complexe et préparé.
Qu'est-ce qui se passe si on achète comme dans le temps que les choses simples ?
Il y a tant de trucs qu'on ne sait plus faire et qui seraient faciles à faire pourtant.

Quoi ?
Je ne parle pas de ma convention, de Basté, des effets plus en avant du manque en édulcorant ?
Je crois que ne pas prendre d'édulcorant jouer très légèrement sur la mémoire des rêves et permet de décrocher plus facilement du sucre.
Une semaine sans sucre, ni édulcorant il va falloir que j'essaye. Sauf en ce qui concerne bien sûr les fruits secs.
Je redoute la semaine sans gluten ou sans produits animaux, tant qu'à faire.
Mais on verra.

Sinon :
- Excellente convention, totalement sublime.
- Excellente idée d'avoir fait jouer les dix petits nègres avec les twists de contexte et d'historique.
- Excellente chose que ma femme ne soit pas restée seule ce week-end.
- Excellente mise en train que le train pour lancer la machine au niveau de l'apprentissage du texte de la pièce de théâtre.
- Excellents rapports de synchronicité dans des petites choses que je dois creuser. Creuser profond.